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La Vie immobilière N° 18Paru le dimanche 1 juin 2008 à 00h00

Prix stables


Parmi les villes les moins chères de l'Ouest, Le Mans reste accessible, même pour les jeunes ménages. A condition de viser les petites surfaces.

Après de longs mois de travaux, le tramway a enfin fait son entrée triomphale au Mans en novembre 2007. Aujourd'hui, il suffit de 17 minutes pour rejoindre la gare à partir du campus universitaire ou de vingt minutes pour aller de la gare à Antarès. Sur un peu plus de 15 km, la ligne parcourt la ville du nord au sud, via le centre-ville et la gare, avec une branche qui bifurque vers l'est pour desservir l'Ile aux sports, Atlantides, Espal ou encore l'Arche de la nature... Au total, vingt-neuf stations et une importante requalification des quartiers traversés.

Les élus ne comptent d'ailleurs pas s'arrêter là. Au sud de la gare, le quartier d'affaires Novaxis poursuit son développement. La gare elle-même devrait se transformer en pôle d'échange multimodal et accueillera de nouveaux bureaux. Toujours au sud, à deux pas du circuit des 24 Heures, Antarès attend le nouveau stade (25 000 places) et toute une zone d'activités liées au sport. A l'ouest, c'est le centre hospitalier qui se modernise avec une structure femme-mère-enfant prévue en 2009. Sur le site de l'ancienne imprimerie Monnoyer, le musée d'archéologie prend forme, tandis que l'île aux Planches se transforme en parc ludique. Côté culture, les Jacobins devrait accueillir un nouveau théâtre de 800 places et un complexe cinématographique (11 salles), et l'îlot de la Mission abritera la Cité des musiques, qui est annoncée à l'horizon 2010.

Reprise en main des acquéreurs

Bref, Le Mans se transforme et a vu, comme la plupart des villes, les prix de l'immobilier s'envoler ces dernières années. Pour autant, « la ville reste une des agglomérations les moins chères de l'Ouest et ses prix n'augmentent plus », estime Alain Beauvais, directeur de l'agence Century 21 Gambetta. Il faut dire qu'ici aussi le marché ralentit. Les acquéreurs ont repris la main et n'achètent plus à n'importe quel prix. « Depuis le mois de juin de l'année dernière, ils sont beaucoup plus hésitants et ne se décident que lorsqu'ils estiment que les produits sont au bon prix », indique le professionnel. En outre, les banques ont resserré les vis du crédit immobilier. Du coup, les délais de transaction s'allongent et les vendeurs pressés sont obligés, en tout cas sur certains biens, de baisser leurs prix. « La maison mancelle avec deux chambres et un petit jardin, qui se vendait 170 000 euros il y a un an, ne s'échange plus aujourd'hui au-delà de 140 000 à 150 000 euros.

Toutefois, avec un budget inférieur à 100 000 euros, on peut aisément devenir propriétaire d'un deux ou trois-pièces. Pas forcément dans le centre, mais jamais très loin. A titre d'exemple, avenue Léon-Bollée, à dix minutes du coeur de ville, un deux-pièces de 55 m2, rénové mais sans parking, a été vendu récemment 96 000 euros. « Ce type de produit, effectivement, se négocie en général entre 60 000 et 80 000 euros, confirme Gérard Pénichon, responsable de l'agence France Immobilier. Et à 100 000 euros, on peut même espérer dénicher un petit trois-pièces, comme ce 57 m2 situé quartier de l'Eventail, sur les hauteurs du Mans. Mais il est loin des commerces et mal exposé. Quant aux studios, les prix démarrent autour de 30 000 euros pour une vingtaine de mètres carrés. Pour preuve, un studio de 22 m2 vendu à ce prix près de la gare, un quartier pourtant coté

Colette Sabarly

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