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La Vie immobilière N° 3Paru le vendredi 1 décembre 2006 à 00h00

Une demande toujours vigoureuse


N'en déplaise aux cassandres, le marché de l'immobilier résidentiel fait encore preuve d'un étonnante vitalité et les Français rêvent toujours d'acquérir un bien immobilier.

Les Français ne sont pas à un paradoxe près. Plus l'immobilier est cher, plus leur désir d'accéder à la propriété se fait insistant. « Les intentions d'achat d'un bien immobilier dans les deux ans n'ont jamais été aussi élevées », observe Jean-Claude Szaleniec, président des Espaces immobiliers BNP Paribas. Les chiffres de son dernier baromètre Habitat (le premier date de 2000) sont éloquents : 17 % des personnes interrogées ont l'intention d'acquérir un bien immobilier dans les deux ans, alors qu'ils n'étaient que 13 % en octobre 2005. En Ile-de-France, la proportion atteint 18 %, contre 13 % un an auparavant. La résidence principale reste le moteur de la demande avec 83 % des objectifs d'achat, suivie de l'investissement locatif (7 %) et de la résidence secondaire (7 %), en hausse de 20 %.

Les principaux enseignements de ce sixième baromètre ? D'abord, les Français s'adaptent aux nouveaux tarifs en vigueur. Si 45 % d'entre eux jugent les prix de l'ancien élevés, 38 % les trouvent inaccessibles, contre 48 % il y a un an. Ensuite, ils considérent que l'achat est toujours plus intéressant que la location : 72 % répondent qu'il est plus intéressant d'acheter, 16 % de louer. Autre illustration de la place du logement dans le coeur des Français ? Si une manne de 50 000 euros leur tombait du ciel, plus de la moitié d'entre eux (53 %) consacreraient cette somme à un achat immobilier (37 % en résidence principale, 10 % en investissement locatif et 6 % en résidence secondaire). Les autres feraient un beau voyage (6 %), investiraient en produits financiers (9 %) ou dans une entreprise ou un commerce (4 %). Côté prix, ils ne croient pas aux scénarios de retournement de conjoncture : 44 % d'entre eux estiment que les prix vont progressivement se stabiliser, 42 % qu'ils vont encore augmenter et seulement 8 % qu'ils vont baisser dans les six prochains mois.

Ce qui est sûr, en tout cas, c'est que l'augmentation des prix de l'ancien se fait à un rythme de moins en moins soutenu : 4,5 % au troisième trimestre contre 8,8 % au deuxième. « Les prix vont continuer leur stabilisation dans les prochains mois. Mais les tendances lourdes sont très solides. Il n'y a ni fracture ni point d'affaissement. Le seul point d'inquiétude concerne le neuf. Avec l'augmentation du nombre de mises en vente par des promoteurs, le délai de commercialisation risque de passer de six à dix mois.Ce qui est encore loin de la norme théorique de dix-huit mois », ajoute Jean-Claude Szaleniec. Logique, en effet, de prendre le temps de faire ses emplettes lorsque les prix sont élevés. Logique aussi de prendre celui de rembourser son crédit. D'après le dernier indicateur Essec-Crédit foncier, la durée moyenne s'établit désormais à vingt et un an et demi pour une première acquisition. A défaut d'amélioration sensible du pouvoir d'achat, l'allongement de la durée est la seule variable d'ajustement pour passer à l'acte

Ariane Artinian

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