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Prix immobilierPrix immobilierjeudi 28 avril 2011 à 09h01

Immobilier : Les Notaires se font plus prudents sur les prix


Prix et variations annuelles à fin 2010 (CLIQUEZ POUR VOIR EN GRAND)
Prix et variations annuelles à fin 2010 (CLIQUEZ POUR VOIR EN GRAND)
Prix et variations annuelles à fin 2010 (CLIQUEZ POUR VOIR EN GRAND) (©Notaires de France / LaVieImmo.com)

Les Notaires de France confirment l’hétérogénéité du marché immobilier français. La note de conjoncture dévoilée jeudi matin laisse entrevoir une poursuite de la hausse dans les grandes villes, Paris en tête, doublée d'« une stabilité, voire une baisse  » dans les zones moins recherchées.

(LaVieImmo.com) - Les Notaires affinent le trait, et confirment la perspective d’un atterrissage du marché immobilier ancien. Atterrissage en termes de volumes tout d’abord, puisque, sans aller jusqu’à pronostiquer « un retour aux niveaux de 2009 » (592 100 transactions), la note de conjoncture dévoilée jeudi matin prévient que le nombre de ventes signées sur l’ensemble de l’année n’égalera pas les 782 000 (+32 %) enregistrées en 2010.

Morosité... et baisse des prix

Côté prix, les estimations avancées en tout début d’année ont été revues en nette baisse, à la lumière des avant-contrats signés au premier trimestre et au mois d’avril. Ainsi, là où les Notaires penchaient en février pour une hausse de 3 à 5 % en province, hors grandes métropoles, ils anticipent désormais « une stabilité, voire une baisse des prix » sur un nombre croissant de marchés « gagnés par une certaine morosité en raison de la baisse du pouvoir d’achat » des acquéreurs. Cela serait même « particulièrement vrai pour le marché des résidences secondaires ou de tourisme, sauf pour le très haut de gamme ».

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Les marchés « les plus recherchés », eux, devraient connaître une augmentation « significative et supérieure à 5 % », tirés par « la rareté des biens à vendre et [la] demande encore soutenue », poursuit la note. On est bien loin des 10 % de croissance anticipés il y a seulement trois mois... Plutôt que d’une révision à la baisse, Pierre Bazaille, président de l’Institut notarial de l’immobilier, préfère parler d’un « ajustement », après prise en compte des données fournies par la base d’avant-contrats. « Cette tendance est d’ailleurs conforme à ce qu’on a pu observer fin 2010 », confie-t-il à LaVieImmo.com. Le gros de la hausse des prix a eu lieu au cours des trois premiers trimestres de l’année, pas au dernier ».

Les 8 000€/m² en vue à Paris

Il n’y a guère que dans quelques grandes villes que la hausse pourrait rester franche. La note cite Lyon, Bordeaux, Lille, ou Montpellier, et bien évidemment Paris, où, « après une petite hésitation en tout début d’année, on a assisté à une reprise des volumes de transactions en mars-avril », constate Me Bazaille. Selon lui, le prix du mètre carré intra-muros devrait franchir le seuil des 8 000 euros avant la fin du deuxième trimestre, en hausse de près de 10 % par rapport aux 7 330 euros enregistrés à fin 2010.

On retrouve le « marché en peau de léopard » évoqué le mois dernier par Laurent Vimont, président de Century 21. Dans un entretien à LaVieImmo.com, le dirigeant du réseau expliquait qu’il n’y avait pas un seul marché immobilier français mais « une somme de micro-marchés, connaissant des variations en dents de scie - prix et volumes de transactions s’ajustant en permanence au niveau de la solvabilité des acquéreurs ».

Trop d’incertitudes

Prudents, les Notaires reconnaissent que le jeu des prévisions est très aléatoire. « A ce stade de l’année, trop d’incertitudes pèsent encore sur le marché pour donner des perspectives », explique la note. Ces « incertitudes », on s’en doute, portent avant tout sur l’ampleur et les répercussions du mouvement de remontée des taux d’emprunt, mais aussi sur l’impact des programmes des différents candidats à l’élection présidentielle de 2012, et sur les effets de l’éventuelle augmentation de l’impôt sur les plus-values immobilières, envisagée dans le cadre de la réforme de l’ISF. « En raison de l’ensemble de ces paramètres, il est actuellement très difficile de faire des prévisions précises au-delà du premier semestre. On en saura plus au cours des prochaines semaines », reconnaît Pierre Bazaille. Le rendez-vous est pris en juillet pour la prochaine note de conjoncture immobilière des Notaires – et peut-être un nouvel abaissement de leurs prévisions.

