Prix de l'immobilierjeudi 12 février 2009 à 12h26

Natixis évoque une baisse de 37 % des prix de l'immobilier en France

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(LaVieImmo.com) - Avant qu’ils se stabilisent, les prix de l’immobilier résidentiel en France devraient baisser de près de 40 %, selon une étude de Patrick Artus, directeur de la Recherche et des Études de Natixis.

Cette prévision catastrophe est obtenue selon une méthode comparative. « Tout montre qu’aux Etats-Unis, les prix de l’immobilier résidentiel sont revenus à un niveau normal, acceptable pour les acheteurs », explique Patrick Artus. L’économiste regarde à partir de quand le ratio prix de l’immobilier / revenu des ménages (l’affordability index) est passé « au-dessus de la normale » aux Etats-Unis – « sans doute au début de 2002 », la « normale » correspondant au niveau observé à la mi-2001 - et suppose qu’il faudra, dans les autres « pays où les prix des maisons ont aussi beaucoup augmenté », que ce ratio revienne aussi « au niveau constaté à la date qui correspond au niveau normal estimé aux Etats-Unis ».

Cette méthode comparative, partielle puisqu'elle n’utilise que le seul ratio prix/revenu, implique une baisse des prix de l’immobilier résidentiel de 44 % au Royaume-Uni, 41 % en Espagne et 37 % en France par rapport au niveau atteint à la fin de 2008.

A noter que cette prévision correspond au « scénario du pire » retenu par la Fnaim, d'une baisse de 10% en moyenne par an de 2009 à 2012 inclus. A l'occasion de la prévision du bilan annuel et des prévision de la Fédération nationale de l'immobilier, le mois dernier, René Pallincourt, son président, avait estimé qu'un tel scénario était « improbable » car il ne tenait pas compte de « la pression exercée par la demande » de logements, toujours forte en France.

E.S.

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  • 0 Reco 23/02/2010 à 20:52 par VINCI

    Le vendeur est un futur acheteur dans la plupart des cas ; ce qu'il vendra moins cher il l'achètera moins cher aussi et ce sera la seule solution pour débloquer un marché totalement inerte et qui ne pourra pas être perfusé indéfiniment;les taux bas actuels ne sont que des miettes comparés à une baisse des prix qui seraient une véritable oxygénation du marché.