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La Vie immobilière N° 6Paru le dimanche 1 avril 2007 à 00h00

Une paludière en presqu'île guérandaise (44)


Autrefois habitations des producteurs de sel, ces maisons de village attirent aujourd'hui des citadins à la recherche d'authenticité.

A chaque région, sa maison. La Normandie a ses chaumières, la Bretagne, ses longères. La spécificité en presqu'île de Guérande, ce sont de belles maisons de pierre, construites entre les xviie et xixe siècles. A cette époque, l'exemption de la gabelle, l'impôt sur le sel, assurait aux producteurs de sel, les paludiers, la richesse ou tout au moins l'aisance. On trouve ces paludières sur tout le pourtour des marais salants, notamment sur les communes du Croisic, de Batz-sur-Mer, de Guérande et de Saillé.

Ces maisons se composent d'une pièce unique surmontée d'un grenier ; leurs fenêtres sont cernées de granit. « Elles sont très recherchées, souligne Marina Lebaud, de l'agence Presqu'île Immo. Les gens sont friands de vieilles pierres. Elles sont rares à la vente et se négocient très rapidement, à des prix qui rejoignent certains biens baulois. » L'arrivée du TGV, qui a mis Le Croisic à trois heures de Paris, a été le point de départ de l'augmentation des tarifs. Il faut compter désormais entre 250 000 et 300 000 euros pour ce type d'habitation. Mais, comme pour la grande majorité des biens anciens, une multitude de critères entrent en ligne de compte.

Surcote sur une ligne La Baule- Le Croisic

La situation du bien par rapport à la voie ferrée, aux plages et aux commodités joue évidemment. Plus on s'éloigne d'une ligne tracée entre La Baule et Le Croisic, plus les prix sont accessibles. Le Croisic, pittoresque port de pêche et terminus du TGV, profite d'une surcote d'environ 30 % par rapport aux communes de Piriac et de Mesquer. A Guérande, les transactions sont rarissimes entre les murs de la ville close, mais on trouve encore, sur les côteaux, dans les villages de Clis et de Queniquen, des maisons à partir de 235 000 euros. A Saillé, capitale historique du sel mais plus isolée, et au bourg de Batz, qui fut longtemps le centre administratif de la presqu'île, des bâtisses plus vastes, avec trois ou quatre chambres, se négocient entre 350 000 et 400 000 euros.

Il faut ensuite considérer le bien lui-même. « La qualité de la restauration est un critère déterminant, précise Brigitte Cosnet, de l'agence An Triskell Immobilier. La jouissance d'un jardin de belle taille et bien exposé est un autre point très recherché, car la plupart de ces maisons de village ne disposent que d'une simple courette. »

En trois à quatre ans, les prix sont passés du simple au double, mais ils sont loin d'avoir rattrapé ceux de l'île de Ré ou du golfe du Morbihan (respectivement 406 000 et 489 000 euros pour une maison ancienne de charme). « La fin et le début d'année sont traditionnellement une période creuse dans la région. Avec les beaux jours, cela repart, note Marina Lebaud. Aujourd'hui, les prix s'assagissent, mais le marché reste bon »

Pierre Mondrian

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