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Prix immobilierPrix immobilierjeudi 24 novembre 2011 à 12h56

Immobilier : Paris et l'Île-de-France ont la gueule de bois


L'immobilier parisien a marqué le pas
L'immobilier parisien a marqué le pas
L'immobilier parisien a marqué le pas (©dr)

Le marché immobilier francilien marque le pas. Le nombre de transactions baisse et les prix, qui ne progressent plus, pourraient rapidement suivre le même chemin. Longtemps abonnée aux hausses de prix de plus de 20 %, Paris elle-même n’échappe pas à la tendance.

(LaVieImmo.com) - Mieux vaut tard que jamais, diront les mauvaises langues… Dans leur dernière note de conjoncture, les Notaires de Paris – Île-de-France reconnaissent que l’activité immobilière, « qui échappait jusqu’à présent à la morosité ambiante, commence à marquer le pas ». Il n’est pas question d’effondrement, mais de volumes de transactions qui se tassent et de prix qui « ont enfin cessé de progresser, après les très fortes poussées de ces derniers mois ».

Tassement des transactions

En volume, les Notaires ont recensé 49 500 transactions immobilières dans la région au troisième trimestre, soit 4 % de moins qu’à la même période de l’année dernière. Le repli est de 2 % pour les logements anciens, qui représentent près de 90 % des ventes du trimestre (44 140), et atteint 15 % sur le segment du neuf (5 370), dont la Chambre constate qu’il « souffre d’un moindre intérêt des investisseurs ».

C’est à Paris que la baisse des volumes est la plus forte (-9 % dans l’ancien, contre respectivement -4 % en petite couronne et +3 % en grande couronne). Une conséquence du niveau très élevé des prix dans la capitale, qui pousse les acquéreurs vers la banlieue.

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Ce mouvement de baisse devrait se confirmer d’ici la fin de l’année voire s’accentuer, le secteur souffrant d’une comparaison défavorable avec les volumes particulièrement soutenus du quatrième trimestre 2010, tant dans le neuf que dans l’ancien. « Il est assez difficile de faire des pronostics sur l’ampleur de la baisse des transactions au quatrième trimestre », indique Thierry Delesalle, président la Commission de conjoncture immobilière des Notaires. « L’annonce du durcissement de la fiscalité sur les plus-values immobilières, fin septembre, a dynamisé les volumes, un grand nombre de propriétaires souhaitant boucler leur vente suffisamment vite pour échapper à la réforme. On estime que 10 à 15 % des ventes réalisées depuis le début du quatrième trimestre l’ont été dans ce cadre. Cela va momentanément tempérer, au moins partiellement, la tendance à la baisse ».

Fin de la hausse des prix

Côté prix, le troisième trimestre a confirmé le ralentissement observé depuis le début de l’année (voir plus bas pour le détail des chiffres dans la région). Tout particulièrement à Paris, où les biens se sont vendus en moyenne pour 8 360 euros du mètre carré, contre 7 020 euros au troisième trimestre de l’année dernière. Soit une progression annuelle de 19,1 %, inférieure à 20 % pour la première fois depuis longtemps. « Nos indicateurs anticipés, calculés sur les avant-contrats, font état d’une stagnation globale depuis le mois de juillet, avec un prix qui oscille depuis autour de 8 300 euros du mètre carré », indique la note de conjoncture. L’avant-contrat précédant la vente d’environ trois mois, les Notaires anticipent une « stabilisation de l’indice des prix dans la capitale au quatrième trimestre 2011 et au tout début 2012 ».

A noter que le baromètre du groupe MeilleursAgents.com, publié sur la base des promesses de ventes de vente passées au mois d’octobre, fait part, lui, d’un prix au mètre carré de 7 975 euros. Censé anticiper les variations des indices des Notaires, l’indicateur MeilleursAgents laisserait donc entrevoir une baisse assez nette des prix plutôt que la stabilisation évoquée par la note de conjoncture de la Chambre.

