Prix immobilier
LaVieImmo.com
Prix immobilierPrix immobiliermardi 7 décembre 2010 à 16h55

Prix de l'immobilier : Apparu ne veut pas un PTZ+ inflationniste


Benoist Apparu
Benoist Apparu
Benoist Apparu (©dr)

Les nouvelles mesures d’aide à l’accession à la propriété ne devront pas tirer les prix de l’immobilier. Le secrétaire d’Etat au Logement, Benoist Apparu, a indiqué mardi qu’un premier point d’étape aurait lieu « dès juillet 2011 », afin de traquer les éventuels effets inflationnistes des dispositifs mis en place le 1er janvier.

Estimez votre bien
Estimez votre bien

Type de bien :

(LaVieImmo.com) - Le gouvernement reste attentif à l’évolution des prix de l’immobilier. Lors de son intervention au congrès de la Fédération nationale de l’immobilier (Fnaim), mardi à Paris, Benoist Apparu a rappelé que « les prix ont augmenté beaucoup plus rapidement que les revenus des ménages » au cours des vingt dernières années, écartant de fait une part importante des ménages de l’accession à la propriété - les plus modestes comme les classes moyennes. « Seuls les plus riches ont pu continuer à acheter. Tant mieux pour eux, mais notre objectif est que l’ensemble de nos compatriotes puisse accéder à la propriété », a commenté le ministre. Les effets de cette hausse de prix ont été d’autant plus présents que le gouvernement n’a « pas augmenté les plafonds […] de l’ancien PTZ [prêt à taux zéro, appelé à disparaître début 2011, NDLR], mais [a] rajouté de nouveaux produits », dont les effets sur la solvabilité des ménages se sont révélés décevants, a-t-il poursuivi, en référence, principalement, au Pass Foncier et au crédit d’impôt sur les intérêts d’emprunt.

Premier bilan en juillet 2011

Soucieux de résoudre cette situation, le gouvernement a lancé au printemps une réforme des différents dispositifs d’aide à l’accession à la propriété. Celle-ci, qui doit entrer en vigueur début 2011, s’articule autour d’un nouveau prêt à taux zéro, le PTZ+, dont le gouvernement estime que 380 000 seront accordés chaque année. « L’objectif est de resolvabiliser les ménages », a poursuivi Benoist Apparu. « Pour autant, il faut faire attention à une chose : si le nouveau dispositif se répercute dans le niveau des prix des logements, nous aurons tout raté ». Le ministre a donc précisé qu’un bilan serait effectué « dès la moitié de l’année, dès juillet 2011 », afin de « mesurer le plus rapidement possible » les éventuels effets inflationnistes du PTZ+.

Pour mémoire, le PTZ+ doit se substituer début janvier au Pass Foncier, au crédit d’impôt sur les intérêts d’emprunt et au PTZ classique, dont il s’inspire. Destiné aux primo-accédants et disponible sans plafond de ressource, le nouveau dispositif doit servir à financer la construction ou l'acquisition de logements, neufs ou anciens, avec ou sans travaux de rénovation.

Emmanuel Salbayre - ©2016 LaVieImmo
Donnez votre avis
Vous devez être enregistré pour pouvoir poster sur cet article
(il vous reste 2000 caractères)

  • 0 Reco 15/12/2010 à 20:37 par analyste financier

    S'il veut "créer" de la croissance du PIB, l'Etat est désormais condamné à jeter de l'huile sur le feu à coup de dispositifs de dumping fiscaux et de dumping financiers aux prix. S'il arrête, ça s'effondre.

    Car dans la structure actuelle de notre économie, près de 50% des flux d'investissement sont désormais absorbés par la pierre. Et depuis 2000, le taux de croissance de l'investissement en immobilier est très nettement supérieur au taux de croissance des autres investissements (dans l'industrie, dans les services, dans l'agriculture, dans l'éducation, etc.). Par suite, pour maintenir à flot le PIB, l'Etat doit permettre que l'immobilier croisse jusqu'au ciel.

    Tout cela amène à une impasse. L'immobilier prend la place d'investissements qui seraient plus utiles sur le long terme. En dehors de quelques grands groupes industriels et bancaires, notre économie est devenue trop dépendante du secteur de l'immobilier.

    Quels sont les autres pays proches de nous qui ont bâti leur croissance sur le mythe du "tous propriétaires" et se sont rendus dépendants à la croissance des prix de la pierre ? L'Irlande, l'Espagne ...

    Who's next sur la liste des pays où ça va s'effondrer ?

  • 0 Reco 08/12/2010 à 12:52 par pppp

    Tout à fait d'accord avec UFFA92. C'est l'évidence même. A vouloir créer une France de propriétaires à tout prix, on crée une France de locataires. Mon conjoint et moi gagnons bien notre vie mais lorsqu'on visite les maisons et qu'on voit leur prix, ça nous dégoûte.
    Tout le monde nous pousse à acheter. Pourquoi faire? Pour payer une maison bien au-dessus de sa valeur.Après plusieurs mois de visites, nous avons décidé de rester locataires en espérant que le gouvernement arrête de créer une inflation artificielle avec ses "aides".

  • 0 Reco 08/12/2010 à 08:28 par BeretVert

    Ce nouveau produit est effectivement potentiellement inefficace voire aggravateur de prix. Sauf pour ceux qui se réjouissent de leur volume de transactions.

  • 1 Reco 08/12/2010 à 07:01 par UFFA92

    Je crois que Mr APPARU peut déjà songer à supprimer le nouveau PTZ +. Comment ne pas faire augmenter les prix dans une région comme l'ile de france en créant plus de demandes dans un marché de pénurie ? Naïveté ou hypocrisie ? lCommme toutes les mesures d'aide à l'achat, le nouveau PTZ + ne fait que "valider" les prix astronomiques et ne cherche qu'à ajuster de manière totalement artificielle la solvabilité des acheteurs. Afin que le marché immobilier français se calme, il faudrait au contraire supprimer toutes les aides à l'achat et taxer plus fortement les plus values afin d'éviter la concurence des investisseurs vis à vis des primo-accédants. La "spécificité française" n'est due qu'à ces aides à l'achat ou fiscalité avantageuse. Dans les autres pays, Etats-unis et Europe, les prix de l'immobilier ont baissé avec la crise économique car le marché n'est pas "dopé" par des aides. Pourquoi un nouveau PTZ + alors que d'après les professionnnels, le marché se porte plutôt bien ?


En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez nos CGU et l'utilisation de cookies afin de réaliser des statistiques d'audiences et vous proposer une navigation optimale, la possibilité de partager des contenus sur des réseaux sociaux ainsi que des services et offres adaptés à vos centres d'intérêts.
Pour en savoir plus et paramétrer les cookies...