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Prix immobilierPrix immobiliermardi 12 avril 2011 à 18h18

Les prix de l'immobilier commencent à se stabiliser à Paris


Prix stables dans 11 arrondissements
Prix stables dans 11 arrondissements
Prix stables dans 11 arrondissements (©dr)

Au premier trimestre, les prix de l'immobilier n'ont pas évolué dans plus de la moitié des arrondissements parisiens, selon le baromètre Drimki. En banlieue, la stabilisation l'emporte également.

(LaVieImmo.com) - Serait-ce la fin de l’exception parisienne ? Quinze jours environ avant la publication des chiffres définitifs de la Chambre des Notaires, seule référence en la matière, le site de rencontres immobilières Drimki.com évoque dans son dernier baromètre trimestriel « le début d’un phénomène d’autorégulation du marché [immobilier de la capitale] sur les secteurs où les hausses [de prix] ont été trop fortes ces derniers mois ». Toujours pas de baisse, selon le groupe, mais une stabilisation dans pas moins de onze arrondissements, principalement ceux de l’est et du nord de la ville : les 19ème (5 372 euros/m²) et 20ème (5 720 euros). « La remontée des taux d’intérêt, amorcée en fin d’année 2010, pèse à l’évidence sur les projets d’acquisition et entraîne de fait un ajustement du marché », explique Drimki.

10 200€/m² dans le 6ème

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Mais l’ajustement reste timide, et ne touche (pour l’instant ?) ni les quartiers historiques du centre (1er, 2ème et 3ème arrondissement en légère croissance), ni ceux du sud – les 13 et 14èmes, où les prix, en hausse de 0,75 et 0,70 % respectivement sur le mois, atteignent 6 575 et 7 095 euros du mètre carré. Toujours pas d’atterrissage, non plus, dans le 6ème, qui conserve, avec un mètre carré à 10 165 euros en moyenne, (+0,74 % sur un mois), son titre d’arrondissement le plus cher de la capitale.

Marchés de report

Hors des murs de Paris, l’écart se creuse entre « les communes proches et bien desservies », qui font figure de marché de report pour les acquéreurs qui ne peuvent plus suivre les prix parisiens, et les autres. Drimki observe ainsi des hausses de 0,6 % aux Lilas et de 0,4 % à Vincennes, Montrouge et Neuilly-sur-Seine, le 21ème arrondissement de Paris. Aubervilliers et Saint-Mandé, qui jouxtent pourtant Paris, enregistrent des baisses de 0,6 % environ. Ailleurs, l’heure est à la stabilisation, comme à Issy-Les-Moulineaux (5 998 euros/m²), ou Ivry-sur-Seine (3 876 euros/m²).

Drimki calcule ses prix à partir des ventes réalisées chaque mois par ses 320 partenaires ; les chiffres publiés correspondent à « un prix moyen du marché », reconstitué « à partir des ventes uniques et isolées récoltées sur le mois grâce à un algorythme d’estimations », précise le groupe.

François Alexandre - ©2016 LaVieImmo
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  • 0 Reco 14/04/2011 à 11:21 par MisterHadley

    C'est un exercice ultra difficile d'y maintenir l'équilibre de ce qui aura toujours fait sa spécificité...

    Une ville chargée d'HIstoire, d'événements exceptionnels, de monuments qui en témoignent toujours...

    Le tout se combinant au plus haut niveau mondial mais aussi à l'échelle humaine du simple citoyen...

    Je garde un souvenir tout particulier de la rue des Rosiers, par exemple, où l'on ne peut que la fermer et baisser les yeux avec humilité en ressentant, malgré toute la vie qu'il y a toujours, le pire qui s'y est produit il n'y a que quelques dizaines d'années...

    Il suffit de regarder quelques immeubles restés encore dans leur "jus", les portes de ces immeubles parlent d'elles mêmes...

    Les gestionnaires de cette ville se doivent donc d'être bien meilleurs que n'importe quels autres...

    Et il faut savoir rester humble et avoir le courage de passer la main lorsque l'on sent que cette humilité se fait bouffer par l'orgueil et la mégalomanie...

    Paris mérite mieux.