« Le marché pourrait se gripper »

Sur les perspectives d’évolution des prix, plusieurs scénarios sont jugés possibles, en fonction de l’évolution de l’offre et de la demande de logements. « On sait que l’offre de logements va diminuer dans les prochains mois, ne serait-ce qu’à cause de l’accélération des ventes du fait de la réforme des plus-values immobilières, reprend Thierry Delesalle. Ces biens ont été vendus, ils ne le seront par définition pas l’année prochaine. S’ajoutent à cela les perturbations sur les marchés financiers, qui vont inciter les propriétaires à conserver leurs biens, la pierre jouissant plus que jamais de son statut de valeur refuge. Cela dit, on sait également qu’il y aura moins d’acquéreurs potentiels sur le marché en 2012 qu’en 2011, ne serait-ce qu’en raison de la suppression du prêt à taux zéro [PTZ+] dans l’ancien, qui avait fortement soutenu le marché. Plus généralement, avec des taux d’intérêts immobiliers qui ont plus de chance de progresser que de baisser et des banques qui prêtent plus difficilement qu’avant, le contexte ne sera pas favorable à la demande. L’évolution des prix dépendra de celles de l’offre et de la demande, et de la manière dont elles s’équilibreront ».

A noter cependant que la Chambre, d’ordinaire peu encline au pessimisme, conclut sa note en indiquant que le marché, « déjà fragilisé, pourrait se gripper » si les prix se maintenaient à un niveau élevé dans un contexte de raréfaction du crédit.

Prix des appartements anciens à Paris au 3ème trimestre

Petite couronne : Prix médians des appartements anciens dans les communes les plus actives

Grande couronne : Prix médians des appartements anciens dans les communes les plus actives

Emmanuel Salbayre - ©2016 LaVieImmo
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  • 0 Reco 20/12/2011 à 02:00 par elrico

    La honte, ils ont "légèrement" oublié de dire pour les prix de Neuilly-sur-Seine, alors que c'est une des villes les plus chics, classes et les plus riches de France. Nul.

  • 0 Reco 26/11/2011 à 14:10 par zzzzzzzzzzzzzzz

    "Il faut préciser ici que cette baisse ne sera pas visible avant plusieurs mois dans lindice Insee-Notaires, qui est en décalage de près de six mois avec la réalité Quand tout le monde aura bien intégré le fait que les marchés se retournaient, lindice Insee-Notaires continuera à constater des hausses de prix. La statistique publique est encore loin dêtre à la hauteur des exigences requises."

    Michel Mouillart

  • 0 Reco 25/11/2011 à 22:04 par Marrant

    Les notaires annoncent des avants-contrats en baisse depuis l'été à Paris mais sortent leur super indice qui a plus de 6 mois de retard...

  • 1 Reco 25/11/2011 à 14:08 par Reperage

    Inquiet MisterHadley, huuummm? Aller, un petit lien pour information : http://www.cristal-banque .com/immobilier-les-prix- parisiens-remontent-en-oc tobre/
    A priori, d'après le titre (il semblerait que ce soit que vous lisez uniquement) ça va dans votre sens, cad "l'immo ça ne peut que monter", non? Et non. Lisez bien le texte; aller, pour vous aider je vous donne les phrases à retenir "A Paris, après trois mois de baisse...". Ah, ça ne peut pas que monter? Voyons plus loin : "...Ces événements (augmentation) purement conjoncturels et limités ne remettent pas en cause notre anticipation d’une stabilité ou d’une baisse des prix à Paris". "La banlieue n’a pas bénéficié des mêmes conditions conjoncturelles que Paris. La baisse des prix s’est poursuivie pendant le mois d’octobre".

    Allons Hadley, ne vous inquiétez pas : vos placements judicieux dans une banlieue pleine d'avenir sont à l’abri. Non, je plaisante. Mwouahahahah!

  • 0 Reco 25/11/2011 à 07:53 par MisterHadley

    Bien l'bonjour à vous autres...

    Ne lisez surtout pas les échos, aujourd'hui, et ne regardez même pas sa une..!

    :D

    Et bonne journée, hein...

  • 1 Reco 25/11/2011 à 07:39 par bikin

    111

  • 1 Reco 25/11/2011 à 00:46 par di canio

    "Mieux vaut tard que jamais, diront les mauvaises langues… "
    J'ai arrêté de lire.

  • 0 Reco 24/11/2011 à 22:28 par Manu

    Je n'ai pas dit que l'immobilier s'était écroulé en 2008.
    Tout comme beaucoup sont convaincus que l'immobilier va jamais s'écrouler, beaucoup étaient convaincus en 2008 qu'une banque américaine comme Lehman brothers ne pourrait jamais faire faillite. Qu'une perte de 5 millards par une banque ca relevait plus de la fiction.
    Antoine a raison : l'immobilier a tenu en 2008 grâce à la triplette magique : défiscalisation des intérêts d'emprunt pour la résidence principale, Scellier pour l'investissement locatif, et taux faibles grâce à un OAT 10 ans historiquement bas.

