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Prix immobiliermercredi 30 janvier 2013 à 14h37

Crédit Agricole ajuste ses prévisions immobilières


Les prix devraient s'ajuster un peu plus fortement en 2013 qu'en 2012Les prix devraient s'ajuster un peu plus fortement en 2013 qu'en 2012 (©dr)

La Banque Verte anticipe une baisse de 5 à 6 % en moyenne des prix des logements anciens en 2013.

(LaVieImmo.com) - Le Crédit Agricole maintient sa prévision d’« une correction graduelle et probablement assez longue » de l’immobilier français. Olivier Eluère, corédacteur en chef des études économiques du groupe bancaire, estime qu’après une baisse de 3 %* en 2012, les prix des logements anciens devraient reculer de 5 à 6 % supplémentaires cette année. Soit un repli cumulé de 8 % entre fin 2011 et fin 2013, moins marqué qu’escompté à l’automne dernier.

« Nous n’avons pas modifié nos prévisions pour 2013, mais la baisse de la fin de l’année 2012 n’a pas été aussi forte que nous l’avions estimé, précise l’économiste. Pour l’instant, les prix résistent à la baisse du fait de la faiblesse de l’offre de biens disponibles. Une partie des vendeurs potentiels hésitent à vendre et préfèrent se retirer du marché plutôt qu’accepter des baisses de prix et risquer de tomber sous le coup du durcissement de l’imposition des plus-values à la revente. Mais cette situation ne peut durer qu’un temps, et ces vendeurs finiront bien par s’ajuster ».

Une baisse modérée

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Le mouvement devrait cependant être modéré, l’ajustement en cours restant « avant tout d’ordre conjoncturel ». Fidèle à son argumentaire, Olivier Eluère rappelle que si le marché pâtit de la forte détérioration du contexte économique général et du durcissement des règles fiscales (réduction de l’abattement sur les plus-values, plafonnement des niches fiscales…), il bénéficie toujours de « fondamentaux favorables ». Ainsi, le désir d’accession à la propriété, la pression démographique et l’effet « valeur refuge » de la pierre devraient-ils continuer de jouer leur rôle de « moteurs structurels habituels de la demande ».

En termes de volumes de vente, l’économiste table, toujours dans l’ancien, sur 700 000 transactions en 2012 (-15 %) et 630 000 environ en 2013 (-10 %).

*en glissement annuel, de décembre 2011 à décembre 2012

Emmanuel Salbayre - ©2014 LaVieImmo
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  • 1 Reco 31/01/2013 à 09:43 par jacques51

    Beaucoup de vendeurs ont retiré leurs biens de la vente dans l'attente de jours meilleurs , promis par certains pro, et par d'autres observateurs. Malheureusement ces jours meilleurs ne viendront pas, dans un marché qui s'est retourné, le pire est à venir.

  • 3 Reco 30/01/2013 à 15:08 par Fredb

    "Ainsi, le désir d’accession à la propriété, la pression démographique et l’effet « valeur refuge » de la pierre devraient-ils continuer de jouer leur rôle de « moteurs structurels habituels de la demande »"

    Si la baisse des prix (déjà fortement à l'oeuvre en 2012 dans certaines régions) persiste, le désir d'être propriétaire (comprendre "endetter sur 20 ans ou plus pour perdre de l'argent) et le concept valeur refuge ne va pas faire long feu. Va falloir trouver d'autres attrapes pigeon.

    Quant à la démographie, ou dit autrement, la fameuse PÉNURIE, les études désinteressées ont déjà laminé cet argument.

    L'immo ne tient plus que dans l'imaginaire des français, c'est déjà la fin.