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La Vie immobilière N° 10Paru le samedi 1 septembre 2007 à 00h00

Une meulière au Raincy (93)


Cette commune de Seine-Saint-Denis fait figure d'îlot préservé. Bien que certaines demeures y soient hors de prix, elle offre aussi des habitations de cachet à des tarifs pas toujours prohibitifs.

Des allées arborées et pentues, des maisons du xixe siècle et quelques villas cossues, nous sommes au Raincy, îlot bourgeois en plein coeur de la Seine-Saint-Denis. « Ici, les acheteurs recherchent la quiétude dans une ambiance de petit village. La ville contraste largement avec le reste du département », remarque Frédéric Neves, de l'agence Century 21. De fait, nombre de Parisiens et d'habitants du Val-de-Marne voisin ciblent cette commune chic pour gagner quelques mètres carrés sans sacrifier leur mode de vie. Si l'on excepte, bien sûr, les villas bourgeoises des hauteurs de la ville, rarement en deçà du million d'euros, des maisons avec un petit bout de jardin ou une courette se négocient au prix d'un appartement parisien : « Une maison de ville se vend entre 300 000 et 350 000 euros, un pavillon entre 400 000 et 450 000 euros », détaille Emilien Chalmendrier, de l'agence Laforêt. Comme cette petite habitation en crépi de 80 m2, à proximité de la gare, agrémentée d'un jardin de 270 m2, qui a trouvé preneur à 366 000 euros en quarante-huit heures. « Même si la surface n'est pas très importante, une petite maison à rénover avec jardin à ce tarif part généralement très vite. J'ai une bonne liste d'attente car la demande est très forte », note François Bougon, du cabinet du même nom.

Un marché qui reste animé

Dès que le budget le permet, les acheteurs privilégient les meulières, maisons en pierre sur trois niveaux, nombreuses dans la commune. Là les prix grimpent d'un cran, entre 400 000 et 500 000 euros. Boulevard de l'Ouest, une habitation de 150 m2 sur 600 m2 de terrain est ainsi partie pour 430 000 euros. Quelques exceptions à ces tarifs existent néanmoins, comme cette habitation de 70 m2, avenue Thiers, vendue en juin pour 280 000 euros. Une belle affaire car la surface, certes restreinte, n'empêche pas quelques aménagements. « En plus de leur charme, ces demeures ont un bel atout. Seuls les murs extérieurs sont porteurs. On peut donc tout casser à l'intérieur et éviter la perte d'espace », indique Emilien Chalmendrier.

Bien que les délais de vente aient comme ailleurs tendance à s'allonger, le marché est animé. « Beaucoup de personnes âgées revendent leur maison pour un appartement en centre-ville », raconte Emile Chalmendrier. Ce qui provoque d'ailleurs une tension sur les prix des appartements. Dans l'ancien, le mètre carré varie de 3 500 à 4 300 euros. Avenue de la Résistance, un 85 m2 sans parking a été cédé 260 000 euros en un mois, soit 3 000 euros du mètre carré. Un bon prix, même si 15 000 euros de travaux sont nécessaires. Pour un bien récent, la fourchette se stiue entre 4 000 et 5 000 euros. Un quatre-pièces de 92 m2 au troisième et dernier étage, avec parking, a été cédé 345 000 euros (3 750 euros le mètre carré). Le bien, plus excentré, en direction du rond-point de Montfermeil, a subi de ce fait une légère décote. « Pour ce type de bien, 80 % de la demande se concentre autour de la gare. Dès que l'on s'en éloigne, les tarifs redescendent, sans surprise », note François Bougon

Jorge Carasso

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