Prix immobilier
LaVieImmo.com
Prix immobilierPrix immobiliervendredi 9 avril 2010 à 18h20

L'immobilier parisien dans un cercle vicieux


Avenue d'Italie, dans le 13ème arrondissement
Avenue d'Italie, dans le 13ème arrondissement
Avenue d'Italie, dans le 13ème arrondissement (©dr)

Paris n’est pas la France. Dans une étude dévoilée vendredi, la Fnaim constate que « la demande insatisfaite reste la force structurante de la tendance des marchés » immobiliers franciliens, « alors même que notre pays est loin d’en avoir fini avec la crise ».

Estimez votre bien
Estimez votre bien

Type de bien :

(LaVieImmo.com) - Beaucoup d’acquéreurs potentiels pour trop peu de biens à vendre. Rien de finalement très nouveau dans cette vingt-deuxième édition de l’Observatoire francilien de l’immobilier de la Fnaim. Selon la fédération, « le marché est actuellement marqué, face à une demande active, par une grande rareté de l’offre ». En chiffres, cela se traduit notamment par une baisse très nette du nombre de mandats. En moyenne, les agences affiliées à la Fnaim ont signé à peine plus de 100 mandats sur l’ensemble de l’année 2009, contre près de 125 en 2008 – pourtant qualifiée d’« horrible année » - et 160 en 2004. Au seul second semestre, ce chiffre tombe à 43, soit le nombre de mises en vente le plus bas jamais observé depuis la création de l’observatoire, en 1999. La situation est plus critique encore à Paris intra-muros, où les agents n’ont enregistré en moyenne que 35 mandats en 2009, et moins de quinze sur les six derniers mois de l’année. « Les propriétaires vendent peu par manque de confiance dans les valeurs mobilières, avance l’Observatoire. L’immobilier, dans la période de crise financière actuelle, apparaît, comme à chaque crise économique, comme principale valeur refuge ». A ce phénomène s’ajoutent les difficultés que rencontrent les ménages propriétaires de leur résidence principale, désireux de déménager mais qui ne trouvent pas sur le marché de logement disponible… « On est dans un cercle vicieux », résume la Fnaim.

Des acquéreurs toujours présents

Assez logiquement, les délais de réalisation des mandats ont tendance à se raccourcir, à 92 jours en Île-de-France et 62 jours à Paris au second semestre, contre respectivement 101 et 91 jours au premier semestre. « Cela montre que les acquéreurs sont toujours présents », poursuit l’Observatoire.

En termes de prix, la fédération note que le déséquilibre entre l’offre et la demande « crée actuellement une résistance à la baisse ». Pas encore de hausse notable, mais des moyennes basses qui ont tendance à augmenter légèrement et des moyennes hautes qui restent stables.

Emmanuel Salbayre - ©2016 LaVieImmo
Donnez votre avis
Vous devez être enregistré pour pouvoir poster sur cet article
(il vous reste 2000 caractères)

  • 0 Reco 12/04/2010 à 15:39 par UFFA 92

    Le cercle vicieux a été crée par la FNAIM elle-même qui annonce (même en pleine crise) des augmentation de prix. Dans ces conditions, les propriétaires attendent "que ça monte" encore et encore sans tenir compte du contexte économique particulièrement difficile. Résultat : les vendeurs sont absents et les acheteurs insolvables !

  • 0 Reco 10/04/2010 à 06:52 par marc19

    Evidemment, à se focaliser sur PARIS, on oublie vite que sur une maljorité du territoire, notamment hors grande agglomération, le stock de biens à vendre reste conséquent.


En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez nos CGU et l'utilisation de cookies afin de réaliser des statistiques d'audiences et vous proposer une navigation optimale, la possibilité de partager des contenus sur des réseaux sociaux ainsi que des services et offres adaptés à vos centres d'intérêts.
Pour en savoir plus et paramétrer les cookies...