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Avis d'expertsAvis d'expertsmercredi 8 novembre 2017 à 14h45

Quoi de neuf pour l'investissement immobilier Pinel ?


Pierre Nechelis

Biographie Pierre Nechelis est titulaire d’une maîtrise de droit, d’un MBA et du DES « Gestion de Patrimoine » de l’université de Clermont-Ferrand. Il a démarré sa carrière professionnelle dans la gestion d’actifs. Il a ensuite exercé, pendant 9 ans, le métier de conseiller en gestion de patrimoine, en banque ...Lire la suite

L'avantage fiscal accordé aux ménages qui achètent un logement neuf pour le louer a été reconduit jusqu'en 2021, mais de manière plus ciblée. Que penser de ces modifications ?

L’article 39 du projet de loi de finances pour 2018 prévoit de proroger le dispositif Pinel jusqu’au 31 décembre 2021, soit pour une durée de 4 ans. Par ailleurs, il est question de recentrer les investissements sur les zones A, A bis et B1. Que penser de ces modifications ?

On ne peut que se réjouir de la prorogation du dispositif. En effet, cette loi permet chaque année la construction de logements neufs, vendus à des investisseurs et mis sur le marché de la location. La question que l’on peut se poser est : aurions-nous construit, au cours des dix dernières années près de 500 000 logements sur le territoire sans l’aide des dispositifs fiscaux ? Probablement pas.

En général, les détracteurs de cette démarche politique avancent deux arguments : une incitation fiscale inflationniste, d’une part, et un coût élevé pour l’État, d’autre part. On peut effectivement penser que l’avantage fiscal tend à faire augmenter les prix des logements neufs, comme toute mesure de relance par la demande, mais cela reste marginal. Si les logements neufs sont chers, c’est surtout parce que les terrains sont chers. Et si les terrains sont chers c’est parce qu’ils sont rares. Quant au poids de la dépense sur le budget de l’État, c’est un faux débat. En effet, l’État récupère sous forme de TVA et impôts locaux, ce qu’il concède sous forme de réduction d’impôt sur le revenu.

Quid des zones A, A bis et B1 ?

La prorogation du dispositif est également une bonne nouvelle pour le secteur immobilier qui participe à la croissance économique de notre pays et fabrique des emplois non délocalisables. En revanche, que faut-il penser du recentrage du dispositif sur les zones A, A bis et B1 ? Pour mémoire la zone A bis correspond à Paris et la petite couronne, la zone A aux agglomérations de l’Ile de France, Côte d’Azur, Lille, Lyon, Marseille, Montpellier et le Genevois français. La zone B1 correspond aux agglomérations de plus de 250 000 habitants, la grande couronne parisienne, ainsi que d’autres communes considérées comme chères, comme par exemple, La Rochelle, Annecy ou les départements d’Outre-Mer.

Un tel recentrage était-il pertinent dans la mesure où des logements neufs seraient probablement sortis de terre dans ces zones, même sans recentrage ? En réalité, la mesure protège surtout les investisseurs puisqu’elle concentre la construction sur les zones dans lesquelles le marché est tendu et donc avec une demande locative forte.

Pierre Nechelis - ©2017 LaVieImmo
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