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La Vie immobilière N° 12Paru le jeudi 1 novembre 2007 à 00h00

Redécouvrir les quartiers nord de Marseille


Malgré la flambée de ces dernières années, les 3e, 14e, 15e et 16e arrondissements restent accessibles pour les petits budgets.

Traversés par deux autoroutes et comptant la plupart des cités HLM de Marseille, les quartiers nord - 3e, 14e, 15e et 16e arrondissements - ont encore un peu de mal à s'émanciper d'une image brouillée. Ces dernières années, pourtant, suite à l'explosion des prix de l'immobilier dans la Cité phocéenne, où le mètre carré dans l'ancien dépasse aujourd'hui 3 000 euros, les candidats à l'accession sont devenus de plus en plus nombreux à se tourner vers ce secteur autrefois déprécié.

On redécouvre que les noyaux villageois de Saint-Louis, Saint-Henri, Saint-Joseph, Saint-André ou Sainte-Marthe sont des lieux agréables à vivre et où il est encore possible de trouver des appartements anciens d'une cinquantaine de mètres carrés pour moins de 100 000 euros (entre 1 500 et 2 000 euros le mètre carré). Exception faite du petit port de l'Estaque, abrité du mistral, qui a été investi ces dernières années par les bobos et où les prix se situent désormais dans la moyenne marseillaise. « Dans ces quartiers, la valeur de l'immobilier partait de très bas. Depuis cinq ans, ils ont enregistré les plus fortes hausses des prix en ville », précise Elisabeth du Crest-Bérengier, notaire chargée de la communication de la chambre des notaires des Bouches-du-Rhône. « En 2006, les tarifs ont continué d'y progresser à un rythme supérieur à 15 %, alors que l'augmentation moyenne s'est maintenue au-dessous de 10 % dans l'ensemble de Marseille. Cependant, il semble que les prix dans l'ancien soient en train d'atteindre leur plafond, voire d'enregistrer une légère baisse dans les 14e et 16e arrondissements », poursuit-elle.

Une rentabilité locative de 8 % environ

Parmi les coins les moins chers, le 3e arrondissement, pour partie intégré au périmètre Euroméditerranée, tire nettement son épingle du jeu. Dans le quartier de Saint-Mauront, qui bénéficie depuis l'hiver 2006 d'une opération de lutte contre l'habitat insalubre initiée par la ville et visant à réhabiliter une centaine de logements et les espaces publics, les trois-pièces de 50 m2 avec travaux s'échangent à un prix moyen de 76 000 euros. Mais attention, il faut vérifier la santé financière des copropriétés avant de signer. Aux abords du pôle audiovisuel de la friche de la Belle-de-Mai, qui a contribué à redorer l'image de cet arrondissement central, les investisseurs peuvent espérer une rentabilité locative d'environ 8 % dans les constructions de style marseillais ou semi-récentes qui se vendent entre 1 800 et 1 900 euros le mètre carré.

Dans le 15e arrondissement, à Saint-Louis, les appartements situés dans les petits immeubles de style marseillais sont très recherchés. Les quatre-pièces à rafraîchir de 65 m2 changent de mains à 100 000 euros en moyenne. Un prix minimal pour devenir propriétaire d'un trois-pièces de standing moyen dans une des nombreuses résidences semi-récentes du secteur

Sophie Bonis

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