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La Vie immobilière N° 17Paru le jeudi 1 mai 2008 à 00h00

Un pari sur la durée


Cette catégorie de fonds fait preuve d'une résistance quelque peu inattendue.

L'absence de mauvaises nouvelles est déjà une bonne nouvelle. » Cette réflexion d'un bon gérant de la place résume bien l'état d'esprit de la plupart des pilotes de fonds investis dans des titres immobiliers. Depuis le début de 2008, la catégorie fait preuve d'une très bonne résistance. Alors que l'ensemble est à un trait de la ligne de flottaison (- 0,21 %), l'indice DJ Euro Stoxx 50 affiche un recul de près de 14 %. Il est vrai que, la période étant désormais propice à la distribution de dividendes, les cours des grandes sociétés foncières bénéficient d'un soutien mécanique. Aucun professionnel ne tombe dans un optimisme béat, mais des convictions s'affichent. La purge subie par les grandes foncières l'an dernier a entraîné des décotes exagérées qui ont eu pour effet de refroidir de nombreux investisseurs. Résultat, les flux acheteurs sont moins importants. Quant aux flux vendeurs, ils sont tout aussi faibles, les détenteurs de parts pariant sur le temps pour valoriser leurs investissements.

Calme plat

Sur les fonds immobiliers, dont la volatilité moyenne est sensiblement moins élevée que celle du DJ Euro Stoxx 50 (13 contre 17), c'est le calme plat. Cette situation va-t-elle durer ? Tout dépendra de l'influence de facteurs diamétralement opposés. D'un côté, les grandes sociétés foncières (Klépierre ou Unibail-Rodamco) se tiennent bien, en phase avec la bonne tenue de l'activité dans les centres commerciaux et les bureaux - avec un taux de vacance inférieur à 5 %. De l'autre, le marché du crédit inquiète. Conséquence de la crise des subprimes aux Etats-Unis, les banques sont devenues frileuses dans l'octroi de crédits. D'où les taux courts très élevés affectant les prêts à taux variable et les difficultés du secteur de la construction en dépit d'une demande forte et de mesures fiscales incitatives.

Compte tenu des atouts de l'immobilier dans un contexte économique tourmenté, la confiance prédomine cependant. En attendant, les derniers du classement pâtissent de leur forte exposition internationale (crise américaine, turbulences sur la plupart des marchés asiatiques, etc.) ou sont fortement présents sur le secteur de la construction. Quant aux meilleurs, ils ont pris soin d'éviter le marché britannique, en berne (SSgA Eur ex UK), et sont surtout investis sur les grandes sociétés foncières de la zone euro (Compagnie immobilière Acofi I, Sélection Foncier - voir encadré), la zone géographique la plus attractive actuellement

Jean-François Tardiveau

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