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EmprunterEmprunterlundi 19 septembre 2011 à 18h40

Immobilier : Cacophonie sur le front des taux


Des discours un peu divergents...
Des discours un peu divergents...
Des discours un peu divergents... (©dr)

Baisse ou pas baisse ? Difficile, à la lecture des différents baromètres des sociétés en courtage de crédit, de se faire une idée claire de l’évolution des taux d’emprunt immobilier. Une seule certitude : les chances de voir les conditions d’octroi de crédit s’améliorer dans les prochains mois sont très minces.

(LaVieImmo.com) - Est-ce l’incertitude économique qui brouille les pistes, ou l’approche de la saison des salons immobiliers qui encourage les discours plus rassurants ? Les courtiers en crédits immobiliers, qui travaillent pourtant avec les mêmes partenaires bancaires et parlent généralement d’une même voix, tiennent depuis quelques jours des discours divergents.

Stabilité...

Selon Empruntis.com, qui a publié lundi matin ses derniers baromètres régionaux, rien de notable n’a eu lieu sur le marché des taux depuis quinze jours. Les banques, qui n’ont plus modifié leurs barèmes depuis juillet, les ont à nouveau laissé inchangés ce mois-ci. « On observe tout au plus quelques mouvements isolés, dans quelques régions et sur certaines durées… Pas une vraie tendance de fond », indique Maël Bernier, porte-parole du courtier. En moyenne, les taux des prêts accordés par l’intermédiaire d’Empruntis sont assortis d’un taux de 4,30 % sur 20 ans, identique à celui obtenu au début de l’été.

...ou légère baisse ?

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Meilleurtaux.com, lui, revendique un taux moyen de 4,23 %, en baisse de 0,07 point. Le courtier assure que près de quatre de ses partenaires sur dix (37 %) ont abaissé leurs barèmes, répercutant la chute de l’OAT*, utilisée comme référence par les banques pour déterminer le niveau de leurs taux fixes. « Les établissements qui ont baissé leurs taux sont ceux qui ont clairement un objectif de conquête de nouveaux clients », explique Sandrine Allonier, responsable des études économiques de Meilleurtaux. « Peut-être, mais les rares banques qui ont effectivement abaissé leurs barèmes sont celles qui s’étaient mises hors marché… », tranche Ari Bitton, le président d’AB Courtage. Ces banques proposent désormais des taux comparables à celles de leurs concurrentes, et en rien des taux exceptionnels. La baisse annoncée est d’ailleurs loin d’être significative ».

Des hausses possibles à moyen terme

Les trois concurrents sont d’accord sur un point : les perspectives d’évolution des taux ne sont guère encourageantes. « La baisse de l’OAT laisse une marge de manœuvre théorique aux banques pour abaisser leurs barèmes. Dans un marché plus apaisé, elles le feraient d’ailleurs très certainement », reprend Maël Bernier. Mais à l’heure actuelle, entre la mise en place programmée des règles prudentielles de Bâle III, les tensions sur le refinancement et la dégradation des notes de certaines banques par les agences de notation financière, le marché est bien loin d’être apaisé… Selon Hervé Hatt, directeur général de Meilleurtaux, « certaines banques pourraient faire le choix de reconstituer leurs marges, et rester prudentes sur la croissance de l’encours de crédit ». En d’autres termes, les taux ne devraient guère bouger tant que l’OAT se maintiendra sur ses niveaux actuels. Les banques ne devraient en revanche pas hésiter à répercuter la moindre hausse des taux longs dans leurs barèmes. « On peut tout au plus s’attendre à des gestes commerciaux de la part des établissements qui sont en retard sur leurs objectifs commerciaux, mais rien de très significatif ni de durable dans le temps », résume Ari Bitton.

Des banquiers plus regardants

Par ailleurs, les banques pourraient durcir leurs conditions d’octroi de taux. En début de mois, Empruntis notait que la moitié de ses partenaires entendaient muscler leurs critères, en termes de niveau d’endettement, notamment. « Certaines banques avaient pris l’habitude de prêter à des taux d’endettement de 38, voire 39 % pour les emprunteurs les plus aisés, explique Maël Bernier. Elles devraient renouer avec avec des taux plus raisonnables, de l'ordre de 35 % au maximum ». Les banquiers pourraient également se montrer plus prudents sur la question de la stabilité salariale et le secteur d'activité de l'emprunteur. « Des précautions qui avaient disparu en 2010, mais qui vont être un peu plus regardées à l’avenir », conclut la spécialiste.

