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La Vie immobilière N° 3Paru le vendredi 1 décembre 2006 à 00h00

Un mobile home à La Rochelle (17)


Installées dans des parcs spécialement conçus pour elles, ces résidences mobiles de loisirs proposent une solution abordable pour une habitation secondaire.

Le sud de La Rochelle ne manque pas d'attraits : île de Ré, baie d'Oléron... Bonne nouvelle : il est possible d'y acquérir une résidence secondaire pour une somme très inférieure à 100 000 euros, en s'intéressant à l'hôtellerie de plein air. Autrement dit, des mobile homes. D'occasion, les prix démarrent à 15 000 euros. Pour le neuf, la mise de fonds va de 20 000 à 60 000 euros, en fonction de la finition et de la surface du modèle.

Tout confort sur 40 m2

Contrairement à ce que son nom indique, le mobile home n'est pas vraiment déplaçable. Pas tractable par une voiture, il nécessite, selon le code de la route, un convoi exceptionnel pour emprunter le bitume. Les tarifs des revendeurs portent d'ailleurs la mention « livré » si le coût du transport jusqu'à l'endroit choisi est inclus dans le prix d'achat (sinon, compter au moins 1 500 euros). De fait, les roues ne servent que pour le déplacement à l'intérieur du camping. Alors pourquoi les garder ? Parce qu'elles permettent au mobile home d'être assimilé à une caravane et évitent ainsi à son propriétaire de payer les taxes foncière et d'habitation.

Vu de l'extérieur, le mobile home ne donne pas vraiment une impression d'espace. Mais les choses changent une fois la porte franchie. Couleurs claires, meubles spécialement conçus, tout est compact sans donner l'impression d'être étriqué. Construits en PVC et en aluminium, ils réclament peu d'entretien et bénéficient presque tous de doubles vitrages et d'isolants. Point noir : sa durée de vie est limitée - dix ans tout au plus -, et les gérants de camping poussent au renouvellement régu-lièrement, ce qui entraîne une décote très rapide : un mobile home acheté 50 000 euros en vaudra 10 000 à la revente quatre à cinq ans plus tard.

Malgré tout, la résidence mobile de loisirs reste attrayante. Surtout quand le problème de savoir où la placer ne se pose pas. Des groupes comme Siblu ou Proméo construisent et exploitent des parcs dans lesquels ils louent des parcelles à l'année pour une somme variant de 3 000 à 5 000 euros, incluant les charges. Il est possible d'acheter son mobile home sur place. Géré par Siblu, le parc des Charmettes, près de La Palmyre, au-dessus de Royan, en est un exemple. « D'une superficie de 43 hectares, il contient 800 emplacements d'environ 160 m2 chacun, décrit Patrick Ozo, son concepteur. En pleine saison, il peut accueillir 4 000 personnes. » Les parcelles sont organisées par groupes de dix autour d'une petite place circulaire. « L'idée est de recréer un esprit village sans pour autant donner l'impression d'un lotissement », poursuit-il. Tout le parc est organisé autour de son centre névralgique, regroupant une salle des fêtes, deux piscines, un restaurant, un bar, sans oublier la supérette et les terrains de sport. Il est presque possible de passer l'intégralité de ses vacances sans sortir du « village », même si la mer est à moins de 5 km. Enfin, lorsque vous ne l'occupez pas, vous pouvez louer votre mobile home. Cela permet de récupérer le coût de la location de l'emplacement, mais pas vraiment de réaliser des bénéfices. Seul bémol : le parc est fermé pendant l'hiver, comme la majorité des campings en France

Jean-Marie Benoist

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