    Et tout ceci se pète la gueule dès le 01/01/2012 (avec l'annonce de la perte du triple A vers Noel).

    Ciao les gonzesses

  • 0 Reco 24/11/2011 à 21:39 par antoine

    "L'immobilier ne s'est jamais "écroulé" en 2008...

    ben merci ptz+ et scellier et taux tres bas......

    maintenant qu'il yen a plus de ces aides stupides , que le triple A va disparaitre, que les taux vont explosé;.... sznif..... adieu immobilier.... snif....

  • 0 Reco 24/11/2011 à 21:15 par Hache et Fer

    Apres le ralentissement de la hausse, on commence a entrevoir le debut de la baisse \o/

  • 0 Reco 24/11/2011 à 20:41 par Comme dirait Mouillart

    "Quand tout le monde aura bien intégré le fait que les marchés se retournaient, lindice Insee-Notaires continuera à constater des hausses de prix. La statistique publique est encore loin dêtre à la hauteur des exigences requises"

  • 1 Reco 24/11/2011 à 18:25 par Zeusinoute

    "Mieux vaut tard que jamais, diront les mauvaises langues… "
    Tout à fait, il est anormal de penser que les prix sont excessivement élevés et devraient revenir à des niveaux tolérables. Je propose même que ce soit puni par la loi.

  • 1 Reco 24/11/2011 à 18:21 par Kraaach en vue.

    @Manu
    Notons que l'immobilier est devenu un produit d'investissement principalement à cause de son statut prétendu de valeur refuge, d'où afflux massif de capitaux, mais dès les premières baisses ce statut disparaitra et les investisseurs déserteront les marché. La suppression du Scellier et la réforme de la taxation des plus-values ne devrait pas les inciter à investir dans des biens très peu rentables (3% ?).
    Les acheteurs de demain seront les ménages... qui ne disposent pas des mêmes revenus et dépendent du crédit. Avec la hausse des taux... c'est la fin des beaux jours...

  • 0 Reco 24/11/2011 à 18:10 par MisterHadley

    L'immobilier ne s'est jamais "écroulé" en 2008...

    :D

    Pour ce qui est des chiffres hallucinant du type +40%, il s'agit de micro marchés sur lesquelles des facteurs qui leur sont propres expliquent ces chiffres...

    D'une façon générale, lorsqu'il y a une très forte variation, à la hausse ou à la baisse sur un seul trimestre, ce n'est aucunement représentatif et s'explique par un, ou plusieurs facteurs très précis, ponctuels,et éphémères...

    L'immobilier bénéficiant d'une salutaire inertie, justement, donc, ne peut être considéré comme "volatile".

    ;)

  • 5 Reco 24/11/2011 à 17:37 par Manu

    Assez d'accord avec la réflexion sur le fait que prendre +25% en 1 an n'a rien à voir avec une progression normale des prix. Ce qui montre d'ailleurs qu'on est en plein dans une bulle.

    Arrêtons de se voiler la face : l'immobilier ressemble de plus en plus à un produit d'investissement, il est donc logique qu'il suive de plus en plus le comportement des produits en bourse, à savoir forte volatilité et sensibilité aux facteurs conjoncturels.

    Attendons 2012 pour s'en convaincre. Que certains soient convaincus qu'il est impossible que l'immobilier s'écroule, ce n'est pas étonnant, il y en avait aussi avant la crise 2008.

  • 0 Reco 24/11/2011 à 16:57 par exchanger

    @flaubert: j'ai vendu mon appart dans le 92 avec belle PV (+50%)
    J'attends la décrue et l'éclatement de la bulle tranquillement en location!
    bisous

  • 0 Reco 24/11/2011 à 16:16 par MisterHadley

    Je regardais les chiffres directement à la source...

    Il y a des coin où sur un an, le prix des baraques frolent quasiment les +40%..!

  • 1 Reco 24/11/2011 à 16:15 par Flaubert

    à exchanger:
    Eh bien puisque vous l'écrivez, allez donc vous logez dans vos titres spéculatifs!
    Votre raisonnement ne tient pas debout!

  • 0 Reco 24/11/2011 à 16:13 par exchanger

    +24% en 1 an, ce ne sont plus des appartements mais des titres speculatifs hahahaha

  • 1 Reco 24/11/2011 à 16:13 par Midève

    Merci la Vie Immo pour ce beau truisme:
    "L’évolution des prix dépendra de celles de l’offre et de la demande, et de la manière dont elles s’équilibreront ».


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