    Message édité 14/04/2011 à 11:24

  • 0 Reco 14/04/2011 à 11:14 par MisterHadley

    Paris a toujours été "bourgeoise"...

    Mais elle devient snobinarde, et de plus en plus mal gérée...

    Restons malgré tout optimiste, cette ville ne date pas d'hier et aura survécu même aux pires horreurs de l'Histoire, dont on peut encore d'ailleurs voir les dernières traces dans certaines rues typiques...

    Elle survivra aux snobinards et à sa très mauvaise gestion actuelle...

    ;)

    Message édité 14/04/2011 à 11:15

  • 1 Reco 14/04/2011 à 11:06 par Dadi

    @midève, habitant Paris, je ne vois pas en quoi cette ville regarde vers l'avenir, pour moi elle se fige chaque jour de plus en plus. J'aime Paris mais en cela elle me déçoit.
    @Kinder, est-il si important dans sa propre vie que les voisins soient millionnaires en euros (voire plus) pour aimer là où l'on vit? La Qualité d'un quartier se juge-t-elle vraiment au revenu fiscal de ses habitants?

  • 0 Reco 14/04/2011 à 10:28 par midève

    Paris est une constellation de villages. Je ne sais où vous habitez mais je pense que votre ville n'est pas plus grande que le triangle d'or du VIIII ème. Et à mon avis le revenus par habitant de ce quartier doit bien valoir le vôtre. En ce qui me concerne, je préfère habiter Paris que Marne la Coquette par exemple.

  • 0 Reco 14/04/2011 à 10:17 par kinder

    http://www.ac-paris.fr/po rtail/jcms/p2_72695/porta il-application-etablissem ents
    le niveau des collège est déplorable, même dans le 16e ...
    http://media.education.go uv.fr/file/63/8/638.pdf
    http://sig.ville.gouv.fr/ Atlas/ZUS/fichiers/zus493 .pdf
    Pour les villes où se trouvent les gens les plus riches (moyenne des revenus fiscaux de référence) je ne dirai rien : ayant quittéParis pour habiter dans l'une d'entre elle, je n'ai aucune envie d'y voir les prix de l'immobilier flambler. Paris n'est même pas en 50ième position; un indice : là où je réside habitent un grand nombre d'acteurs et de producteurs, quelques pdg et émir, et le revenu moyen par habitant est de plus de 80K€ par an, soit le triple du revenu moyen par habitant à Paris.

  • 0 Reco 14/04/2011 à 08:52 par midève

    @analyste. Vous dites que ce n'est pas à Paris que les gens sont les plus riches. Y habitez-vous? Je peux vous dire que dans des arrondissement centraux, le XVI nord et le XVII sud, sans oubliez Neuilly, vous trouverez des gens riches, voire très riches. Et ils ont souvent un pied-à-terre entre Saint-Tropez et Cannes, parfois un appartement à Courchevel et un autre à Deauville car pour les week-end, c'est plus facile. Oui, les Français ont encore de l'argent. Cette fameuse tranche de la France d'en haut existe.J'en connais, pour ma part, un certain nombre. Ils ont au moins le mérite de ne pas être parti vivre six mois à l'étranger pour fuir l'ISF. Ce qui est assez méritoire.
    Pour ceux-là, acheter pour les enfants ou leur faire une donation pour qu'ils puissent se loger, n'est pas vraiment un problème. Regardez tout l'argent engrangé dans l'assurance-vis.
    Quand vous dites que dans un très grand nombre de quartiers parisiens, la situation est pire qu'en banlieue, vous êtes dans l'erreur. Certes, nous avons la Goutte d'or, les portes du Nord et une partie du XIII ème. Mais le reste est sûr et doté de très bons établissements scolaires. Je ne sais pas d'ailleurs où vous avez pris les chiffres de l'académie de Paris.
    La seule chose qui me parait, en revanche, vraie est votre volonté de faire peur aux acheteurs parisiens. Dans quel but? La nuisance ou le projet d'acheter ici mais à beaucoup plus bas prix qu'actuellement?
    En ce qui me concerne, je n'ai ni envie de vendre, ni celui d'acheter. Cependant j'aime beaucoup trop Paris pour ne pas réagir quand on dit du mal d'elle. Pour moi, elle est le centre de la vie culturelle. Elle s'enracine dans notre passé (succès du livre de Laurent Deutch Métronome! ) et regarde vers l'avenir (importance du nombre de librairies et de galerie d'art). Je ne pourrai jamais plus vivre ailleurs. Ce qui ne veut pas dire que je ne respecte pas ceux qui ont fait d'autres choix. L'important est d'être cohérent avec soi-même.

