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La Vie immobilière N° 13Paru le samedi 1 décembre 2007 à 00h00

Trois-pièces à Paris 11e


Autrefois boudés, certains quartiers séduisent aujourd'hui une clientèle branchée. Mais pour les familles, les trois-pièces ne sont pas légion.

De République à Nation, de Ménilmontant à Bastille, le 11e arrondissement parisien ne manque pas d'atouts. Et depuis la construction de l'Opéra de la Bastille, en 1989, que de changements ! Populaire, le secteur s'est en effet beaucoup transformé, désormais plébiscité par une clientèle branchée. Les célibataires et les jeunes couples en raffolent. D'autant qu'il est bien desservi en lignes de métro et qu'il recèle un bâti très diversifié. On y trouve aussi bien des immeubles bourgeois de type haussmannien, par exemple du côté de l'avenue de la République et de la place de la Nation, que des immeubles plus modestes dans les quartiers jouxtant Ménilmontant, ou encore des lofts sympas du côté du faubourg Saint-Antoine.

Selon la dernière étude de Laforêt Immobilier, entre décembre 2006 et juin 2007, la cote de l'arrondissement a progressé de 3 %, portant le prix moyen d'un logement à 345 744 euros. Avec des disparités plus ou moins importantes selon les quartiers. Le quartier Sainte-Marguerite (délimité par les rues de Charonne et du Faubourg-Saint-Antoine et la Nation), où le prix du mètre carré évolue entre 4 700 et 5 300 euros, reste le moins cher. Un trois-pièces de 55 m2 y vaut 286 000 euros. Dans le quartier de la Roquette, on passe à 302 000 euros. Quant aux secteurs Saint-Ambroise et Folie-Méricourt, les valeurs moyennes sont respectivement de 325 000 et 330 000 euros. Logique, ce sont les quartiers les plus recherchés.

« Quel que soit le secteur, le mètre carré se vend entre 5 000 et 7 000 euros, explique Patrick Marceau, responsable de l'agence Century 21 République. Ce n'est pas propre à un seul quartier mais à tout le 11e arrondissement. » Même les secteurs à l'origine moins cotés ont aujourd'hui le vent en poupe. « Il y a vingt ans, personne ne voulait aller à Belleville ou à Goncourt, mais aujourd'hui ce n'est plus le cas. » Ainsi, un bien s'est récemment monnayé 6 850 euros le mètre carré rue Saint-Maur. Un prix impensable il y a dix ans !

Stabilisation des prix

Encore faut-il que l'appartement n'ait aucun défaut. Car au niveau de prix actuel, les prétendants à l'achat sont devenus très exigeants. « Ils mettent plus de temps à se décider », lance Patrick Marceau. Du coup, les valeurs se stabilisent. C'est le cas de Saint-Ambroise où, selon Laforêt Immobilier, on assiste même à une petite baisse sur les grandes surfaces. Une denrée pourtant rare dans l'arrondissement. « Géographiquement, on trouve les grands appartements surtout autour de République et de Voltaire, indique un autre professionnel. Ailleurs, c'est plus difficile, le marché étant majoritairement constitué de petites surfaces. » Ainsi, dans l'arrondissement, les trois-pièces ne représentent que 20,6 % du parc immobilier. Inutile de dire que l'offre n'est pas pléthorique.

Même situation dans le neuf. Tout au plus recense-t-on quelques appartements encore disponibles dans une résidence Kaufman & Broad passage Saint-Antoine, où un trois-pièces se vend 496 000 euros. Une autre opération, commercialisée par Bouygues Immobilier, rue Sedaine, affiche des prix supérieurs à 500 000 euros. Comme un 72 m2 vendu 550 000 euros, ou un 77 m2, 580 000 euros. Si votre budget reste limité, inutile de dire qu'il n'y a que dans l'ancien que vous pouvez trouver votre bonheur

Colette Sabarly

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