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La Vie immobilière N° 18Paru le dimanche 1 juin 2008 à 00h00

Tendance design sur les calanques


Les habitations de style provençal n'ont plus la cote. Les biens relookés avec vue sur mer emportent la préférence.

Enserré entre le massif des Calanques et le cap Canaille, plus haute falaise maritime d'Europe culminant à 400 m, le petit port de Cassis est sans conteste l'une des plus belles escales du littoral des Bouches-du-Rhône. Le coin est également réputé pour sa production de vin blanc qui bénéficie d'une des plus anciennes appellations d'origine contrôlée de France. Sur les 2 686 hectares de la commune, près de 79 % sont classés en zone naturelle protégée ; 5 500 logements y sont recensés, dont 70 % de résidences principales. De 8 000 habitants pendant l'année, la population cassidaine passe à plus de 25 000 les mois d'été.

Micromarché

Ici, comme dans la métropole marseillaise, distante de 30 km, les prix du marché de l'immobilier se sont dans l'ensemble stabilisés depuis l'an dernier. « Cassis est un micromarché où les tarifs demeurent élevés, l'offre y étant limitée et la demande soutenue. Cependant, l'euphorie est terminée. Les prix stagnent et le rythme des transactions ralentit depuis six mois, certains biens rencontrant des difficultés à se vendre. Ce phénomène est surtout sensible sur le segment inférieur à 1 million d'euros », constate Jean-Christophe Moni, gérant de Castellas Immobilier.

Le prix d'une maison dépend de son placement et de la vue sur la Méditerranée. Il faut compter au minimum 700 000 euros pour s'offrir une villa non mitoyenne de 150 m2 habitables sur 1 000 m2 de terrain. Si la plupart des transactions se signent entre 800 000 et 1 200 000 euros, les acheteurs ne semblent plus prêts à payer le prix fort pour un bien moyen. « Quelqu'un qui aurait acheté une maison de style provençal voilà un an et qui souhaiterait maintenant la revendre dans le même état sans y avoir réalisé de travaux perdrait à coup sûr entre 5 à 7 % par rapport au prix d'achat initial, voire plus », confirme Stéphanie Chevalier, négociatrice chez Century 21 à Carnoux. Qui cite l'exemple de cette jolie villa mise en vente 1 250 000 euros il y a dix-huit mois. Son propriétaire regrette d'avoir refusé une première offre à 1 150 000 euros, car un acheteur potentiel ne lui en propose plus aujourd'hui que 900 000 euros.

En revanche, le prix des propriétés cossues bien placées se maintient à des niveaux très élevés. Dans la presqu'île, en lisière des calanques, les villas 1930 de 150 à 180 m2 habitables ne se vendent pas à moins de 1 million d'euros et peuvent grimper jusqu'à 3 millions si elles ont été rénovées, bénéficient d'une piscine et disposent d'un anneau de bateau en contrebas du jardin. Le secteur de Super-Cassis est éloigné du centre-ville mais offre l'un des plus beaux points de vue sur le cap Canaille et la Couronne de Charlemagne. Les maisons, dont les plus anciennes remontent aux années 1970, y disposent en moyenne de 120 m2 habitables et de 800 m2 de terrain et sont affichées entre 800 000 et 2 500 000 euros selon les prestations. Une villa de caractère avec piscine à débordement et vue sur la mer vient par exemple de partir pour 1 800 000 euros.

Un penthouse pour 1 million d'euros

Pour s'offrir un appartement dans une copropriété semi-récente aux prestations moyennes sans vue sur la grande bleue, il faut compter 5 000 euros le mètre carré en moyenne et plutôt de 6 000 à 7 000 euros pour un produit de bon standing à proximité du centre-ville et jouissant d'une vue sur mer. En front du port de plaisance, les petites surfaces peuvent s'envoler jusqu'à 9 000-10 000 euros le mètre carré. « La vue est un atout déterminant pour la vente, tout comme une rénovation réalisée selon les tendances du design contemporain », précise Michèle Falque, de l'agence du même nom. Parmi les biens les plus recherchés à Cassis, les appartements penthouse relookés design peuvent ainsi facilement dépasser le million d'euros. Par exemple, ces deux derniers étages de 130 m2 avec environ 100 m2 de terrasse situés respectivement à 400 m et 1,5 km du port, et chacun d'entre eux payé 1 500 000 euros

Sophie Bonis

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