Emmanuel Salbayre - ©2016 LaVieImmo
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  • 0 Reco 01/05/2011 à 22:14 par Dadi

    Je pense que le nombre de ventes en 2010 et les prix (de fin d'année) sont faussé par la fin des aides type remboursement d'emprunt et le changement des règles pour le scellier en IdF.

  • 0 Reco 01/05/2011 à 19:36 par cancan

    Pas de pénurie sur Paris : s'il y avait pénurie de biens à vendre, les volumes de vente seraient faibles, il n'y aurait rien à vendre. Or, en 2010, il ne s'est jamais vendu autant de biens depuis 2006. Donc, c'est qu'il n'y a aucune pénurie de biens mis en vente. Quand aux acheteurs, c'est essentiellement des petits investisseurs pour du locatif ou simplement des pieds à terre : c'est parce qu'ils paniquent et s'imaginent "sécuriser leur argent dans la pierre" ou "se protéger de l'inflation" qu'ils se collent sur ce marché, irrationnellement, en masse, telles des mouches. Si tenté qu'il y ait un risque inflationniste, ils seraient tout autant protégés en achetant à Strasbourg, à Madrid, à Londres ou à New York. Mais comme dans ces villes ça baisse, ces idiots pensent que c'est mieux de claquer à Paris ... Tout cela n'est que psychologique.

  • 1 Reco 01/05/2011 à 12:12 par Etienne

    Pas de pénurie sur Paris? Soyons sérieux les biens sont rares et on nous propose en plus que des nanards. C'est plus cher qu'il y a un an et en plus c'est moche...

  • 0 Reco 29/04/2011 à 23:00 par cancan

    Aucune pénurie de biens à Paris.
    L'explication d'un professionnel reconnu : « le nombre de transactions est resté le même. il y a bien des appartements à ven- dre mais nous sommes beaucoup plus nombreux à en assurer la distri- bution. on a donc l'impression qu'il y a moins d'affaires et c’est ainsi
    que naît la flambée : si on propose dix biens à un acquéreur, il a le choix, il prend son temps. mais s’il fait le tour de 4 ou 5 agences immobilières et qu’on ne lui propose partout que deux appartements, il se dépêche de choisir pour éviter qu’ils lui pas- sent sous le nez. C'est donc un marché de panique. Hormis cela, les vendeurs ont toujours besoin de vendre, ils font toujours des enfants, ils ont tou- jours besoin de déménager, il y a toujours des mutations, des départs, des décès, des divorces... le marché évolue toujours de la même manière mais notre visibilité se réduit. auparavant, je connaissais mon marché, si j'avais 40 appartements à vendre, je savais exactement ce que j'allais vendre ou pas. maintenant je n'en ai plus 40 mais 10 car, comme mes collègues, j’ai du mal à les trouver ! »

  • 0 Reco 29/04/2011 à 01:24 par Circonspect

    Difficile de se fier à ces "prédictions" quand les banques constatent une baisse des demandes de crédit immobilier. Entre les chiffres effectivement constatés et les chiffres prévus, le choix est vite fait : il n'y a plus d'acheteurs (à 8000 € le m2, on les comprend).

  • 0 Reco 28/04/2011 à 21:41 par pasmanipulé

    en fin de compte est-ce bien éthique que "les notaires" se permettent de faire des pronostics , à la hausse comme à la baisse ??? il me semble que ces gens sont déjà très grassement rémunérés et dotés de multiples privilèges et qu'ils sont tenus à un minimum de devoir de réserve ; maintenant la bulle éclate , leur bizness est compromis , c'est pas eux qui fixent les prix , ce sera ,ENFIN , l'acheteur qui va faire la loi , comme dans tout marché sain qui se respecte .

  • 0 Reco 28/04/2011 à 10:58 par MisterHadley

    Ce n'est pas du tout ce qui est dit, mais bon, c'est habituel, finalement... ;)

    En fait, il semble que l'on aurait pu faire l'économie de cette note de conjoncture puisque ça fait déjà un moment que l'on sait qu'il faudra attendre le T2 2011 définitif pour "projeter"...

    Alors, tout ça pour nous dire que tout n'est "qu'incertitude"... :)

    En bref, à l'ouest, toujours rien de nouveau, quoi...

    Message édité 28/04/2011 à 10:59

  • 0 Reco 28/04/2011 à 10:43 par UFFA92

    S'agissant de "micros-marchés" les pourcentages ne sont pas significatifs même pour l'ile de france. Si Paris et l'ouest de la région parisienne peuvent résister il ne doit pas en être de même pour le reste de l'ile de france. L'euphorie de 2010 semble bien être du passé car nul besoin d'être un professionnel de l'immobilier pour se rendre compte que les prix ont atteint des sommets qu'une majorité de candidats à l'achat ne peuvent plus atteindre...


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