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Prix immobilierPrix immobiliermardi 8 septembre 2015 à 15h00

Les loyers signent leur plus forte baisse depuis près de 20 ans


Les loyers au plus bas depuis 1998
Les loyers au plus bas depuis 1998
Les loyers au plus bas depuis 1998 (©Pixabay)

La valeur locative des biens s'est effondrée, pénalisant au passage les rendements locatifs. Une situation que l'encadrement des loyers n'est pas près d'arranger à Paris et bientôt à Lille, selon l'Observatoire Clameur.

(LaVieImmo.com) - Clameur sonne l'alarme. Jamais en près de 20 ans, l'observatoire chargé d'analyser les loyers de marchés n'avait noté une baisse des loyers aussi générale dans les villes de France. Et en particulier à Paris, alors que les prix à l'achat, eux, rebondissent.

Les loyers reculent ainsi dans plus de la moitié des villes de plus de 10.000 habitants.Une tendance particulièrement forte dans les grandes villes : on monte ainsi à 85% dans les villes de plus de 150.000 habitants. Pour l'économiste Michel Mouillart, en charge de l'élaboration de l'observatoire, il s'agit tout simplement de la situation la plus « dégradée » depuis 1998. « Même au plus profond de la grande dépression, en 2009, une telle proportion de villes connaissant des baisses de loyers n’avait pas été observée », précise-t-il.

A l'échelle nationale, les loyers enregistrent une baisse de 1,4% sur les huit premiers mois de l’année, en glissement annuel, tandis qu'à Paris, le repli frôle même les 2% (-1.8%). Ce qui impacte la qualité même des biens : sur un an, seulement 20% des logements remis sur le marché après travaux ont été rénovés. Soit moitié moins que le rythme annuel observé ces 20 dernières années.

Crise du pouvoir d'achat et déflation

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Comment expliquer cette tendance ? Pour Clameur, la réponse est claire : la crise du pouvoir d'achat et la menace de déflation expliquent à elles seules cette baisse des loyers, alors même que la demande est forte. Et c'est justement dans la capitale que ce constat est le plus criant, tandis que le nombre de biens sur le marché reste, on le sait, très limité. En effet, alors qu'elle repart en région, l'offre locative a de nouveau baissé cet été à Paris, à tel point que Clameur évoque maintenant le risque d'une « crise quantitative sévère » pour les grandes villes où les déséquilibres sont déjà bien connus. A l'image donc de Paris, ou Lille, des villes qui ont ou vont mettre en place l'encadrement des loyers. Un dispositif qui contribuera à accélérer la tendance observée ces derniers mois, prévoit l'observatoire.

Jusqu'à 30% de baisse de la recette locative

Quid, dans ce contexte, de la valeur locative ? Le cocktail explosif de la hausse des prix et de la baisse des loyers risque évidemment d'entraîner une baisse de l'investissement locatif et donc de l'offre. Avec à la clé des rendements en baisse. D'après le site Meilleursagents.com, Paris est la moins rentable des grandes villes de France, avec un rendement locatif moyen de 4% contre plus de 5,5 à Marseille.

Et d'après Clameur, la vapeur ne risque pas de s'inverser : l'observatoire estime ainsi qu'avec l'encadrement des loyers à Paris, les propriétaires bailleurs vont subir une baisse de la recette locative d’une partie de leurs immeubles allant jusqu'à 30%.



Retrouvez les loyers au m² ville par ville, partout en France >>

Marie Coeurderoy - ©2016 LaVieImmo
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  • 0 Reco 10/09/2015 à 17:17 par sentury23

    La baisse ne fait que commencer...

    Chômage. Emplois précaires. PapyBoom. Baisse des loyers. Hausse des taxes proprio. Baisse de la rentabilité locative. Fuite des investisseurs de l'immobilier qui n'est plus un investissement viable pour de longues années à venir. Engorgement supplémentaire de l'offre. Indice de tension immobilière (dit "iti") en chute libre (0,4 en France). 2,5 vendeurs par acheteur. Encadrement des loyers. Hausse annoncée des taux d'emprunt (manque à gagner pour les vendeurs qui n'auront pas vendu avant la fin de l'été). Taux réel non intéressant pour les acheteurs (taux d'emprunt moins inflation). Fuite des retraités "aisés" à l'étranger (Portugal, Thaïlande), Fuite des jeunes actifs à l'étranger (USA, Canada, Australie). Engorgement supplémentaire de l'offre par rapport à la demande. Century21 annonce 15% de baisse "mécanique" par 1% de hausse des taux d'emprunt, tout effet de conjoncture mis à part. Courbe de dépendance de la population française en hausse. L'Etat vend en pagaille ses biens. Le comité de Bâle 3 va limiter les crédits (les solvables pourront emprunter moins qu’avant)...

    Ceux qui n'auront pas vendu très bientôt verront la situation se dégrader pendant la durée du papy-boom (30ans).
    Il ne fera pas bon être propriétaire...

  • 0 Reco 09/09/2015 à 12:42 par franckblack

    Quid, dans ce contexte, de la rentabilité locative ?

    Adieu veaux vaches cochons...


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