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La Vie immobilière N° 8Paru le vendredi 1 juin 2007 à 00h00

Vue sur mer aux Sables-d'Olonne (85)


Habiter face à l'Atlantique dans la célèbre station balnéaire est encore possible. Mais il faut faire vite, car les maisons en bord de mer se raréfient.

Avec l'arrivée des beaux jours, notaires et agents immobiliers sont débordés. Pourtant, les prix du marché ont énormément augmenté (+ 60 % en quatre ans). Certes, il y a toujours beaucoup de mouvement immobilier ici car les Sablais changent volontiers d'habitation en fonction de leur situation familiale. Et l'arrivée du TGV, prévue pour 2009, n'est pas non plus étrangère à cette activité débordante.

Revers de la médaille, les jeunes ne peuvent déjà plus acheter dans leur commune. « Les acquéreurs sont essentiellement des habitants des départements limitrophes, mais aussi beaucoup de Sablais d'origine qui vivent à Paris », explique Me Gérard Moreau, surpris par l'évolution de la clientèle depuis une dizaine d'années. « Avant, on achetait un bien à un prix donné et on estimait que, en fonction de ce prix, il ne fallait pas dépasser un certain montant de travaux... faute de pouvoir s'assurer un retour sur investissement lors de la revente. Aujourd'hui, ce qui intéresse les acheteurs, ce sont les volumes. En général, les nouveaux propriétaires gardent les structures et réorganisent entièrement l'intérieur. Ils investissent énormément et, lorsqu'ils revendent, ils font quand même une plus-value », poursuit le notaire. Ce qui contribue aussi à l'envolée des prix.

Maisons Belle Epoque

« Pour des maisons de prix moyen, il faut plutôt chercher dans les lotissements de quatre ou cinq ans. Une maison de quatre pièces de100 à 110 m² sur un terrain de 500 à 600 m² se négociera autour de 320 000 à 350 000 euros », poursuit Me Moreau. Sur le remblai, les quelques demeures Belle Epoque ayant échappé à la démolition changent de mains en catimini, par le biais du bouche-à-oreille. Longtemps délaissées - certaines sont restées vides pendant quarante ans -, elles sont redevenues à la mode. La vue sur mer et la proximité du centre séduisent les acheteurs les plus argentés. Les plus modestes devront chercher plus loin. « Il y en a pour toutes les bourses », souligne Me Moreau. Mais pour une maison avec vue sur l'océan, il faut quand même prévoir de 500 000 à 700 000 euros... avec des travaux.

D'une façon générale, il y a peu de vieilles pierres sur le marché. « Globalement, nous avons plus de disponibilités en pavillons récents de plain-pied en lotissement que dans des maisons anciennes à rénover », confirme Nicolas Barreau, de l'agence des Présidents. Quant à la vue sur mer, « c'est plus facile à trouver en appartement », assure-t-il. Pour un bien de 40 m² en ville, il faut compter 250 000 euros. En moyenne, le prix du neuf en centre-ville revient à 3 000 euros le mètre carré, le double si l'on tient à la vue sur mer. Les prix dans l'ancien sont du même niveau : environ 5 000 euros le mètre carré sur le remblai et 4 000 euros du côté de la Chaume

Elizabeth Pantou-Vincent

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