Emprunter
LaVieImmo.com
EmprunterEmpruntermercredi 15 décembre 2010 à 16h04

Immobilier : Hausse générale des taux d'emprunt


Les taux sont remontés à leur niveau du mois de juin 2010
Les taux sont remontés à leur niveau du mois de juin 2010
Les taux sont remontés à leur niveau du mois de juin 2010 (©dr)

Empruntis.com confirme la remontée des taux d’emprunt immobilier, « sur toutes les durées et [dans] toutes les régions ». Encore optimiste, le courtier craint que les tensions sur les marchés obligataires ne poussent les banques à relever plus nettement leurs tarifs.

(LaVieImmo.com) - La période de baisse des taux immobiliers est bel et bien terminée. Le baromètre du courtier en crédit Empruntis.com fait état d’une « hausse générale » des tarifs des banques au cours des quatre dernières semaines, et ce « sur toutes les durées et [dans] toutes les régions ». En moyenne, un ménage s’endettant sur une durée de 15 ans obtient aujourd’hui un taux de 3,50 %, soit 0,15 point de plus qu’au 16 novembre dernier. Empruntis constate une hausse de 0,15 point également pour les emprunts à 25 ans (avec un taux moyen de 3,85 %), et de 0,20 point à 20 ans (3,70 %).

Conforme au mouvement initié en début de mois, cette remontée suit celle de l’Obligation assimilable du Trésor (OAT 10 ans), l’indice de référence des taux fixes, qui culmine aujourd’hui à 3,38 % - au plus haut depuis la mi-avril et loin au-dessus des 2,50 % touchés à la fin du mois d’août.

Rogner les marges

Crédit Immobilier
Simulateurs immobiliers

Evaluez gratuitement les offres de plus de 100 banques !

« Le discours des banques est encore globalement rassurant, confie Maël Bernier, porte-parole d’Empruntis.com. Malgré la forte hausse de l’OAT, la plupart de nos partenaires se disent prêts à faire le maximum pour garder des taux bas, quitte pour cela à rogner sur leurs marges ». Le courtier estime que les taux des emprunts à 15 et 20 ans se maintiendront en deçà des 4 % jusqu’à la fin du premier trimestre, « premier temps fort de l’année sur le marché immobilier ». Soit des taux encore très attrayants, comparables à ceux qui étaient pratiqués au mois de juin dernier et proches des niveaux de l’automne 2005, qui faisaient encore très récemment figure de planchers historiques. « Les perspectives à court terme ne sont pas inquiétantes, reprend Maël Bernier. Mais « au-delà du premier trimestre, il est très difficile de faire des pronostics », reconnaît-elle, un œil rivé sur la courbe de l’OAT 10 ans.

Emmanuel Salbayre - ©2016 LaVieImmo
Donnez votre avis
Vous devez être enregistré pour pouvoir poster sur cet article
(il vous reste 2000 caractères)

  • 0 Reco 17/12/2010 à 20:52 par analyste financier

    Constat d'une bulle déjà là ...
    Je discutais hier avec quelques banquiers privés lors d'un pince fesse, quelque part dans un ex paradis fiscal européen. Les mecs se marraient des prix en France, se gardent bien d'acheter maintenant en IdF et déconseillent à leurs richissimes clients d'acheter dans cette même région ... même constat pour l'Italie.
    Il y a tellement de bonnes affaires à réaliser dans d'autres pays qu'il faudrait être le dernier des cons pour investir en IdF maintenant.

  • 0 Reco 16/12/2010 à 16:38 par Domicilium chasseur immobilier

    C'était une évolution prévisible.
    EM
    http://www.domicilium.fr

  • 0 Reco 16/12/2010 à 16:37 par Domicilium chasseur immobilier

    C'était une évolution prévisible.
    EM
    http://www.domicilium.fr

  • 0 Reco 16/12/2010 à 09:47 par poilagratter

    à voir par ailleurs le nombre de dossiers de demandes de crédits immobiliers refusés depuis quelques semaines , il semblerait que la plupart des banques soit aient déjà largement fait leurs quotas de crédits pour 2010 soit ont anticipé les recommandations des autorités de contrôle en la matière.....en tous cas, tout cela devrait en calmer quelques uns d'ici peu...

  • 1 Reco 16/12/2010 à 09:42 par poilagratter

    en dehors de toutes ces explications techniques doctement avancées par de super spécialistes devant lesquels je m'incline modestement , il y a eu aussi récemment une mise en garde de la Banque de France devant l'envolée des crédits immobiliers accordés par lesbanques en 2010; ce qui a poussé les autorités de contrôle à "conseiller" fortement les banquiers à remonter "en douceur" les taux d'intérêt de leurs prêts et d'en raccourcir progressivement les durées; la crainte de la bulle de crédits à venir ou le constat d'une bulle déjà là??

  • 0 Reco 15/12/2010 à 23:15 par analyste financier

    Les taux longs (OAT10) sont d'ores et déjà remonté de 1% (100 bp) depuis le point bas d'octobre et sont dans un tunnel haussier qui n'est pas près de s'arrêter.

    Cependant, il n'y a pas de relation directe entre les taux longs et les grilles tarifaires bancaires, les banques pouvant faire de la transformation en prêtant long et en empruntant court. Actuellement, la pentification de la courbe des taux permet d'améliorer la marge d'ALM des établissements, qui tout en améliorant leurs couples risque / return peuvent se permettre de pricer plus cher et de durcir les conditions d'octroi (moins de duration, plus d'apport).

