Magazine immobilier
LaVieImmo.com
Les archives du magazine La Vie Immobilière
La Vie immobilière N° 13Paru le samedi 1 décembre 2007 à 00h00

Un appartement au Touquet (62)


La station balnéaire du Pas-de-Calais attire une population toujours plus huppée, mais de bonnes affaires restent possibles.

Entre 2001 et 2006, la hausse des prix a été vertigineuse : « Les biens immobiliers les moins attrayants ont doublé leur valeur, explique Oscar Coppée, propriétaire de l'agence Somaprim. Certains acheteurs ont fait de formidables affaires. » C'est le cas d'Yves, un producteur qui partage son temps entre Paris et Le Touquet : « J'ai réalisé l'un des meilleurs investissements de ma vie. Ma maison, située en bord de mer, vaut aujourd'hui quatre fois le prix que j'ai payé en 2000 ! »

Depuis un an, le marché local est un peu moins dynamique, même s'il progresse tout de même annuellement de plus de 10 %. Pour Irène Benoît, qui dirige l'agence Saint-Jean, cette croissance s'explique par les particularités du Touquet : « Les nouvelles constructions sont rares sur le territoire de la commune. Conséquence, le foncier devient de plus en plus cher. Il y a dix ans, les nouveaux arrivants étaient aisés, ils sont plutôt riches aujourd'hui. » Les nouveaux acheteurs sont français, mais pas seulement. Le Touquet est très prisé des Anglais depuis les années 1930. La ville, facile d'accès, est bien desservie. L'A16 met Paris à un peu plus de deux heures de route et Londres n'est guère plus loin. Il ne faut que trois heures, via le tunnel sous la Manche, pour rejoindre la capitale anglaise.

Avec vue sur la mer

Le prix moyen du mètre carré est de 6 000 euros pour le neuf et de 5 500 euros pour l'ancien, « mais cela ne veut pas dire grand-chose, estime Oscar Coppée. Si vous achetez un appartement construit avant 1980, le confort dont vous disposerez sera moindre. Dans ce type d'immeuble, les parties communes n'ont en général rien d'exceptionnel et les isolations, sonore et thermique, sont médiocres. Et deux appartements identiques, l'un donnant sur la mer, l'autre en centre-ville, n'auront pas la même valeur ». Pour un bien de prix relativement abordable, il faut évidemment sacrifier la vue sur mer.

Quelques opportunités existent dans le neuf avec ces huit appartements à vendre dans un immeuble du centre-ville qui sortira de terre fin 2008. La résidence Queen Victoria, à l'angle de la rue de la Paix et de la rue de Moscou, est à 50 mètres du fameux marché couvert de la ville. Le prix d'un trois-pièces de 80 m² y est de 400 000 euros en moyenne.

L'ancien réserve aussi de bonnes surprises. Exemples avec ce trois-pièces de 60 m², d'une valeur de 318 000 euros, doté d'une grande terrasse, où, du 3e étage, on surplombe les rues du centre, ou ce beau deux-pièces, situé au 4e étage de la prestigieuse résidence Westminster. Proposé à 291 500 euros, il est entièrement parqueté et offre une vue splendide sur le coeur de ville. Autre belle affaire, une magnifique villa mitoyenne, entièrement rénovée et construite sur un terrain de 1 600 m². D'un coût de 472 500 euros, elle est située avenue du Golf, dans la forêt du Touquet. Mais « pour se loger confortablement à moins de 500 000 euros, conclut Irène Benoît, il vaut mieux viser un appartement de trois à quatre pièces dans le centre. Avec la hausse du marché, le prix des villas descend rarement au-dessous de ce seuil »

Antonin Amado

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez nos CGU et l'utilisation de cookies afin de réaliser des statistiques d'audiences et vous proposer une navigation optimale, la possibilité de partager des contenus sur des réseaux sociaux ainsi que des services et offres adaptés à vos centres d'intérêts.
Pour en savoir plus et paramétrer les cookies...