Magazine immobilier
LaVieImmo.com
Les archives du magazine La Vie Immobilière
La Vie immobilière N° 16Paru le mardi 1 avril 2008 à 00h00

Versailles (78) A négocier


Dans la ville de Louis XIV, le vendeur n'est plus roi. Les acquéreurs prennent le temps de la réflexion et les prix marquent le pas.

Versailles jouit d'un environnement privilégié et d'un renom mondial exceptionnel pour une commune de moins de 90 000 habitants. Outre l'attrait touristique du château, la préfecture des Yvelines séduit les acquéreurs grâce à ses espaces verts et à la qualité de ses lycées (Hoche, La Bruyère). Très bien desservie, la ville est reliée à la gare Montparnasse en vingt-cinq minutes, au quartier d'affaires de la Défense en moins de vingt minutes et à Lyon en deux heures trente à peine en TGV.

Après des années de forte croissance et malgré un nouveau bond de 8,4 % au troisième trimestre 2007 sur un an (d'après les statistiques des notaires), le prix moyen au mètre carré, à 4 722 euros, y est encore moins cher que le moins coté des arrondissements parisiens (le 19e frôle 4 900 euros). D'ailleurs, de nombreux acheteurs, découragés par les prix de la capitale, se reportent sur le marché versaillais. « Ils se rendent compte que Versailles, c'est la province près de Paris, sourit Daniel Chazarain, responsable de l'agence Century 21 Saint-Antoine. Néanmoins, la demande est aujourd'hui un peu moins forte. » En ce début d'année, les professionnels constatent un rafraîchissement du marché. « Les acquéreurs prennent davantage le temps de la réflexion et sont plus attentifs à la qualité de la copropriété, au montant des charges et aux éventuels travaux », constate Gérald Huot, responsable d'Espaces Immobiliers BNP Paribas.

La prime aux quatre-pièces

Dans les deux quartiers les plus prisés, Saint-Louis et Notre-Dame, de part et d'autre de l'avenue de Paris, les prix peuvent dépasser 6 000 euros le mètre carré. Un trois-pièces de 87 m2 du quartier Saint-Louis s'est ainsi négocié à 600 000 euros. Cet appartement disposait d'un jardin de 160 m2, un atout particulièrement recherché.

Les logements familiaux de trois chambres constituent le coeur de la demande. Rue d'Anjou, un quatre-pièces de 120 m2, avec poutres apparentes et tomettes, a été vendu en deux semaines pour 750 000 euros. « On en trouve à la vente, mais ce type de bien part rapidement, prévient Nicolas Benatar, de l'agence MAT Immobilier. Nous vendons plus facilement un 130 m2 qu'un 60 m2 ! A tel point que le prix du mètre carré des grands appartements dépasse celui des petites surfaces », un phénomène atypique sur le marché immobilier.

Les biens de très haut de gamme sont moins sensibles à la frilosité ambiante. Les quelques hôtels particuliers du centre se négocient entre 1,2 et 1,5 million d'euros. L'un d'entre eux, d'une surface de 280 m2, a été cédé en une semaine pour 2,1 millions d'euros, malgré 400 000 euros de travaux à prévoir

Muriel Breiman

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez nos CGU et l'utilisation de cookies afin de réaliser des statistiques d'audiences et vous proposer une navigation optimale, la possibilité de partager des contenus sur des réseaux sociaux ainsi que des services et offres adaptés à vos centres d'intérêts.
Pour en savoir plus et paramétrer les cookies...