    Le glas sera sonné par la remontée des taux courts, avec un effet ciseau immédiat pour les établissements de crédit, les banques commerciales françaises étant exposée à la hausse des taux (ou à l'aplatissement de la courbe, comme expliqué plus haut) : les grilles tarifaires vont vraiment remonter à ce moment là. Les poussées inflationnistes en zone euro vont irrémédiablement amener la BCE à remonter les taux courts. A quel moment ? Si on pouvait le savoir, on serait tous (les gens malins) très riches.

  • 2 Reco 15/12/2010 à 21:41 par MisterHadley

    C'est marrant ce besoin irrépressible d'aller forcément dans les extrêmes, finalement, hein...

    Parce qu'entre une augmentation des taux d'emprunts (0.15% est une augmentation, par exemple) ainsi que des prix comme il y aura eu depuis un an, et "s'endetter" sur 35, 40, 50 ans voir deux générations, il y a un fossé, quand même..!

    Admettons, par pure imagination, que les prix en 2011, prennent +7% en glissement annuel, soit dans 12 mois...

    Et que dans douze mois, les taux aient finis par remonter d'1 petit %...

    Vu les réactions épidermiques actuelles, on n'ose imaginer alors ce à quoi on aurait droit en pétage de plombs sur les forums à ce moment-là..! :)

    Mais les "attentistes" auraient alors perdu, en plus d'une nouvelle année pleine d'augmentations de tout un tas de dépenses déjà annoncées à la hausse, encore plus de thunes à "attendre"...

    Message édité 15/12/2010 à 21:44

  • 0 Reco 15/12/2010 à 21:29 par analyste financier

    Oui, c'est possible à court terme.
    En allongeant la durée des crédits. Les gens pourraient s'endetter sur 35, 40, 50 ans, puis bientôt sur deux générations afin de financer des biens de plus en plus chers.
    Ce serait tellement bien pour les agents immobiliers, pensez-vous, pouvoir devenir les rois du pétrole avec des commissions qui ne font qu'augmenter !
    Mais bon, dans les fantasmes seulement, parce qu'au bout d'un moment, il n'y aurait tout de même plus de fric pour acheter. Et puis surtout parce que ce ne serait pas du tout dans l'intérêt des banques, qui verraient leur rentabilité chuter.

  • 0 Reco 15/12/2010 à 21:17 par MisterHadley

    Imaginons que les taux remontent et que les prix continuent aussi de monter...

    Résultat : Les éternels "attentistes" s'éloigneraient doublement plus de l'accession...

    ;)

    Message édité 15/12/2010 à 21:18

  • 1 Reco 15/12/2010 à 21:05 par analyste financier

    On peut valoriser un bien immobilier en faisant la somme des flux perçus et payés par la détention de ce bien (paiement des charges, remboursement des emprunts, perception des loyers ou de l'économie de loyers). Comme une obligation en fait. Sauf que le dernier flux (au jour de la revente) est inconnu et que les charges vont augmenter dans le temps.

    En euro constants, la valeur de cette somme de flux dépend de l'inflation. Plus l'inflation future est forte, moins la valeur absolue du flux futur "vaut" quelque chose en monnaie actuelle. C'est une relation de type Flux / Taux dinflation.

    Le taux d'inflation ou le taux du crédit d'augmenter (les deux sont liés) et la valeur du bien immobilier de baisser.

    => Toute choses égales par ailleurs, toute augmentation des taux d'intérêt fait baisser la valeur "financière" d'un bien immobilier.

    Cette valorisation financière n'a évidemment rien à voir avec le prix de marché à un moment donné du bien. Comme pour les actions ou pour les obligations, on peut avoir un prix de marché sous-évalué (le prix de marché est inférieur à la somme des flux) ou sur-évalué.

    Aujourd'hui, les prix de marché de Paris et de l'IDF sont très sur-évalués (à moins de supposer que le prix vont encore très fortement monter et que le prix de revente va être très nettement supérieur au prix d'achat).

  • 0 Reco 15/12/2010 à 18:43 par warsi

    Tres juste UFFA92

  • 0 Reco 15/12/2010 à 17:00 par Karl Tocqeynes

    Vivement l'économie planifiée.

  • 0 Reco 15/12/2010 à 16:44 par lapoliss

    assez d'accord avec UFFA92
    (mais je crois bien que "Maël" est un prénom féminin...)

  • 0 Reco 15/12/2010 à 16:37 par UFFA92

    Encore un article pour nous dire "c'est le moment d'acheter" ! Monsieur BERNIER devrait expliquer aussi ce qui va se passer si les taux remontent car si le crédit est plus cher il y aura moins d'acheteurs solvables. Ce qui intéresse le candidat à l'achat c'est de savoir quel impact celà aurait sur les prix. Car si les taux sont encore bas, les prix sont encore excessiment hauts. Hors une des raisons de la hausse des prix de ces derniers mois est le crédit par cher, c'est ce que les professionnels nous expliquent. En suivant ce raisonnement, avec du crédit plus cher les prix doivent baisser. Dans ce cas, il vaut mieux attendre pour acheter car la somme à rembourser est aujourd'hui énorme, taux bas ou pas.


En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez nos CGU et l'utilisation de cookies afin de réaliser des statistiques d'audiences et vous proposer une navigation optimale, la possibilité de partager des contenus sur des réseaux sociaux ainsi que des services et offres adaptés à vos centres d'intérêts.
Pour en savoir plus et paramétrer les cookies...