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Prix immobilierPrix immobiliermercredi 4 mai 2011 à 16h45

Immobilier : Chronique d'un marché en perte de vitesse


Assistera-t-on à une crise du crédit ?
Assistera-t-on à une crise du crédit ?
Assistera-t-on à une crise du crédit ? (©dr)

L’austérité impacte le marché immobilier européen, notamment avec le durcissement des politiques fiscales et monétaires. Jean-Michel Six, économiste en chef chez Standard & Poor’s, indique dans une étude portant sur le marché résidentiel français, que des « signes » d’un déclin sont visibles.

(LaVieImmo.com) - « On constate des signes de ralentissement dans le marché immobilier résidentiel français, après un rebond spectaculaire en 2010, qui a fait suite à deux ans de contraction », indique l’étude. Pour rappel, les prix ont grimpé de 8,7 % en 2010 en moyenne nationale, à l’exception de Paris, qui a pris +15,7 %. Du côté des ventes, Standard & Poor’s observe une hausse de 25 % par rapport à 2009. Un des points qui ont contribué à garder un marché dynamique est, selon la note, l'existence d'un « déséquilibre structurel entre offre et demande en zone urbaine ». En effet, alors que quelque 500 000 nouveaux logements devraient être produits chaque année pour faire face à la demande, d'après une étude du Crédit Foncier datant de 2006 citée par l’analyste, les mises en chantier se sont contractées depuis 2007. Elles ont notamment perdu 10 % en 2010, ce qui a amplifié la baisse des stocks. Et dans le même temps, la croissance démographique continue, la France comptant plus de 375 000 nouvelles personnes par an…

Interventionnisme utile

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Les multiples interventions de l’Etat dans le logement, tant sur la fiscalité que sur le crédit, ont jusqu’alors soutenu le marché. Ainsi, La déduction des intérêt d’emprunts issue de la loi Tepa de 2007, aujourd’hui disparue tout comme la mise en place du prêt à taux zéro PTZ - mesure phare destinée à favoriser l’accession à la propriété -, ont participé à la reprise. De même, élément cette fois-ci non enclenché par l'Etat, la baisse historique des taux d’intérêt de ces deux dernières années, explique S&P's.

Signes de ralentissement

Or, la tendance pourrait bien s’inverser. Des signes de ralentissement sont aujourd’hui visibles : S&P’s constate qu’une baisse de 3 % des volumes de vente est enregistrée au premier trimestre 2011 par rapport au premier trimestre 2010. Mais surtout, les prix semblent aux aussi en baisse de régime, n'imprimant qu’une légère progression de 0,3 % en moyenne depuis le début de l’année. Du strict point de vue des prix de l’immobilier, le risque à court terme sur le marché n’apparaît pas majeur : l’étude estime en effet que « l’insuffisance des stocks continuera à maintenir le marché ».

Augmentation du crédit longue durée

La donne pourrait être changée par le crédit. La brusque remontée des taux d’intérêt, comme l’a montré l’Observatoire du crédit logement dans son étude de ce mois-ci, s’est soldée par une hausse moyenne de 10 points de base depuis novembre 2010. L’OCDE ayant par ailleurs fait part dans son étude publiée en avril de ses inquiétudes quant à l’existence du bulle du crédit en France. Pour l’expert, le marché apparaît en premier lieu « vulnérable parce que la correction observée durant les années 2008-2009 a été insuffisante à effacer les excès du retournement de la période 1999 et 2007 ». Mais surtout, « le principal risque dans les 12 à 18 mois pourrait provenir d'une rapide augmentation des taux d’intérêt sur les prêts de longue durée, qui sont la pierre angulaire du crédit immobilier français », conclut Standard & Poor’s.

Léo Monégier - ©2016 LaVieImmo
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  • 0 Reco 09/05/2011 à 21:02 par totor

    bof après tout ce sont les français qui font les prix de l'immobilier, pour une fois il n'y a pas à critiquer tel ou tel gouvernement mais se rendre compte de la cupidité de nos compatriotes. C'est pourquoi je ne crois pas à une chute brutale, le français préfère ne pas vendre que ne pas gagner d'argent. C'est ainsi, hélas, à chaque baisse des prix, les stocks se rétractent et les prix repartent.

  • 0 Reco 05/05/2011 à 16:50 par UFFA92

    "L'interventionnisme utile" de l'étât a surtout grandement participé à l'augmention des prix devenus astronomiques. C'est ce que les professionnels appellent "soutenir le marché", c'est à dire solvabiliser artificiellement les acheteurs pour des prix toujours plus hauts. L'immobilier a perdu une béquille (les taux bas), il reste le PTZ + et autres dispositifs de défiscalisation. Sans ces "aides" les prix seraient déjà redevenus plus raisonnables et celà ferait le bonheur des candidats à l'achat. Pourquoi, pour les professionnels, tout frémissement de baisse de prix est ressenti comme une catastrophe ? Ce serait pourtant une bonne chose, non seulement pour les candidats à l'achat, mais aussi pour les propriétaires qui veulent acheter plus grand, bref pour ceux qui font du logement une habitation pour loger leurs familles et non pas un enjeu de spéculation...

  • 0 Reco 04/05/2011 à 18:53 par Trichet

    On sait bien que ça finira par se casser la gueule

    Taux historiquement bas, aides à gogo pour les gogos etc.

  • 0 Reco 04/05/2011 à 18:52 par Trichet

    Immobilier : Chronique d'un marché en perte de vitessen sait bien que ça finira par se casser la gueule.

  • 0 Reco 04/05/2011 à 17:40 par Dadi

    @KlimaXXX: ne serait-ce pas une citation du très grand philosophe François Perusse?
    ^_^

  • 0 Reco 04/05/2011 à 17:30 par KlimaXXX

    Ca va spété la gueul. Cétou


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