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Prix immobilierPrix immobilierjeudi 23 juillet 2015 à 13h45

Encadrement des loyers : les propriétaires ne désarment pas


Les bailleurs étudient "les voies de recours possibles" contre l'encadrement des loyers
Les bailleurs étudient "les voies de recours possibles" contre l'encadrement des loyers
Les bailleurs étudient "les voies de recours possibles" contre l'encadrement des loyers (©dr)

L'UNPI monte au créneau contre le dispositif qui sera opérationnel dès le 1er août à Paris. Le groupement de bailleurs dit étudier «  les voies de recours possibles » notamment contre le décret qui plafonne les loyers.

Après la Chambre des propriétaires, au tour d'un autre collectif de bailleurs, l'Union des propriétaires mobiliers (UNPI) de monter au créneau contre l'encadrement des loyers qui interviendra dès le 1er août à Paris. Dans le viseur du groupement, qui « étudie les voies de recours possibles », le décret du 25 juin 2015 établissant les loyers médians que les bailleurs devront respecter. Mais sans surprise, l'UNPI cible plus généralement la réglementation des loyers mise en place par la loi Alur.

« Il apparait que les critères retenus (secteur géographique, nombre de pièces, époque de construction, caractère meublé ou non de la location) seront notoirement insuffisants pour fixer les loyers en tenant compte des caractéristiques réelles des immeubles, de leur état d’entretien et de leur niveau de standing », explique le groupement dans un communiqué.

Les investisseurs pénalisés ?

Pour les propriétaires, « cette fixation administrative des loyers aura donc à terme pour effet de dissuader les bailleurs actuels d’exécuter des travaux d’amélioration, notamment en ce qui concerne la performance énergétique ».

Un avis partagé par la Fédération nationale de l'immobilier (Fnaim), qui estimait pour sa part début juillet qu'il était inutile désormais d’investir dans des travaux d’entretien «  qui ne seront plus valorisés dans le montant du loyer ».

L'UNPI juge qu'en conséquence, les futurs investisseurs seront « largement dissuadés d’investir dans un secteur réglementé de façon aussi complexe, ce qui va provoquer une réduction brutale du parc locatif privé à Paris ».

André Figeard
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  • 0 Reco 27/07/2015 à 18:53 par franckblack

    encadrement ou pas de toute façon les loyers baissent...

  • 0 Reco 23/07/2015 à 19:02 par MisterHadley

    En 2017, avec le prochain Président, cette anomalie sera vraisemblablement annulée.

  • 0 Reco 23/07/2015 à 18:32 par sentury23

    Les loyers baisseront de plus en plus vite, mais les prix de l'immobilier aussi, donc c'est acceptable et normal.

    Le chômage est toujours élevé (voir même en augmentation).
    Les emplois sont toujours précaires.
    L'indice de tension immobilière (iti) est toujours proche de 0,4.
    Il y a toujours 2,5 vendeurs par acheteur en France.
    Le papy-boom (qui durera 30ans) va empirer cet indice "iti".
    Les retraités fuient toujours la France pour le Portugal et la Thaïlande etc...
    Les loyers baissent et les taxes augmentent ( 20% d'ici 2017).
    Pour vendre aux enchères un bien immobilier, il vous faudra prendre RDV 12 mois à l'avance chez le notaire, tellement ils sont débordés de telles demandes.
    La rentabilité locative est plus que jamais en berne.
    Les investisseurs fuient l'immobilier en masse, engorgeant d'autant plus l'offre, face à une demande toujours aussi faible.
    La conjoncture est moins bonne qu'en 1998, et il est probable qu'on assiste à un retour aux prix de 1998.
    De plus en plus de gens ont besoin de garder leur mobilité pour s'adapter au marché du travail. C'est incompatible avec le fait d'être proprio.

    Ajoutez à cela qu'une augmentation de 1% des taux d'emprunts entraîne mécaniquement une baisse de 15% des prix des vendeurs. Un énorme manque à gagner pour eux.

    Chacun de ces arguments est suffisants pour justifier une baisse de l'immobilier, alors en cumulé... Il n'est pas du tout exclu d'assister à une vente panique et à un retour aux prix de 1998-2000 d'ici pas longtemps.

    Il ne fera pas bon d'être propriétaire durant l'éclatement de la bulle immobilière.

    (Et en plus, proprio, c'est la galère. C'est frustrant de subir les changements de loi.)

  • 1 Reco 23/07/2015 à 15:08 par Sylvester

    Eh bé, pas trop tôt ;)


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