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La Vie immobilière N° 18Paru le dimanche 1 juin 2008 à 00h00

Tiotes maisons à saisir


L'effet Bienvenue chez les Ch'tis se fait attendre. Les petites maisons de ville, abondantes, tardent à se vendre. C'est le moment de négocier.

L'énorme succès de Bienvenue chez les Ch'tis, le film de Dany Boon tourné à Bergues, a-t-il un effet positif sur le marché immobilier local ? Certains estiment que oui, comme ce professionnel d'une agence du centre-ville : « Je pense que le film nous amène des clients. J'ai récemment eu affaire avec des cadres venus de Bordeaux et du Havre, mutés dans le Nord, et qui ont choisi de s'installer ici. » Régine Beyart, codirectrice de l'agence des Hauts de France, nuance toutefois le propos : « Les touristes viennent surtout pour visiter les lieux du tournage. Depuis 2007, la conjoncture est très calme, avec des offres qui restent quatre mois, voire davantage, sans trouver d'acheteurs. » Pour Me Daniel Delemazure, notaire, « l'effet Bienvenue chez les Ch'tis bénéficie d'abord aux commerçants et aux métiers de bouche. En ce qui concerne l'immobilier, j'attends de voir ».

Quoi qu'il en soit, ceux qui cherchent la tranquillité et le charme ne seront pas déçus. Une ville sans parcmètre ni zone bleue, où il n'est pas nécessaire de fermer sa voiture à clé ! La commune, bien desservie par le réseau autoroutier, se situe à un quart d'heure de Dunkerque, une demi-heure de Calais et une heure de Lille. Bergues offre, en prime, la qualité architecturale d'une cité ancienne, resserrée dans ses remparts Vauban, avec sa petite place, sa tour de garde et son beffroi. Certains quartiers de la ville font penser à une « petite Bruges », avec ses alignements de maisons anciennes, ses canaux et ses jardins.

Près du tiers du parc immobilier de la ville est constitué de constructions anciennes, certaines remontant au début du xviie siècle. « Rue Carnot ou rue Faidherbe, vous trouverez des maisons de maître avec hauts plafonds ouvragés, marbre et beaux escaliers, mais à des prix qui grimpent à 400 000 euros », explique Régine Beyart. Par ailleurs, la ville, ayant été durement bombardée, on y trouve beaucoup de constructions des années 1950-1960.

20 à 30 % de baisse en deux ans

La professionnelle note que « le marché a fortement baissé depuis 2006, peut-être de 20 à 30 %. Une maison de 100 à 120 m2, avec une cour ou un petit jardin, mais sans garage, se négocie entre 210 000 et 250 000 euros. Nous avons vendu récemment rue des Capucins une habitation de 120 m2 du début du xxe siècle, en parfait état, pour 250 000 euros. Ici, vous ne trouverez pas de produit à 100 000 euros. Ainsi, un appartement de 60 m2 comprenant trois pièces, dans un immeuble des années 1950, se négocie 150 000 euros ».

Pour sa part, Frédéric Boucquelet, négociateur à BGG Immo, estime que « le budget moyen de l'acheteur tourne ici autour de 200 000 euros, alors que les prix affichés sont souvent beaucoup plus élevés. Voilà pourquoi on peut négocier ferme, jusqu'à 15, voire 20 % à la baisse, et ce n'est que le début ».

Dans cette fourchette de prix, en s'éloignant de Bergues, les villages environnants - Socx, Quaëdypre, Bierne, Hoymille - offrent des produits plutôt résidentiels. « Des maisons des années 1970 avec jardin partent facilement entre 200 000 et 250 000 euros, parce que coquettes et bien entretenues », observe Me Delemazure

Gilles Naudy

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