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La Vie immobilière N° 18Paru le dimanche 1 juin 2008 à 00h00

Un bien signé Auguste Perret


Le centre-ville, classé aujourd'hui patrimoine mondial de l'humanité, rivalise avec le nord, préservé, lui, des bombardements.

Al'ombre de l'hôtel de ville, le centre du Havre, rasé par les bombardements puis reconstruit dans les années 1950 par l'architecte Auguste Perret, attire toujours autant les acheteurs, malgré le ralentissement général du marché. Ce secteur s'étale sur 150 hectares. Il comprend 12 000 logements, dont 20 % de sociaux. Un 100 m2 dans ce quartier à l'architecture fonctionnelle et sobre, aujourd'hui classé au patrimoine mondial de l'humanité, se négocie autour de 300 000 euros. Tous les appartements sont peu ou prou calqués sur le même modèle. Les fenêtres situées en hauteur captent un maximum de lumière, l'espace est distribué de façon optimale, les cloisons sont amovibles pour aménager les pièces selon les besoins. Ils sont tous pourvus d'une cave, d'un parking, d'un garage à vélos... « Comme les appartements se ressemblent tous, la vue et la proximité des plages sont quasiment les seuls critères d'appréciation des prix », estime Jean-Edouard Postel, de Votre Agence Immobilière. Les tarifs peuvent varier du simple au double. Si, près de l'hôtel de ville, le prix du mètre carré pour un rez-de-chaussée avoisine 2 000 euros, celui d'un produit situé près des plages et avec une vue sur mer peut grimper jusqu'à 4 500 euros. Ainsi, dans la Résidence de France, un immeuble qui domine le port de plaisance, un appartement s'est récemment négocié 4 000 euros le mètre carré. Sans surprise.

450 000 euros pour une maison bourgeoise

Le centre exerce certes un fort attrait mais, pour accéder au coeur du chic havrais, il faut se hisser sur les hauteurs du nord de la ville. Les pentes escarpées du quartier Félix-Faure, l'un des seuls à avoir été préservés des bombardements, dévoilent de belles maisons bourgeoises étagées par paliers. Ce charme sans pareil à un prix : au moins 450 000 euros pour une habitation avec quatre ou cinq chambres. Une maison en brique et silex sur trois niveaux de presque 200 m2 s'est récemment vendue 500 000 euros. Plusieurs dizaines de milliers d'euros de travaux seront cependant nécessaires. La plupart des transactions se réalisent par le bouche-à-oreille. « Les propriétaires se contentent de poser une annonce chez le boucher ou chez le boulanger. Les agences ont rarement ce type de bien en portefeuille », constate Olivier Salvador, notaire au Havre.

Autre secteur peu touché par la guerre et extrêmement prisé, le quartier Saint-Vincent, près des plages. On y trouve des appartements fonctionnels avec vue sur mer, mais aussi de coquettes maisons. Leur ticket d'entrée est moins élevé. Une habitation de 130 m2 en retrait par rapport à la plage s'est négociée à 280 000 euros.

L'arrivée du tramway, prévue pour 2012, devrait conforter l'attrait du coeur de ville tout en redonnant un peu d'allant aux secteurs plus populaires, à l'est, qui souffrent bien plus de la conjoncture. La liaison partira de la plage, traversera le centre-ville et montera vers la ville haute avant de se séparer en deux branches, l'une vers Montgaillard, l'autre vers Caucriauville, deux quartiers bien moins cotés

Jorge Carasso

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