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La Vie immobilière N° 9Paru le dimanche 1 juillet 2007 à 00h00

Une grange dans le Couserans, en Ariège (09)


Pour les adeptes de la nature, les montagnes ariégeoises offrent encore la possibilité d'investir dans des granges à rénover. Mais l'offre se raréfie.

L'Ariège est un département économiquement pauvre. Ses vallées et l'immensité de ses montagnes constituent ses principales richesses et attirent de nombreux visiteurs en quête d'espaces naturels authentiques. Un besoin d'évasion finalement assez accessible dans cette région de transhumance des Pyrénées centrales et en particulier dans le Couserans, une zone de moyenne montagne considérée comme la plus typique du département. Les dix-huit vallées qui partent de Saint-Girons regorgent de granges isolées ou situées dans des hameaux d'altitude qui ne demandent qu'à être occupées. Les plus recherchées se trouvent dans les vallées de Bethmale, de Biros et de Bellongue, dans le Castillonais, ainsi que dans le pays de Seix. Elles présentent l'avantage d'être financièrement abordables ou en tout cas moins chères que les maisons ou les fermes ariégeoises traditionnelles, dont les prix sont devenus exorbitants. « Nous n'avons plus de repères. Il est devenu impossible de nous fonder sur un quelconque prix au mètre carré. Le marché fonctionne à l'affectif, au coup de coeur », prévient Me André Balard, notaire à Saint-Girons, pour qui l'expertise devient un exercice de plus en plus aléatoire.

Gros travaux

Quoique moins capricieux, le marché des granges n'est pas pour autant resté en marge de la hausse générale de l'immobilier départemental. « Ce qui se payait en francs il y a une dizaine d'années se règle aujourd'hui la même chose... mais en euros », lance Susanne Lietz, de l'agence Europe Immobilier de Saint-Girons, avant de préciser qu'il est encore possible d'en trouver entre 40 000 et 60 000 euros. Mais il faut savoir que, pour ce prix-là, on ne peut guère espérer mieux qu'un bout de terrain, quatre murs et un toit, sans eau ni électricité. « En principe, tout est à faire du sol au plafond en passant par l'assainissement », assure Susanne Lietz.

La facture finale pour une grange d'une pièce à vivre au rez-de-chaussée et de deux chambres mansardées peut ainsi facilement monter à 90 000 ou 100 000 euros. « Et encore, à condition de réaliser une bonne partie des travaux soi-même », ajoute la professionnelle. C'est le cas de cette famille de Toulousains qui vient d'acheter pour 62 000 euros une bâtisse à l'état brut de 28 m2 au sol, sur un terrain de 800 m2, qu'elle transformera petit à petit en résidence secondaire. Mais attention : cette opération ne sera possible qu'après obtention d'un certificat d'urbanisme qui n'est délivré que si l'on dispose d'un accès suffisamment carrossable pour le passage des pompiers. Et ce n'est pas toujours le cas en montagne. Comme ces deux très belles granges malheureusement inaccessibles en voiture qui se sont quand même vendues 25 000 euros chacune ! Et si les travaux vous rebutent, vous devrez compter 100 000 à 150 000 euros pour une grange complètement habitable

Frank Audonnet

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