  • 0 Reco 14/04/2011 à 01:39 par Analyste

    Je vous laisse juste réfléchir à cela, côté acheteurs :

    Générations 20-45 ans (de 1965 à aujourd'hui) : études de plus en plus longues, boulots de plus en plus précaires, petits salaires, immobilier très cher, retraite tardive, pensions faibles => locataires ou endettés sur 25 à 30 ans pour se loger dans du très juste côté surface.

    Génération 45-60): études courtes, boulot stables, salaires en progression, immobilier bon marché voire payé par l'inflation, retraite à 60 ans + nombreux plans de préretraite, pension élevée => investisseurs et acheteurs nets.

  • 0 Reco 14/04/2011 à 01:31 par Analyste

    N'oubliez pas que la hausse des prix est uniquement financée par le crédit. Lire à ce sujet cette bonne analyse, dans Les Echos. "Alors que le marché parisien de la location est tout aussi tendu que celui de l’achat, le prix des renouvellements des baux locatifs a crû beaucoup moins vite (50% en 10 ans) que celui des prix à l’achat (250 % en 10 ans). En effet, les loyers sont payés avec les salaires et les revenus n’ont que faiblement augmenté. Tandis que le marché de l’achat est dopé par l’accroissement du budget des acquéreurs, sous l’effet de l’assouplissement continuel des conditions de crédit" http://lecercle.lesechos. fr/node/33793

    Côté démographie, le pic de la génération des 50-60 ans (acheteurs nets) a eu lieu en Allemagne et au Japon dans les années 90 (pas de baby-boom dans ces pays) : l'immobilier a définitivement éclaté dans ces pays dans les années 90 (depuis,il ne fait que baisser : Tokyo est une ville où l'immobilier avant les catastrophes récentes était redevenu bon marché compte tenu des salaires locaux). Aux USA, le baby boom s'est déclenché à la toute fin des années 30, soit 5 ans à 8 ans avant la France : l'immobilier y décline maintenant depuis 2006. Avec 5 à 8 ans de décalage, c'est le même scénario qui peut se passer en France. L'angoisse de la retraite, c'est l'angoisse de cette génération des 50-60 qui va bientôt cesser d'investir et de thésauriser : les générations du dessous auront de moins en moins d'argent à investir, et les prix chuteront; d'autant que les banques, vu les besoins colossaux en fonds propres, vont de moins en moins prêter, tout en maintenant leurs bénéfices (augmentation des taux : stratégie de rentabilité et non de volume).

  • 0 Reco 14/04/2011 à 01:17 par Analyste

    @Midève : ce n'est pas à Paris que l'on rencontre les gens les plus riches (référez-vous aux données du fisc par commune) et dans un très grand nombre de quartiers parisiens, la situation (sécurité, niveau des établissements scolaires, concentration de pauvreté) est pire que dans beaucoup d'endroits en banlieue (regardez simplement les données par établissement sur le site de l'académie de Versailles et sur celle de Paris). Le nombre de ZUS à Paris est inquiétant, et la politique de HLMisation à outrance de la mairie socialiste n'arrange rien.
    Si vous ouvrez le who's who, vous aurez une idée très précise des lieux d'habitation des élites dirigeantes : Paris n'est pas l'unique coeur de cible, loin s'en faut. Paris n'est pas une ville homogène, loin de là. De même que la banlieue : comparer La Courneuve à Chantilly, Bièvres à Ivry ou Saint Cloud à Montreuil, c'est très hasardeux.
    Or, les prix du m2 à Paris s'homogénéisent, ce qui est aberrant. Payer 12 K€ le m2 dans le 7e, c'est relativement bon marché par rapport aux bon quartiers de Londres ... et déjà très largement supérieur aux bons quartiers de New York (où je suis également propriétaire). Payer 10 K€ à Alésia ou, pire, à Olympiade ou, pire, à La Chapelle, c'est une idiotie quand on compare les prix entre quartiers, et entre villes.
    Les étrangers (y compris les étrangers qui résident fiscalement en France : autrement dit, les immigrés, quel que soit leur niveau de revenu) représentent 6% du marché : en prenant uniquement les étrangers non résidents fiscaux (les "investisseurs" qui cherchent un pied à terre), on est sur une minuscule frange d'acheteurs, pas plus de 1 à 2 %. Proportion constante, en ordre de grandeur, depuis des décennies. Paris n'attire pas plus qu'avant, et autant qu'avant.
    L'explication est avant tout démographique. Paris reste un marché d'investissement locatif et ceux qui investissent, c'est la tranche d'âge 50-60. Après eux, il n'y aura plus de relève.

