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Prix immobilierPrix immobiliermardi 27 avril 2010 à 13h09

Les notaires franciliens excluent un emballement des prix


La hausse des taux et le retrait de certains avantages fiscaux planent sur le secteur
La hausse des taux et le retrait de certains avantages fiscaux planent sur le secteur
La hausse des taux et le retrait de certains avantages fiscaux planent sur le secteur (©dr)

L’immobilier francilien sort doucement de la crise. Selon la Chambre des Notaires de Paris - Île-de-France, le nombre de ventes dans la région a progressé de plus de 40 % en comparaison annuelle au cours des trois derniers mois. Plus marqué en banlieue que dans la capitale, ce mouvement de rattrapage s’accompagne d’un début de redressement des prix.

(LaVieImmo.com) - De décembre 2009 à février 2010, les Notaires franciliens ont enregistré un total de 37 300 opérations immobilières, soit 43 % de plus qu’à la même période douze mois plus tôt. La hausse atteint 38 % dans Paris intra-muros (8 500 ventes), 45 % en petite couronne (13 500) et 44 % en grande couronne (15 400). « Le nombre de transactions est revenu à son niveau du début 2008, qui ne constituait en valeur relative qu’un niveau moyen », observe la Chambre dans une note diffusée mardi, à l’occasion d’une conférence de presse. Il reste toujours en repli sensible par rapport aux meilleures années de la décennie passée ».

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Coté prix, le lent redressement observé fin 2009 s’est poursuivi en début d’année, avec, à fin février, une hausse de 1,2 % sur une période de trois mois, et une baisse de 1,5 % seulement sur douze mois courants. « Depuis l’automne 2009, la baisse des prix constatée au moment du déclenchement de la crise de l’été 2008 a été interrompue », commentent les Notaires. Et si les prix sont encore loin d’avoir retrouvés leur niveau de l’été 2008, la reprise constatée est jugée « significative d’un mouvement de meilleure solvabilité des acquéreurs lié à la baisse sensible des taux des prêts, à une fiscalité, et à la baisse des prix des logements ». Trois facteurs qui font que « les acheteurs sont revenus sur le marché avant les vendeurs » et expliquent le fait que « les biens proposés à la vente trouvent assez vite des acquéreurs ».

Pénurie de produits

Mais si tous les éléments semblent réunis pour le marché durablement de l’avant, les Notaires hésitent encore paraître trop optimistes. « Il serait aujourd’hui hasardeux de parler d’un mouvement durable et profond de retour à la hausse des prix, poursuit la note, encore plus au niveau annoncé par certains observateurs ». En cause, le niveau des prix, « d’ores et déjà très élevé par rapport au pouvoir d’achat des ménages », la probable remontée, « même légère », des taux d’emprunt, et la perspective de « la réduction ou la suppression de certains [des] avantages fiscaux » qui soutiennent la solvabilité des acquéreurs depuis plusieurs mois. De fait, les Notaires excluent donc un retour à des rythmes de croissance annuels de 10 à 15 % des prix, scénario jugé « hautement improbable et encore moins souhaitable ».

En conclusion, la Chambre insiste sur la nécessité de retrouver « un niveau convenable de constructions neuves [dans] toute la région francilienne, afin de répondre à la pénurie de produits, et de calmer les tensions inflationnistes sur les marchés anciens, ce qui suppose la libération rapide de terrains biens situés ». Les chiffres de la construction neuve publiés ce matin par le ministère de l’Ecologie font état de 39 000 mises en chantier de logements neufs en Île-de-France au cours des douze derniers mois (avril 2009 – mars 2010), en baisse de 1,3 % en comparaison annuelle.

Emmanuel Salbayre - ©2016 LaVieImmo
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  • 0 Reco 27/04/2010 à 15:34 par chebi

    c'est la différence entre crise de l'immobilier et crise du logement

  • 0 Reco 27/04/2010 à 15:14 par Immobilier-danger

    "L’immobilier francilien sort doucement de la crise" j'aurais plutôt dit "L’immobilier francilien rentre à nouveau en crise". La crise ce n'est pas une baisse des prix ou des transactions, la vraie crise c'est de ne pas pouvoir se loger correctement à Paris car les prix sont trop élevés par rapport aux revenus (pour la location comme pour l'achat)...


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