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La Vie immobilière N° 13Paru le samedi 1 décembre 2007 à 00h00

Prix jet-set à Megève (74)


Dans cette station ultrachic des Alpes, les prix atteignent des sommets. Mais pour un demi-million d'euros, vous avez du choix.

Lancée en 1916 par la baronne Noémie de Rothschild qui souhaitait en faire le pendant de Saint-Moritz en Suisse, Megève reste l'une des stations les plus mondaines des Alpes. Un cadre idyllique, des équipements hors pair, un habitat très soigné en assurent le succès depuis près d'un siècle. D'autant qu'on y cultive aussi un certain art de vivre et de la fête.

Peu de constructions

Britanniques, Suisses, Italiens et Français à hauts revenus se partagent un marché immobilier hors normes et très actif. « Nous avons toujours autant de demandes pour les grandes surfaces, surtout des trois et quatre-pièces », raconte Jean Roux, de l'agence Alpha Immobilier. Un élément qui fait la différence. « Pour les petits appartements, les valeurs oscillent entre 6 500 et 8 500 euros le mètre carré », poursuit le professionnel. Mais dès que l'on passe aux trois-pièces, le mètre carré grimpe allégrement à 10 000 euros, voire plus. Dans le neuf, c'est pire. D'autant qu'hormis quelques chalets il y a très peu de constructions sur la station. Résultat, les valeurs atteignent des sommets : entre 15 000 et 16 000 euros le mètre carré. Dans le centre du village, Transacmer commercialise des appartements de 100 à 180 m2 dont le prix du mètre carré varie entre 14 000 et 16 000 euros. Même ordre de grandeur pour un programme situé dans le quartier du Calvaire, sur les hauteurs de Megève, à quelques minutes à pied du centre.

Mais, rassurez-vous, les prix ont beau être élevés, avec un budget de 500 000 euros, vous disposez d'un certain choix. D'autant que la folie des années passées n'a plus vraiment cours et que les augmentations de 15 ou 20 % annuelles sont apparemment terminées. « Les prix se stabilisent. Au niveau où ils se situent aujourd'hui, ils ne peuvent plus monter, sauf pour des emplacements exceptionnels pour lesquels la clientèle est prête à faire des folies, note François Viollet, de l'agence 4807. D'ailleurs, nous avons de nouveau du stock. » Preuve que tout ne se vend plus à n'importe quel prix. « Ce qui nous reste, ce sont les biens avec défauts, ceux qui offrent une situation moyenne ou qui n'ont pas été remis au goût du jour », ajoute-t-il.

Pour ses rues piétonnières et ses commerces, le centre de la station reste une valeur sûre, de même que le mythique mont d'Arbois. Plus généralement, tout emplacement qui offre un séjour « skis aux pieds » est très recherché. Et le marché des chalets reste confidentiel. « Vingt à trente chalets par an tout au plus changent de mains. Mais ici, les prix flambent. Comptez au bas mot 2 millions d'euros pour une petite surface

Colette Sabarly

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