  • 0 Reco 13/04/2011 à 22:36 par midève

    @tigrus. Je me pose des questions assez voisines des vôtres. J'ai pensé à plusieurs éléments de réponses. En 97, année la plus basse, les banlieues étaient déjà en effervescence mais beaucoup moins qu'aujourd'hui. Il existait certains points chauds comme la Courneuve, Saint-Denis. Mais aujourd'hui à part une partie du 92 et du 78, le malaise est palpable à peu près partout, ce qui fait que l'attrait de Paris devient de plus en plus important. D'autre part, quoiqu'on en dise, une certaine frange de la population a de plus en plus d'argent. Et les enfants grâce à la loi Tepa peuvent recevoir 150 000 euros de leurs parents sans avoir aucun impôt à payer. Et chez les riches, cela se sait et se pratique.(Je ne mets ici aucun jugement de valeur).Quand on reçoit à 25 ans, 150 000 euros, c'est tout de même un bon départ qui permet d'emprunter pour un studio. D'autre part, nous le savons tous, le monde s'enrichit, ce qui fait que les étrangers qui trouvent Paris bien agréable peuvent avoir l'envie d'y acheter un pied-à-terre. Ils peuvent aussi avoir envie de louer pour quelques semaines. Home Rental et Paris-Attitude proposent de plus en plus de studio et de 2 pièces meublés haut de gamme. Il est maintenant si facile grâce au net de réserver même si on habite à l'autre bout du monde. Ce qui fait autant de biens qui ne sont plus loué aux parisiens. Mais qui font les choux-gras de certains investisseurs et cela se sait.
    Sans parler du problème des retraite.
    En 97, on en parlait pas vraiment. Nos aînés partaient "confortablement"à la retraite. Mais aujourd'hui, on a peur et la pierre est rassurante car beaucoup moins cahotique que la bourse. Ce qui pousse les jeunes à acheter. Même une chambre de bonne pour commencer.
    Il y a certainement bien d'autres paramètres. Cependant, il ne faudrait pas penser que les prix peuvent aller jusqu'au ciel. La stabilisation serait une très bonne chose pour tout le monde.

  • 0 Reco 13/04/2011 à 15:27 par TIGRUS

    Je suis d'accord avec vous.
    Pourtant, je me pose des questions :
    - que se passera-t-il si les taux augmentent dans cette décennie ou la prochaine et réatteignent ces montants (14 %/ 7%) ? Quel sera l'influence de ces taux sur les prix immobiliers ??
    - Entre 90 et 99, l'immobilier valait 50% moins cher : pourtant à cette époque, PARIS était déjà une ville tendue ; les articles IMMO de l'époque sont assez troublants lorsqu'on en prend connaissance...
    L'immobilier réagit-il à de vrais facteurs, mécaniquement quantifiables? ou ne serait-ce qu'un marché de dupes, fait de com', d'annonces, un marché psychologique ??
    L'immo est vraiement un secteur intéressant pour toutes ces questions...

  • 0 Reco 13/04/2011 à 10:36 par midève

    Après la surchauffe, cette stabilisation est une bonne chose, d'autant que les taux restent encore bas. N'oublions pas qu'en 1980 les taux étaient à près de 14 % et en 1997 à 6,5% en moyenne. Mais il est vrai que l'immo était beaucoup moins cher. Ah si on avait construit beaucoup plus de logements dans les années 2000 en zone maintenant tendue, acheter aujourd'hui serait une très bonne affaire.


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