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La Vie immobilière N° 13Paru le samedi 1 décembre 2007 à 00h00

Une bigourdane à Tarbes (65)


La capitale de la Bigorre reste particulièrement abordable pour une ville du Sud-Ouest. C'est la contrepartie positive d'une faible croissance économique.

Flanquée de sa grande rivale, Pau, à l'ouest et de Toulouse à l'est, Tarbes semble rencontrer quelques difficultés à trouver sa place dans le Grand Sud-Ouest, comme en témoigne une démographie déclinante : de 55 000 habitants en 1968, elle est passée à 46 000 en 1999 (dernier recensement Insee).

2 000 euros le mètre carré

Cette préfecture, capitale de la Bigorre, n'étant ni une cité touristique ni un centre économique très important, il n'est pas étonnant que son marché immobilier soit l'un des plus abordables de la région. « Il n'y a pratiquement pas d'habitations au-dessus de 400 000 euros ni d'appartements à plus de 2 000 euros le mètre carré », note un porte-parole tarbais de la chambre interdépartementale des notaires des Hautes-Pyrénées, des Pyrénées-Atlantiques et des Landes. Quelques maisons traditionnelles parviennent à se négocier au-dessus de 450 000 euros, mais elles sont rares. « Il s'agit alors de biens d'exception jouissant d'une bonne situation », confirme Gilles Kunakey, directeur commercial de l'agence Arc en Ciel. La majorité des maisons se négocient donc à moins de 200 000 euros. Et en cherchant bien, on peut même trouver pour moins de 300 000 euros une belle bigourdane. Ce sont des maisons anciennes, très recherchées, aux murs de galets de l'Adour - en principe non crépis lorsqu'elles ont été restaurées avec goût -, avec des encadrements en pierre ; plutôt massives, elles comptent souvent de six à huit pièces, et leur toit en ardoise repose sur une charpente de chêne », explique le porte-parole de la chambre des notaires. « La plupart des bigourdanes sont équipées de dépendances attenantes », ajoute Gilles Kunakey. De sorte qu'il est souvent envisageable de réaliser des travaux d'agrandissement du bâtiment principal qui permettent de doubler la surface habitable. Une idée qui est venue à cet ancien fonctionnaire récemment retraité. Pour 240 000 euros, il vient d'acquérir sur la commune d'Ossun une bigourdane de 150 m² habitables construite sur un terrain de 1 100 m² et dont il entend aménager les dépendances pour recevoir sa famille et ses amis. Lorsqu'on a la chance de dénicher une de ces bâtisses à rénover, les prix peuvent descendre jusqu'à 150 000 euros.

Explorer les villages alentour

Les secteurs les plus cotés ne sont d'ailleurs pas nécessairement situés dans Tarbes intra- muros. Ils se trouvent au sud de l'agglomération, entre Tarbes et le piémont pyrénéen. Du côté de Laloubère, Odos, Momères, jusqu'au village de Saint-Martin, à mi-chemin entre Tarbes et Bagnères-de-Bigorre. Ou encore un peu plus à l'ouest, vers Ibos, Azereix, Juillan, jusqu'à Ossun sur la route de Lourdes. « En se dirigeant vers le sud, les Pyrénées deviennent à portée de main et offrent de splendides vues de carte postale », assure Jean-Paul Dos Santos, directeur de l'agence Librimmo, pour expliquer ce succès. On trouve également des maisons typiques au nord de la ville. Situées dans des villages plus isolés, elles sont d'ailleurs encore moins chères.

Les inconditionnels de la vie urbaine peuvent se replier sur le quartier Ormeau, le plus attrayant de la ville. Ici, il est possible de trouver des villas néobasques assez volumineuses, agrémentées ou non d'un jardinet, mais dont le prix plancher ne descend pas au-dessous de 250 000 euros. A moins d'accepter de réaliser quelques travaux

Frank Audonnet

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