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La Vie immobilière N° 8Paru le vendredi 1 juin 2007 à 00h00

Terrains à bâtir en Seine-et-Marne (77)


Dans le plus grand département d'Ile-de-France, face à une offre en foncier qui se raréfie, les prix flambent. Selon que l'on s'éloigne ou non de la capitale, ils varient de 1 à 4 du sud-est au nord-ouest.

Malgré ses 5 915 km2, soit près de la moitié de la superficie francilienne, « la Seine-et-Marne est en situation de pénurie de terrains à bâtir ! » s'agace Pascale Poirot, présidente du Syndicat national des professionnels de l'aménagement et du lotissement (Snal) Ile-de-France - Picardie. Le département regorge de réserves, mais « les élus rechignent à ouvrir leur foncier à l'urbanisation », explique-t-elle. Conséquence : les prix ont quasiment doublé en cinq ans, et les chercheurs de terrains s'éloignent encore de la capitale. Les départements proches, comme l'Oise, l'Eure-et-Loir ou le Loiret, sont les premiers à profiter de cet exode forcé.

Les professionnels du 77 se plaignent unanimement du manque d'offres face à une demande toujours plus soutenue. « Si on en avait dix par mois, on les vendrait sans problème », regrette un agent de Brie-Comte-Robert. Les terrains commercialisés s'arrachent : « Il m'est arrivé de vendre dix lots en une semaine », se rappelle la responsable de Terres à maisons, un aménageur- lotisseur de Melun. Mais certaines parcelles, plus onéreuses, peinent à trouver preneur, comme dans ce lotissement d'Esbly, au sud-ouest de Meaux, où un terrain de 850 m2 se paie 200 000 euros.

L'accessibilité plus prisée que la surface

La Seine-et-Marne présente de très fortes disparités de prix selon les communes, en fonction de leur distance par rapport à Paris et de la qualité du réseau de transport. Du sud-est, rural et mal desservi, au nord-ouest, très urbanisé et proche de la capitale, les tarifs peuvent varier du simple au quadruple.

Les zones les plus prisées sont donc les agglomérations bien reliées, en particulier Meaux et Melun. « Pour un terrain dans les quartiers résidentiels autour de la gare de Melun, il faut compter 150 000 euros au bas mot », estime Dalila Bouzar, de l'agence Orpi de l'Ermitage. « Nos clients sacrifient sans hésiter la surface au profit de la situation », confie un spécialiste meldois d'Orpi Gestimmo. A Meaux, une parcelle de 350 m2 s'est vendue 125 000 euros, tandis que dans un village situé à dix minutes au nord de la ville un terrain trois fois plus étendu est parti pour 139 000 euros.

Le choix est plus vaste dans la région en plein développement de Coulommiers, très prisée des constructeurs et où les prix sont encore abordables : « Entre Coulommiers et Crécy-la-Chapelle, il faut prévoir un budget de 130 000 à 160 000 euros pour un terrain de 1 000 m2 », estime Frédérique Brochard, de l'agence Century 21 de Seine-et-Marne. Mais les acquéreurs hésitent à franchir le cap des 150 000 euros et certains biens restent en stock.

Les adeptes de verdure et de tranquillité portent plutôt leurs recherches sur de petits havres de paix tels que La Rochette ou Bois-le-Roi et sont prêts à mettre le prix. Mais les banques ne suivent pas toujours les rêves de leurs clients : c'est ainsi qu'un couple de Vaux-le-Pénil a dû renoncer au terrain idéal à Chartrettes, non loin de Fontainebleau, mis en vente 129 000 euros pour une surface de 800 m2, faute de financement

Muriel Breiman

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