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La Vie immobilière N° 8Paru le vendredi 1 juin 2007 à 00h00

Retour à la normale


Les gérants prévoient une progression des fonds immobiliers plus mesurée en 2007 que celle des années précédentes.

Ceux qui tablaient sur un ralentissement du marché immobilier en 2006 n'auront eu que quelques mois de retard. Sur les quatre premiers mois de 2007, l'indice IEIF immobilier, par exemple, affiche une hausse de 4,75 %, contre 17,15 % sur la même période l'année dernière. Les résultats des fonds sont toutefois loin d'être homogènes. Près de seize points séparent le premier du dernier de la catégorie, avec pas moins de treize fonds dans le rouge !

Pour réussir, les gérants doivent être très sélectifs. Les fonds indiciels sont ainsi pénalisés, comme SGAM Index List Real Estate Epra de la Société générale (- 2,44 % en 2007), en raison essentiellement du mauvais parcours des sociétés foncières britanniques. Seuls les indiciels favorisant le marché français, Lyxor ETF DJ Stoxx 600 Constructions et Materials par exemple, ou excluant le marché britannique, tel Balzac Real Estate Europ XUK Index, se tiennent bien (13,15 % et 6,92 % respectivement). Du côté des gérants actifs, ceux qui ont su piloter au plus fin réalisent encore de belles performances. Exemple : MAM Actions Pierre de la Financière Meeschaert (13,39 %), grâce notamment aux opérations financières du secteur, ou Foncier Investissement des Banques populaires (8,69 %), qui élargira bientôt son univers d'investissement de la France à l'Europe. Quant à BMM Pierre Capitalisation, il réalise un bon début d'exercice (8,16 %), avec pourtant d'importantes liquidités ! Enfin, la gestion opportuniste d'Axa Aedificandi produit encore ses effets (6,01 %), en dépit d'un encours conséquent.

Contexte favorable

Reste à apprécier les risques pesant sur le secteur. Certes, le retrait d'investisseurs généralistes devenus méfiants contribue à accroître la volatilité de l'ensemble du secteur, qui atteint désormais un niveau plus élevé que celle du CAC 40 (21,1 contre 18,4). Certes, une hausse brutale des taux obligataires (fixant à plus de 5 % l'obligation d'Etat à dix ans) constituerait une menace, de l'avis des gérants. Cela étant, beaucoup d'éléments conduisent la plupart d'entre eux à rester confiants. Après le changement de statut fiscal des foncières dans de nombreux pays d'Europe, la hausse des loyers dans les locaux commerciaux doit prendre le relais en 2007. En outre, le secteur de l'immobilier de bureaux profite à plein de la croissance économique en Europe et affiche des taux de vacance très faibles (de l'ordre de 3 %). Enfin, le potentiel des pays de l'Est ou de l'Allemagne, qui n'a jamais connu de flambée des prix immobiliers, est attrayant.

Si la fête est finie sur le marché immobilier, il ne faut donc pas confondre retournement simple et retour à la raison...

Jean-François Tardiveau

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