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Prix immobilierPrix immobiliermercredi 2 février 2011 à 13h26

Immobilier : Paris flirte avec les 8000 euros/m²


Les prix n'ont pas fini de flamber dans la capitale
Les prix n'ont pas fini de flamber dans la capitale
Les prix n'ont pas fini de flamber dans la capitale (©dr)

Les prix de l’immobilier pourraient progresser de plus de 10 % cette année à Paris et dans les quartiers centraux des grandes villes de province, selon les dernières estimations des Notaires de France. Ailleurs, la hausse sera moins forte.

(LaVieImmo.com) - Les Notaires de France affinent leur pronostic et confirment l’insolent dynamisme de l’immobilier parisien. La note de conjoncture publiée mercredi affirme que le mètre carré dans la capitale se négociera en moyenne à plus de 8 000 euros d’ici la fin du premier trimestre. Cette nouvelle prévision, établie à partir de la base des avant-contrats de vente, précipite donc la perspective, évoquée fin 2010, d’un mètre carré à 8 000 euros « dans les prochains mois ». Mais les records devraient continuer de tomber : les Notaires prédisent une progression de plus de 10 % à Paris intra-muros sur l’ensemble de l’année. Le mètre carré, qui culminait à « seulement » 7 000 euros au troisième trimestre 2010 (dernier chiffre officiel), pourrait ainsi approcher les 8 500 euros fin 2011.

+3 à 5 % en province

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La folie parisienne touche également les quartiers historiques des grandes villes dynamiques de province, comme Lyon, Nantes, Bordeaux ou Montpellier, qui devraient toutes connaître des progressions de plus de 10 % cette année. Ailleurs, la tendance devrait rester haussière, mais légèrement moins marquée, avec des taux de croissances anticipés de moins de 10 % en banlieue parisienne (grande et petite couronnes confondues) et de 3 à 5 % pour les marchés immobiliers régionaux, hors quartiers historiques. Au passage, les Notaires appuient l’idée d’un marché immobilier français non-homogène, constitué d’une multitude de micro-marchés aux comportements très différents. Et se fendent d’une pique à l’encontre de la Fnaim, jugeant « erroné de pronostiquer, comme cela a été fait ici où là, une évolution moyenne sur les douze prochains mois de 3 à 6 % ».

Elections perturbatrices

Côté transactions, l’heure est au tassement. Le marché, qui a retrouvé en 2010 ses volumes d’avant crise (800 000 ventes dans l’ancien contre 590 000 en 2009) devrait ainsi marquer une pause au cours des prochains mois, sur fond de « hausse probable et d’ores et déjà amorcée des taux d’intérêt » et d’incertitude à l’approche de l’élection présidentielle, période généralement « perturbatrice pour le marché immobilier ». Celui-ci pourrait par ailleurs pâtir de la réforme de la fiscalité du patrimoine en préparation. «  Modifier les règles d’imposition est sans aucun doute nécessaire. Mais si la stabilité de ces règles est un facteur d’attractivité et permet de garantir un vrai « parcours résidentiel » pour nos concitoyens, leur bouleversement peut entraîner à court terme des prises de positions et comportements erratiques chez certains propriétaires vendeurs, avec risque de diminution temporaire des mises sur le marché, et de tensions sur les prix », préviennent les Notaires.

Emmanuel Salbayre - ©2016 LaVieImmo
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  • 0 Reco 13/02/2011 à 06:59 par volapuk

    Le cycle baissier est en cours tout simplement.
    C'est de la folie d'acheter aujourd'hui.

  • 0 Reco 13/02/2011 à 06:58 par volapuk

    Baisse des prix dans certaines villes

    On parle beaucoup de reprise du marché de l’immobilier, mais celle-ci ne profite pas à tout le monde. Dans certaines villes de France, les prix auraient plutôt tendance à s’afficher à la baisse : jusqu’à 8% sur un an dans près d’une quinzaine de villes moyennes.

    Le cabinet Immogroup Consulting a réalisé une étude parue en décembre 2010, qui dresse un état des lieux des variations des prix de l’immobilier sur l’année écoulée et met en lumière les villes où la reprise tarde à se faire sentir. Il apparaît que les replis frappent avant tout les communes où la reprise économique est la plus difficile : comme en témoignent les chiffres relevés à Besançon (-7,2%), Vichy (-8,5%) ou Béziers (-8,6%). À Metz, le recul atteint 3,6%, mais il est consécutif à une baisse de 25% entre 2007 et 2009 !


    La décote semble toucher surtout les quartiers les plus excentrés, et les habitations des années 60-70 ou les biens fixés à plus de 300 000 euros. Par ailleurs, selon le site capital.fr, commanditaire de l’étude, « les périphéries et les quartiers populaires des grandes agglomérations sont loin de leur niveau d’avant crise. Depuis janvier, les prix du quartier de la gare Saint-Charles à Marseille ont, par exemple dévissé de plus de 15%. De même, les prix quartiers périphériques de Bellevue et de Beauséjour à Nantes, reculent de près de 7% depuis le début de l’année. »

  • 0 Reco 02/02/2011 à 23:26 par Analyste financier

    Les prix ont montés (fois 2,5 depuis 10 ans) parce que, en même temps, les banques ont prêté de plus en plus (allongement de la durée des crédit : en moyenne de 10 ans à plus de 17 ans + diminution des apports personnels exigés). C'est ajouté, fin 2009 - début 2010, une baisse brutale des taux, occasionnant une flambée de 20% des prix en quelques semaines. La seule solution pour faire chuter les prix (et il le faut : pour des raisons macréconomiques afin d'orienter l'investissement vers ce qui produit des richesses ; pour des raisons sociales afin d'éviter les désastres auxquels on assiste), c'est de jouer sur les acheteurs. Car ce sont les acheteurs qui font les prix. Donc, d'un côté, arrêter les aides à l'achat et les défiscalisations. De l'autre limiter par voie réglementaire le crédit à 20 ans maximum et avec un minimum d'apport de 20%. Les prix chuteront de 50% et les français pourront devenir acquéreurs dans des conditions sécurisées et non ruineuses. Et fiscaliser très lourdement les locaux vacants et augmenter les impôts sur PV pour les résidences non principales.

  • 0 Reco 02/02/2011 à 14:13 par Madame Ras le bol

    Plafonnement des loyers!!!!! Non mais ça suffit cette folie! Monsieur Apparu nous parle du PTZ+ pour acheter mais qui peut acheter à Paris à 8 000 euros le mètre carré?


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