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La Vie immobilière N° 18Paru le dimanche 1 juin 2008 à 00h00

Petits immeubles à rénover


Si des programmes neufs émergent çà et là, des immeubles défraîchis ne demandent qu'à être refaits pour assurer une bonne rentabilité locative.

Ce qui frappe dans la capitale de la Lorraine du Sud, c'est le nombre de petits immeubles anciens à vendre. Ainsi, près du faubourg d'Ambrail, un bâtiment comprenant deux studios, un F3 et un F4, avec garage et dépendances et 200 m2 de terrain, est en vente à 230 000 euros. En centre-ville, rue du Doyenné, un duplex et deux F1 loués 340 et 296 euros par mois sont à céder pour 134 000 euros. A Epinal nord, un bâtiment de type F2 avec travaux est affiché à 130 000 euros. La rentabilité de ces produits est de 7 %. Ils restent intéressants pour des petits investisseurs peu fiscalisés ou des primo-accédants qui vont en habiter une partie et mettre le reste en location.

Clientèle extra-départementale

« Les propriétaires préfèrent se séparer de ces logements par lots plutôt que un par un, afin de pouvoir disposer rapidement de leur patrimoine. Quand la rentabilité se situe seulement autour de 5 %, ils veulent s'en débarrasser », constate Monique Laurent, chargée des transactions chez Gestrim Lamy. Pour Hervé Poirat, gérant de l'agence Apostrophes, « les propriétaires revendent pour investir dans d'autres types de produits, et les acquéreurs sont frileux parce que le marché locatif est tendu. Pour assurer 9 % de rendement dans l'ancien, il faut une réfection parfaite : cuisine équipée, douche balnéo, éclairage agréable et bonne isolation thermique et phonique ». Des investissements que la population locale, dans ce département de tradition ouvrière, a du mal à faire, ayant une capacité d'emprunt moyenne de 150 000 euros. Vendus aujourd'hui entre 1 000 et 1 500 euros en moyenne le mètre carré, ces biens pourraient voir leur prix baisser encore et séduire à terme une clientèle hors département, puisque Epinal est maintenant à deux heures de Paris en TGV. Côté équipements, certains parient sur la construction de la bibliothèque multimédia rue Saint-Michel, à côté du Parc des expositions, pour que les rénovations d'appartements et d'immeubles anciens se fassent enfin. Et qu'un quartier renaisse.

Quant aux amoureux des maisons, ils peuvent en trouver autour de la préfecture des Vosges, dans les rues des Soupirs, des Epinettes ou de Bellevue. Mais là, le ticket d'entrée est de 300 000 euros. Les moins fortunés se dirigeront vers le quartier Saint-Laurent, l'un des moins chers de la ville. Une habitation mitoyenne de 100 m2 avec deux chambres et un jardin s'y négocie 102 000 euros, soit 1 000 euros le mètre carré

Alexandra Da Rocha

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