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La Vie immobilière N° 14Paru le vendredi 1 février 2008 à 00h00

Villas de style à La Baule (44)


Dans un marché qui s'est rétréci, les habitations face à la mer sont hors de prix. Mieux vaut s'éloigner du fameux bandeau des 500 m.

Sur la Côte d'Amour, la plage de sable fin s'étire sur plus de 8 km. A une extrémité, Pornichet, à l'autre, Le Pouliguen. Pour acheter une maison, mieux vaut s'éloigner du fameux « bandeau des 500 m » (entre la mer, l'avenue De-Lattre-de-Tassigny et l'avenue du Général-de-Gaulle) qui délimite les quartiers de haut de gamme et ceux plus accessibles... mais encore onéreux, comme le précise Cédric Cognet, de l'Agence centrale de la Baie à La Baule-Escoublac. « Les maisons sont rares et très chères dans ce périmètre. Il faut compter de 9 000 à 10 000 euros du mètre carré. Viennent ensuite les secteurs du Marché (près de l'avenue de Gaulle), de Lajarrige ou le centre de Pornichet. Au-delà, l'offre est plus variée mais reste à un niveau de prix élevé. » Bien des critères entrent en ligne de compte : l'état du produit, la proximité des commerces et... la présence d'un parking. « Une maison avec garage coûtera bien plus cher », affirme Michèle Onufryk, de Juris-Immo, du fait des difficultés de stationnement à La Baule, surtout l'été.

Les estivants ont commencé à fréquenter La Baule au début du xxe siècle. Mais c'est dans les années 1950 que la station balnéaire (à 450 km de Paris) se développe. « Le maire d'alors, René Dubois, voulait y créer la Miami française. C'est surtout son successeur, Olivier Guichard, qui, à partir de 1971, a rentabilisé le territoire du bord de mer », rappelle l'architecte Alain Charles. Au fil du temps, les immeubles ont remplacé les villas du remblai. Celles qui restent sont devenues inabordables. Ainsi, « un cube » des années 1960 de 140 m2 habitables, entièrement à refaire, mais face à la mer, attend un repreneur à 750 000 euros.

Locations saisonnières

Au-delà du bandeau, les prix ont aussi beaucoup grimpé ; pourtant on trouve encore quelques biens accessibles. « Ce sont souvent des petites maisons nécessitant des travaux ou des constructions neuves mitoyennes, souligne Cédric Cognet. Pour un programme neuf du côté du marché de Gaulle, il faut prévoir de 4 000 à 5 000 euros du mètre carré. J'ai vendu récemment 320 000 euros une maison de 100 m2 avec un terrain de 500 m2. On trouve des habitations de quatre pièces à moins de 500 000 euros à Pornichet, mais hors du centre. » Michèle Onufryk confirme : « J'ai actuellement en catalogue une maison mitoyenne neuve, derrière la gare, à 265 000 euros, et une de 180 m2, en pierre, près du lycée Grand-Air, à 439 000 euros. »

Même pour les appartements, La Baule reste la commune la plus onéreuse de Loire-Atlantique, avec un prix moyen autour de 5 000 euros du mètre carré.

Bon côté des choses, la station offre aussi un important marché de locations de vacances qui constitue un appel d'air pour les propriétaires locaux. « Parmi les acquéreurs, nous avons beaucoup de personnes qui préparent leur installation à la retraite et proposent leur bien en location saisonnière, confirme Cédric Cognet. C'est un moyen d'alléger les charges, une sorte de retour sur investissement. Nous avons de plus en plus de demandes dans ce sens. »

Elisabeth Pantou-Vincent

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