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Prix immobilierPrix immobiliervendredi 30 avril 2010 à 14h35

La reprise du marché immobilier menacée


Les prix dans l'ancien devraient baisser de 3 % cette année
Les prix dans l'ancien devraient baisser de 3 % cette année
Les prix dans l'ancien devraient baisser de 3 % cette année (©dr)

L’immobilier résidentiel français a évité le pire, mais sa reprise reste incertaine. La direction des études économiques du Crédit Agricole exclut une « franche reprise » du marché cette année, et évoque une possible baisse des prix dans l’ancien.

(LaVieImmo.com) - N’en déplaise à ceux qui guettaient le crash, le marché immobilier français ne s’est pas effondré en 2009. « Les résultats ont même été légèrement supérieurs aux attentes », constate Olivier Eluère, économiste au Crédit Agricole, dans sa dernière note de conjoncture. Ainsi, les ventes de logements neufs ont progressé de 35 % par rapport à 2008, tandis que les transactions dans l’ancien, si elles ont baissé de 13 % environ sur l’année, se sont redressées dès le second semestre. Côté prix, on est également loin de la catastrophe annoncée, avec une quasi-stabilité sur les deux segments et une baisse cumulée de 9 % seulement dans l’ancien depuis le début de la correction, fin 2007.

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Cette résistance s’explique notamment par les « fondamentaux plutôt rassurants » du marché, explique l’économiste. Comprenez le faible niveau d’endettement des ménages, la prudence des banques en matière d’octroi de prêts, et une offre de logements globalement inférieure à la demande. Autant de facteurs qui expliquent que l’ajustement français a été beaucoup moins important que celui observé au Royaume-Uni ou en Espagne, par exemple. Mais « la bonne tenue relative du marché en 2009 s’explique aussi par des éléments ponctuels », reprend Olivier Eluère. On retiendra les stimuli fiscaux, notamment le dispositif Scellier pour l’investissement locatif dans le neuf, la baisse des taux d’emprunt et l’ajustement de l’offre. « Ponctuels », ces éléments « sont donc non extrapolables », poursuit l’économiste, qui estime que la stabilisation observée l’année dernière est « en partie artificielle ».

Des prix toujours surévalués

Trois éléments, au moins, devraient brider la reprise au cours des prochains mois : la poursuite de la hausse du taux de chômage, l’arrêt probable de la baisse des taux d’emprunt immobilier, et le niveau encore élevé des prix. Pour Olivier Eluère, « une franche reprise est peu probable cette année ». L’économiste anticipe une hausse de 10 % des ventes dans l’ancien – liée en partie à une base de comparaison favorable – et une baisse de 5 % dans le neuf, où l’insuffisance de l’offre de logements devrait commencer à se faire sentir. Les prix sont attendus en baisse de 3 % dans l’ancien, affectés par « la fragilité de la demande et [du] risque de remontée des taux de crédit ». Dans le neuf, ils devraient rester stables, soutenus par le manque de logements disponibles.

S’il ne donne pas de prévisions chiffrées au-delà de l’année en cours, Olivier Eluère estime que les prix restent encore surévalués de 10 à 15 %, et prévient que «  l’assainissement du marché n’est pas terminé ».

Emmanuel Salbayre - ©2016 LaVieImmo
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  • 0 Reco 04/05/2010 à 15:11 par UFFA 92

    "L'immobilier français a évité le pire" voilà une phrase qui doit faire réagir tous ceux qui n'ont toujours pas les moyens d'acheter un logement puisque trop cher pour le revenu des français.Heureusement que l'article termine sur un avis plus réaliste à savoir que les prix sont encore surévalués de 10 à 15 %. Attendosn la remontée des taux...

  • 0 Reco 02/05/2010 à 18:17 par amboise

    La paralysie du marché depuis 2 ans est dû principalement par la faute des réseaux et franchises qui dépendent des banques. En prenant des mandats au prix que les vendeurs leur imposent, ils ont bloqué le marché car actuellement il y a 60 % des biens en vente est surévalué de 40 % de leur valeur, vu leur état et leur situation.

  • 0 Reco 02/05/2010 à 18:11 par amboise

    Il faut que les vendeurs comprennent, actuellement une maison neuve construite est de 1000 le m2 en moyenne le prix d'un terrain en France est de 100 € le m2. Faire construire sa maison coûte 30 % moins cher que d'acheter une maison qui a 10 ans ou plus.

  • 0 Reco 01/05/2010 à 17:31 par davsalsa

    faux, l'offre est de plus en plus abondante (voir sur tf1.seloger.com qui regroupe une grosse part des vente, 1250000 biens en vente/ moins de 1 000 000 il y a 2 ans).
    Les acheteurs ont fui(jeunes et retraités à l'étranger où l'immo est 2 fois moins cher qu'ici). Fin des acheteurs etrangers qui ont tendance à vendre leur bien en france.
    Il manque des logements mais sociaux uniquement.

  • 0 Reco 01/05/2010 à 17:13 par davsalsa

    Ce qui vous disent cela sont les même qui disaient 3 ans en arrière que ça baisserait jamais et que continuerait à monter jusqu'au ciel. Beaucoup vont être surpris d'ici 1 an.Ils ont tous peur du krash parce que celui-ci n'est pas si loin. Meme avec des taux au plus bas et des aides publique énorme ça baisse. Je vous donne un indice: la dette des états et le krash du marché obligatire .

  • 2 Reco 01/05/2010 à 17:06 par davsalsa

    C'est la propagande du lobby immobilier qui vous fait croire que ça baisseras pas. Mais la réalité est tout autre. Baisse des volumes de vente de 50%/ Seul les biens pas cher ou vendu bien en dessous du prix affiché se vend.

  • 0 Reco 01/05/2010 à 17:04 par davsalsa

    Ailleur ça a baissé de 20/30% en GB, 40% en Espagne, en Irlande voir 50% aux Etats-unis.
    On est maintenant les plus cher du monde au niveau immobilier. New-york 2 fois moins cher que Paris avec un salaire Français moyen de 1700 euros et des étranger qui n'achètent plus en france et qui ont plutôt tendance à vendre.
    Nos retraités qui achète mieux et pour 2 fois moins cher en Espagne.

  • 1 Reco 01/05/2010 à 17:00 par davsalsa

    Evidemment, l'effondrement se fera sur 6/7/8 ans comme de 1990 à 1998 où l'immo parisien a perdu pres de 50% de sa valeur.
    Mais cette fois-ci ça va être bien pire .
    Surrévaluation des prix bien plus importante qu'en 1990
    Chômage en augmentation constante
    dessolvablisation des acheteurs
    augmentation du nombre de bien à vendre

  • 0 Reco 01/05/2010 à 15:02 par Arno2244

    Même si nous n'avons pas eu de crash, la baisse de 2008 et 2009 est supérieure à toute autre baisse constaté dans le passé, y compris la baisse des 90's qui a engendré une baisse de l'ordre de 40% sur Paris à l'époque.
    Je vous trouve bien optimiste... Sachant que les taux sont aux minimum... Et les subventions aux maximum... Cette situation est inédite et explosive.

  • 0 Reco 30/04/2010 à 22:31 par Disc78

    "Les résultats ont même été légèrement supérieurs aux attentes" : Merci le scellier, la défisc., le doublement du PTZ, les aides diverses de l'Etat... Il sera trop tard pour pleurer quand on rejoindra la Grece au niveau du déficit. Il faudrait peut être que notre soit disante "élite" commence à ouvrir un peu les yeux...


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