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EmprunterEmpruntermardi 24 novembre 2015 à 09h52

De plus en plus de crédits immobiliers dans les dossiers de surendettement


Les prêts immobiliers ont sensiblement progressé au sein des dossiers de surendettement
Les prêts immobiliers ont sensiblement progressé au sein des dossiers de surendettement
Les prêts immobiliers ont sensiblement progressé au sein des dossiers de surendettement (©Fotolia)

L'association UFC-Que Choisir alerte sur "l'inquiétante progression" des crédits immobiliers dans le nombre de dossiers de surendettement. En cause : des biens achetés à un niveau de prix trop élevé, mais aussi des investissements locatifs qui ont "mal tourné"...

(LaVieImmo.com) - La part de l'endettement immobilier dans les dossiers de surendettement, quasi stable au début des années 2000, a sensiblement augmenté ces dernières années. De 8 % à 9 % seulement des dossiers, très loin derrière les dettes à la consommation ou les crédits renouvelables, les dettes liées à l'emprunt immobilier ont atteint 13 % du total des dossiers en 2015. Soit une hausse de 50% en quelques années seulement, s'inquiète l'UFC-Que choisir dans une étude publiée lundi 23 novembre. Ainsi, le nombre de de dossiers de surendettement (toutes causes comprises) est passé de 218.000 nouveaux cas en 2010 à 231.000 en 2015.

Et comme les crédits immobiliers portent toujours sur de fortes sommes (108.000 euros en moyenne en 2015 pour les surendettés), ces derniers représentent aujourd’hui "plus du tiers de la dette globale des surendettés, à 34,2% au deuxième trimestre 2015", souligne l'étude.

Première "cause probable" à ce phénomène, selon l'UFC : la flambée des prix durant la première décennie des années 2000. Parmi les particuliers qui déposent un dossier de surendettement, on retrouve d'abord ceux qui ont acheté au prix fort et ne peuvent plus vendre aujourd'hui, après la baisse des prix, "sauf à encaisser une sévère moins-value".

Gare à la défiscalisation

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Mais gare également à la défiscalisation. Des centaines de particuliers qui ont investi dans des biens éligibles aux dispositifs Robien ou Scellier (plus proposés aujourd'hui), voire en résidences de tourisme notamment, se sont retrouvés pris au piège, en ne percevant pas par exemple les loyers escomptés, alors que la banque les avait pris en compte dans le calcul de leur capacité de remboursement. Et ces investissements, conclus en général sur des durées de 9 ans en général, interdisent la revente du bien avant le terme fixé par la loi de défiscalisation; Ceux qui se risqueraient à vendre avant l'échéance s'exposent donc à un redressement fiscal.

Enfin, on retrouve aussi quelques particuliers qui se sont tournés vers les investissements en résidences de tourisme. Un marché "encore plus difficile", et où la revente n'est pas aisée, dans la mesure où il y a encore peu d'acheteurs. En effet, ces résidences sont plutôt boudées des investisseurs car elles ont en général un faible rendement et un régime juridique contraignant.

Le surendettement immobilier devra être surveillé attentivement : "compte tenu de l’intensité des ventes en défiscalisation jusqu’en 2010, il n’est pas impossible qu’il grimpe encore", conclut l'association de consommateurs.



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Léo Monégier - ©2016 LaVieImmo
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  • 1 Reco 26/11/2015 à 09:55 par LaurentCRIADO

    Message partie 2/2

    C’est sans doute en dernier recours que les personnes déposent un dossier de surendettement, une fois qu’elles ne peuvent plus faire autrement, avant la saisie et l’expulsion.

    UFC – Que choisir identifie la flambée des prix du début des années 2000 comme étant la première cause probable.

    Acheter un bien surcoté revient à payer un âne au prix d’un cheval de course : c’est la pierre angulaire du problème.

    Le seul moyen d’éviter de surpayer un bien est de l’acheter à son juste prix. C’est en analysant le bien et son environnement que l’on sait si le prix est justifié ou pas par rapport à ses qualités intrinsèques.

    Malheureusement, cette analyse passe trop souvent à la trappe.

    Le nombre de dossiers risque d’augmenter encore plus avec le matraquage fiscal qui se prépare, notamment avec la réforme des valeurs locatives cadastrales. Certains types de biens vont voir le montant des impôts locaux augmenter brutalement.

    Il est nécessaire de décortiquer chaque bien avant un éventuel achat pour minimiser le plus possible le risque. Cela évitera de surpayer un bien, laissera des marges de manœuvre financière en cas d’imprévus et évitera la case surendettement, saisie et expulsion.

    Laurent CRIADO

  • 1 Reco 26/11/2015 à 09:53 par LaurentCRIADO

    Message partie 1/2

    L’immobilier est considéré comme un produit d’investissement et de défiscalisation. Pour certains, il s'apparente même à un produit de pure spéculation. La fonction première d’un logement est de loger des personnes.

    C’est déjà en s’attaquant à ce problème que les choses s’amélioreront.

    Concernant le problème plus spécifique de la forte hausse des dossiers de surendettement liés à des crédits immobilier, il convient de s’attarder sur les chiffres en situation « normale ».

    En prenant ceux de l’article, et pour l’année 2010, on arrive quand même à un nombre de dossiers compris entre 17440 et 19620 ! C’est déjà quelque chose d’énorme. En prenant une moyenne lissée à 700000 ventes annuelles, c’est donc 2,5 acheteurs sur 100 qui passeront par la case surendettement !

    Avec les chiffres de 2015, c’est encore plus effrayant :

    - 30030 dossiers au total

    - 4,3 acheteurs sur 100 qui seront surendettés

    Il faut également se pencher sur les autres chiffres de l’article qui fait référence aux crédits à la consommation et aux crédits révolving, en tête du classement des crédits, quels qu'ils soient.

    Une personne qui n’arrive plus à rembourser son crédit immobilier ne va-t-elle pas tenter dans un premier temps de se débrouiller seule en contractant justement ce type de crédit ? Cet « apport » d’argent frais ne sera en fin de compte utilisé que pour rembourser le crédit immobilier et pas du tout alloué à la consommation. Une fraction des surendettés de ce type de crédits n’est-elle pas en lien direct avec les soucis de remboursement du crédit immobilier ?

  • 1 Reco 24/11/2015 à 20:00 par franckblack

    Soit une hausse de 50% en quelques années seulement, s'inquiète l'UFC-Que choisir

    ça me rappel le début de la crise des subprimes.


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