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Prix immobilierPrix immobiliermercredi 22 juillet 2015 à 11h40

Immobilier ancien : la baisse des prix encore jusqu'en 2016 ?


Les prix dans l'ancien pourraient baisser encore jusqu'en 2016
Les prix dans l'ancien pourraient baisser encore jusqu'en 2016
Les prix dans l'ancien pourraient baisser encore jusqu'en 2016 (©dr)

Le Crédit Agricole envisage un recul des prix de 2% dans l'ancien sur l'année 2015. Une tendance qui devrait se poursuivre l'année prochaine...

(LaVieImmo.com) - L'immobilier ancien est en voie de « stabilisation ». C'est le diagnostic d'Olivier Eluère, économiste du Crédit Agricole, dans sa dernière étude de marché, qui préfère ne pas parler de « reprise ». Quoi qu'il en soit, la banque n'exclut pas de nouvelles baisses de prix à venir, bien que légères : d'abord -2% dans l'ensemble sur l'année 2015, et encore -3% en 2016. Ce qui aboutirait néanmoins, sur la période 2011-2016, à une baisse cumulée des prix de l’ancien de 12%. Côté ventes, pour les prochains mois, « les volumes de transactions seraient en légère hausse en 2015 dans l’ancien et en faible repli en 2016 », prévoit le groupe.

Les taux de crédit, qui ont imprimé une légère baisse au premier trimestre selon l'Observatoire Crédit Logement, joueront sans surprise un rôle déterminant : « à très court terme, le risque de remontée débloque certains projets et stimule les ventes ». Mais leur remontée quasi-certaine sur une période plus longue pourrait contribuer « à un certain attentisme et un tassement des ventes dans l’ancien ».

« Reprise » dans le neuf

La situation devrait être tout autre dans le neuf, où cette fois le rebond est au rendez-vous, même si l'expert ne livre aucun pronostic de prix dans le secteur. Les ventes devraient néanmoins afficher +10% en 2015 et +5% l'année suivante, selon la note. La banque y voit notamment l'effet du plan de soutien du gouvernement pour le logement neuf, effectif depuis début 2015 : l'élargissement de l’accès au PTZ d'une part, la mise en place du dispositif Pinel, qui contrairement à son prédécesseur, le Duflot, séduit les investisseurs. Sans oublier enfin l'abattement de 30% sur les plus-values de cessions de terrains, qui durera encore jusqu’à fin 2015.

>> Retrouvez les prix au m² ville par ville, partout en France

Léo Monégier - ©2016 LaVieImmo
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  • 0 Reco 25/07/2015 à 20:54 par sentury23

    Le gouvernement veut crever vite fait la bulle. En effet, après un retour aux prix normaux (comme aux années 2000), la compétitivité de la France sera à nouveau possible. La croissance sera alors envisageable. Mais c'est malheureusement impossible pas avant.

    C'est pour cela que le gouvernement va pousser vers le bas les prix de l'immobilier. Et, au long terme, il a bien raison. Il ne gachera pas trop d'argent du contribuable, car il a déja vendu beaucoup des biens de l'Etat (on l'a accusé de brader, mais en vue de l'éclatement de la bulle, c'était plutôt des bons prix).

  • 0 Reco 23/07/2015 à 10:42 par Ancien199556

    @Emeric_Eveno

    Vous ne pouvez pas nier l’analyse pertinente de Sentury21 avec si peu d‘argument, comme faire un comparatif Paris vs Londre.

    Votre l’argument du manque de logement, depuis 91 on nous rabâche celui-ci pour justifier les prix de l’immo.
    Même en zone tendu comme vous le dites, on trouve des logements vacants en nombre et la quantité de bien à vendre s’accumule.
    Si je veux acheter aujourd’hui, j’ai du choix et du temps. Pas le vendeur.

    Puis le lobby immo force les gens à se lancer dans l’achat avec comme argument « les taux risque de monter, blabla... ». Le président de Century21 a annoncé ici que si les taux montent de +1%, les prix baisseront mécaniquement de -10 à -15% (et c'est prouvé).
    Bon, si les taux montent, le crédit est plus cher, mais en même temps on empreinte moins puisque les prix baisses.

    Message modéré 06/10/2015 à 15:09

  • 1 Reco 22/07/2015 à 17:55 par Emeric_Eveno

    @sentury23

    Il est clair qu'entre une fiscalité de plus en plus pesante et un chômage de masse qui perdure, l'immobilier n'est pas prêt de remonter. Si vous ajoutez à cela une remontée des taux (pas encore d'actualité semble-t-il) je dirais même que la tendance sera baissière sur les années suivantes.

    Mais pourtant je ne souscris pas à votre analyse beaucoup trop pessimiste.

    Plusieurs arguments me viennent à l'esprit :

    En 1998 les prix au M2 à Paris étaient en moyenne autour des 3000€ revoir ces prix là à Paris me semble peu vraisemblable.
    Paris est une ville qui entre en concurrence avec d'autres capitales Londres, New-york et les acheteurs et investisseurs étrangers se positionneront toujours.

    Dernier argument qui me semble le plus important, c'est le manque de logements dans les secteurs dit tendus (Ile-de-France notamment, et autres bassins d'emplois)
    Sur beaucoup de secteurs, la demande est forte et l'offre insuffisante ce qui crée des résistances sur les prix.

    Je pense qu'on ne peut pas penser les prix immobilier en un seul marché, mais qu'il faut penser en différents marchés localisés. Pour exemple il y à de nombreuses villes de province où les prix sont reparties à la hausse depuis le début de l'année (très légère j'en conviens)

  • 3 Reco 22/07/2015 à 13:11 par sentury23

    Le chomage est toujours élevé (voir meme en augmentation).
    Les emplois sont toujours précaires.
    L'indice de tension immobilière (iti) est tourjours proche de 0,4.
    Il y a toujours 2,5 vendeurs par achteur en France.
    Le papy-boom (qui durera 30ans) va empirer cet indice "iti".
    Les retraités fuient toujours la France pour le portugal et la thailande etc...
    Les loyers baissent et les taxes augmentent ( 20% d'ici 2017).
    Pour vendre aux enchères un bien immobilier, il vous faudra prendre RDV 12 mois à l'avance chez le notaire, tellement ils sont débordés de telles demandes.
    La rentabilité locative est plus que jamais en berne.
    Les investisseurs fuient l'immobilier en masse, engorgeant d'autant plus l'offre, face à une demande toujours aussi faible.
    La conjoncture est moins bonne qu'en 1998, et il est probable qu'on assiste à un retour aux prix de 1998.
    De plus en plus de gens ont besoin de garder leur mobilité pour s'adapter au marché du travail. C'est incompatible avec la propriété actuellement.
    Ajoutez à cela qu'une augmentation de 1% des taux d'emprunts entraine mécaniquement une baisse de 15% des prix des vendeurs. Un enorme manque à gagner pour eux.
    Chacun de ces arguments est suffisants pour justifier une baisse de l'immobilier, alors en cumulé... Il n'est pas du tout exclu d'assister à une vente panique et à un retour aux prix de 1998-2000 d'ici pas longtemps.
    Il ne fera pas bon d'être propriétaire durant l'éclatement de la bulle immobilière.


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