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La Vie immobilière N° 3Paru le vendredi 1 décembre 2006 à 00h00

Une ferme en Auvergne


Encore méconnue, la région du Massif central offre un vaste choix de résidences secondaires rurales à des prix abordables.

Célèbre pour ses eaux minérales, ses fromages et ses volcans endormis, l'Auvergne offre aussi un éventail d'activités qui en fait une belle destination de vacances : randonnées l'été, ski l'hiver, villages médiévaux et monuments romans à visiter... et détente dans les villes thermales. Région d'autant plus attirante qu'elle offre un vaste choix de fermes, à rénover ou non, selon les goûts, à des prix très abordables.

Dans l'Allier, l'offre se concentre dans les environs de Vichy et des montagnes bourbonnaises. Il faut compter de 150 000 à 250 000 euros pour une ferme restaurée. Ainsi, une habitation de trois pièces avec dépendances, près de Vichy, sur 3 000 m2 de terrain, habitable, même si elle nécessite quelques travaux, s'est négociée 130 000 euros.Des prix qui baissent un peu lorsqu'on descend dans le Puy-de-Dôme, par exemple dans le massif du Sancy, qui abrite les plus grands lacs du Massif central, sans compter trois stations de sports d'hiver. « Les prix peuvent aller jusqu'à 200 000 euros pour une bâtisse typique bien rénovée, de caractère et bien située, près des stations ou des lacs », explique la responsable de l'agence Sancy Immobilier.

Plus cher en Haute-Loire

En pleine campagne, les prix fléchissent rapidement, au-dessous de 150 000 euros. Ainsi, près de Champeix, un ensemble de bâtiments à réhabiliter complètement, avec un hangar de 100 m2, le tout sur 3 000 m2 de terrain partiellement constructible, est en vente 106 000 euros.

La situation du Cantal est un peu différente. « On trouve peu de fermes disponibles, explique Yves Couderc, de l'agence du Square à Aurillac. En revanche, des granges se vendent régulièrement autour de 50 000 euros, mais il faut les aménager. » En cherchant bien, il est possible de trouver son bonheur, comme cette fermette dans la commune de Vieillevie de 96 m2 avec des annexes, sur 9 000 m2 de terrain, qui a trouvé preneur à 216 000 euros.

La Haute-Loire, au sud-est de l'Auvergne, est le département le plus cher de la région pour ce type de bien. « Une belle ferme rénovée indépendante se vend plus de 300 000 euros, explique Marc Oris, de l'agence du Plateau. Mais si on cherche dans des hameaux, le prix moyen descend à 200 000 euros. » La plupart des biens se situent entre la ville du Puy-en-Velay et l'Ardèche. Ainsi, dans un hameau de cinq maisons sur le massif du Mézenc, une grande ferme de 120 m2 partiellement rénovée, avec 120 m2 de dépendances, le tout sur 5 000 m2 de terrain, a trouvé preneur à 170 000 euros.

Un bâtiment à restaurer reste encore la solution la moins onéreuse. Ce type d'habitation se négocie autour de 80 000 euros, parfois deux fois moins. Mais le budget travaux à prévoir est conséquent et est souvent égal au prix d'achat. Et de tels biens sont rares en-dehors du dé partement du Puy-de-Dôme.

Si les prix sont aussi bas - l'Auvergne est une des régions les moins chères de France -, c'est que les grands réseaux de communication se sont davantage préoccupés de contourner les montagnes que de les traverser. Un oubli aujourd'hui réparé : quatre autoroutes (vers Paris, Montpellier, Lyon et Bordeaux), une meilleure desserte par chemin de fer et des liaisons quotidiennes avec plusieurs aéroports de France, bref, parcourir le Massif central est aujourd'hui de plus en plus aisé. Ce qui devrait renforcer l'attrait de l'Auvergne

Jean-Marie Benoist

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