Emmanuel Salbayre - ©2016 LaVieImmo
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  • 0 Reco 20/09/2011 à 10:40 par Agent Immo

    Je crois que je vais changer de taf avant que mon boss me vire! Mieux vaut ne pas etre agent immo en ce moment!

  • 0 Reco 20/09/2011 à 08:16 par Jerome economiste maitre de conf

    Standard and poor porte bien son nom. La pauvreté risque bien de devenir un standard en Europe! Je predis la ruine de pas mal d'investisseurs

  • 0 Reco 20/09/2011 à 08:15 par Jerome economiste maitre de conf

    L'italie vient d'etre dégradée par les agences de notation! Les taux vont exploser en Italie. Ca va etre terrible en terme de chomage, déja que la situation y est catastrophique.

    Prochaine cible! la FRANCE!!

    Il ne faudra pas pleurnicher à ce moment là, et je prévois dans 2-3mois maximum. En plus, vous l'aurez remarquez, les agences de notation ne previennent pas!!! Quand ca tombe, ca fait très mal!

    Les taux vont exploser en France! Et les prix chuteront fortement, inexorablement!

    Sachez d'autre part, contrairement aux dires des speudo économistes ici, la chute de la bourse n'a pas entrainé une bousculade des investisseurs et des particuliers vers la soi-disante valeur refuge qu'est l'immobilier. Pourquoi?

    1) les investisseurs intelligents savent tres bien que l'immobilier est largement surévalué
    2) beaucoup de particuliers avaient investi en bourse: avec la chute de cette dernière, beaucoup de particuliers ont abondoné l'idée d'acheter car leur apport a fondu en bourse!
    3) les perspectives d'emploi sont tres mauvaise. Si la France perd son triple A, ca va etre TERRIBLE. Ce n'est vraiment pas le moment d'acheter, à moins de vouloir jouer à la roulette russe!

    Bref, chers propriétaires, si vous souhaitiez vendre, ca va etre très dur. Mais c'est maintenant ou jamais..... Profitez du fait que les prix n'aient pas encore trop baissé pour limiter la perte!

  • 0 Reco 19/09/2011 à 21:20 par Yvon

    désolé je m'emporte et je bafouille d'énervement: je ne supporte pas les vieux cupides comme n'importe quoi!

    en 82, c'était beaucoup plus facile et moins risqué! Les emprunts etaient 10 - 15 ans au max. De plus, les banques ont rachété les intérets des gens, car ceux ci ont baissé! Car ils oublient bien de le dire, ces enfoirés de proprios!

  • 0 Reco 19/09/2011 à 21:17 par Yvon

    "nimportequoi", tu potes ton nom. A cette epoque, les prix etait 5 fois moins cher... et le ratio prix/ salaire egalement bien élevé... Vous emprun tiez sur 15 ans au max a votre epoque !

    Yann, bien d'accord avec toi! On ne va pas se mettre la corde au cou et se priver pendant 30 ans!! Cest vraiment pas le moment d'(acheter ou alors il faut negocier a moins 20% au minimum....
    Arretes de jouer les proprios vieux et cupides. Merci.:)

  • 1 Reco 19/09/2011 à 19:47 par nimportequoi

    Je me souviens des taux à 16% de 1982, alors ....

  • 0 Reco 19/09/2011 à 19:03 par Yann

    @ Yvon
    Emprunter sur 30 ans ? !!!
    Faut du courage....
    Sans moi, c'est pas écrit "PIGEON" sur mon front

  • 0 Reco 19/09/2011 à 19:01 par papa ouète

    Meilleur avait des taux était plus élevés que Empruntis, voilà pourquoi ils avaient une marge pour annoncer une baisse

  • 0 Reco 19/09/2011 à 18:51 par Yvon

    pas de baisse.... le taux sur 30 reste a 4.75%, extremement élevé! Mieux vaut ne pas acheter!


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