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Prix immobilierPrix immobiliermardi 1 juillet 2008 à 11h14

Moins de transactions immobilières en IdF, les prix plient mais ne rompent pas


(©LVF 2007)

(LaVieImmo.com) - « Coup de froid sur les ventes, coup de frein sur les prix » : les Notaires de Paris – Île-de-France confirment mardi le ralentissement du marché immobilier dans la région parisienne.

Baisse des transactions, les appartements neufs résistent

Tous types de logements confondus, les notaires ont enregistré un total de 40 315 transactions immobilières en Île-de-France au premier trimestre 2008. C’est 8.8% de moins qu’à la même période de l’année dernière. Le secteur du logement ancien, qui représente près de 90% des ventes de la région, est plus sérieusement touché, qu’il s’agisse du marché des appartements, en baisse de 10.1% en volume (-13.6% à Paris, -9.8% en Petite Couronne, -6.3% en Grande Couronne) ou de celui des maisons individuelles, en repli de 10.7% (-10.2% en petite Couronne, -10.8% en Grande Couronne). L’évolution est plus contrastée dans le neuf, avec une baisse de 20.2% des ventes de maisons (-38.36% en Petite Couronne, -14.4% en Grande Couronne) mais une hausse toujours soutenue (+15%) des ventes d’appartements (+18.6% à Paris, +24.4% en Grande Couronne, +7.2% en Petite Couronne).

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« Ce coup de froid sur les ventes de logements doit être relativisé au regard de l’évolution du marché francilien de ces dix dernières années », tempèrent les notaires. Ainsi, avec 29 154 ventes enregistrées au 1er trimestre 2008, le marché des appartements, anciens et neufs, retrouve-t-il son niveau d'activité du 1er trimestre de 2003 (29 406 ventes), de 2001 (28 560 ventes) et de 1999 (29 386 ventes). Le secteur de la maison individuelle affiche, en revanche, en ce début d'année (9 861 ventes) un bas niveau d'activité, qu'il n'avait pas connu depuis 10 ans (8 514 ventes au 1er trimestre 1998).

Stabilisation voire baisse des prix

Cette baisse des ventes s’accompagne d’« une stabilisation voire d’une baisse du prix des logements », poursuivent les notaires. « Sur les douze derniers mois, le ralentissement de la hausse des prix est généralisé en Ile-de-France, exception faite de Paris », où on constate une hausse de 9.4% en comparaison annuelle du prix au mètre carré, pour un nouveau record de 6 430 euros. Moins marquée que les 10.4% du quatrième trimestre 2007, cette progression reste malgré tout supérieure aux taux de croissance enregistrés à chacun des trois trimestres précédents (9% au troisième, 8.4% au deuxième, 8.8% au premier).

Le sixième arrondissement conserve la palme du plus cher de Paris, avec un prix de 9 800 euros le mètre carré (+10.9%). Suivent le 7ème (9 350 euros/m², +12.2%), le 4ème (8 980 euros/m², +12.7%), et le 8ème (8 360 euros/m², +12.7%). A l’opposé, l’arrondissement le moins cher demeure le 19ème (5 060euros/m², +9.4%), suivi du 20ème (5 320 euros/m², +8.4%), du 18ème (5 500 euros/m², +7.3%) et du 10ème (5 720 euros/m², +9.2%). Les notaires n’enregistrent aucune baisse des prix en comparaison annuelle, mais constatent en variation trimestrielle un léger repli dans le 20ème, le 3ème (-0.3% chacun) et le 2ème (-0.5%). Sur trois mois, la hausse à Paris est ramenée à 1.1%, divisée de plus de moitié par rapport au quatrième trimestre de l’année dernière (+2.6%).

La situation est plus contrastée en Grande et Petite Couronnes. En glissement annuel, les prix progressent partout, et ce quel que soit le type de logement. Les prix des appartements anciens ont progressé de 5.2% en Petite Couronne et de 4.1% en Grande Couronne, ceux des maisons de 3.8 et 2.5% respectivement. Sur trois mois en revanche, les Notaires constatent une baisse de 0.3% des prix des appartements anciens en Petite Couronne, et un repli de 0.4% des maisons anciennes en Grande Couronne.

Une « rupture », mais pas de baisse franche des prix »

« On assiste bien en apparence à une rupture d’évolution par rapport aux années antérieures », reconnaissent les notaires, dont les données provisoires pour le mois d’avril montrent une stabilité globale des prix, « à une période où, traditionnellement, on observe une accélération saisonnière ». Attention cependant à ne pas aller trop vite en besogne : « les indices disponibles correspondant aux ventes du mois d’avril ne permettent toujours pas aujourd’hui de parler d’une baisse franche des prix ».

Pour les mois à venir, les notaires estiment que « l’activité immobilière dépendra des prix dont il est souhaitable qu’ils soient établis à un niveau compatible avec les ressources des acquéreurs, des taux d’intérêt dont il importe qu’ils restent fixés à de faibles niveaux, et de la politique du crédit dont il serait dommageable qu’elle continue à se rigidifier ». A bon entendeur…

E.S.

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