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DiversDiverslundi 14 septembre 2020 à 09h38

Après avoir bien résisté à la crise, les offices HLM attendent un geste du gouvernement sur la TVA


Les HLM vantent leur stabilité en temps de crise
Les HLM vantent leur stabilité en temps de crise
Les HLM vantent leur stabilité en temps de crise (©AFP)

Les organismes HLM ont tenu le cap pendant cette crise sanitaire et économique, enregistrant notamment assez peu de loyers impayés. Le monde du logement social aimerait un coup de pouce de l'Etat pour relancer la construction.

(BFM Immo) - Le monde du logement social a bien résisté à la crise sanitaire et économique du coronavirus. Réunis pour une journée mardi, les HLM comptent bien vanter cette stabilité pour obtenir quelques encouragements du gouvernement, financiers comme symboliques. "On a toujours accusé le monde HLM d'être vieillard ou ringard, mais il a su très vite s'organiser", assure à l'AFP Marianne Louis, directrice générale de l'Union sociale pour l'habitat (USH), qui rassemble tout l'univers français du logement social.

"Personne n'a mis la clé sous la porte, personne n'a paniqué", insiste-t-elle. "On a un côté paquebot. Quand tout baisse on est encore là." Même au plus fort de la crise sanitaire, en mai, au sortir du strict confinement décrété contre l'épidémie, les HLM n'ont subi qu'un manque à gagner de 200 millions d'euros de loyers non perçus. Le chiffre - aujourd'hui ramené à 130 millions - est minime face aux 20 milliards d'euros de loyers que perçoivent chaque année les bailleurs sociaux. "On a géré ça en interne, sans en appeler à la solidarité nationale", souligne Marianne Louis.

Au-delà du seul aspect financier, "les pouvoirs publics se sont très rapidement tournés vers les organismes HLM pour savoir comment ça se passait dans les immeubles", note-t-elle. Cette stabilité, c'est ce que l'univers des HLM compte bien mettre en avant lors d'une journée mardi, à la Défense, qui les présentera comme "acteurs de la relance". Elle remplacera le congrès que tient chaque année le secteur et qui constitue habituellement un rendez-vous majeur du logement français, en raison du poids qu'y tiennent les HLM avec presque cinq millions d'appartements et de maisons.

Le monde des HLM espère la venue de Jean Castex

L'événement dépasse donc les seuls bailleurs sociaux et accueille par exemple de nombreux élus locaux et promoteurs immobiliers. Mais, prévu cette année à Bordeaux, il a dû être annulé face aux restrictions maintenues contre l'épidémie. Réduit à une journée, ce rendez-vous annuel ne sera pour autant pas insignifiant. Plusieurs ministres dont celle du Logement, Emmanuelle Wargon, y interviendront, et le monde HLM espère même la venue du chef du gouvernement, Jean Castex.

De leur part, "le mouvement HLM attend une forme de reconnaissance de ce qu'il a démontré pendant la période de confinement", prévient Marianne Louis. Car la période est stratégique pour le secteur. Le gouvernement vient de présenter un vaste plan de relance, qui n'a guère fait de place au logement social à part une enveloppe de 500 millions d'euros pour rénover ses bâtiments. Les espoirs des HLM, qui ont été contraints à d'importantes économies depuis le début du quinquennat d'Emmanuel Macron, se reportent donc sur le budget 2021 qui sera présenté fin septembre.

Une production de logements sociaux en berne

Le logement social espère que les ministres "ouvrent la porte" à des mesures de soutien dans leurs discours, selon Marianne Louis. Il souhaite surtout que le gouvernement lui accorde à nouveau un taux de TVA préférentiel - 5,5% - sur l'ensemble de ses opérations de construction, une mesure qui le soulagerait de plusieurs centaines de millions d'euros et lui permettrait d'accélérer la création de nouveaux logements. C'est un enjeu crucial: si la crise n'a pas menacé l'existence des bailleurs sociaux, elle est de nature à leur faire réduire leurs ambitions pour l'avenir, à un moment où le manque de logements persiste dans nombre d'agglomérations françaises.

"On a des bailleurs qui, sans avoir arrêté leurs investissements, revoient les choses", prévient Marianne Louis, rapportant que le nombre de logements prévus par le secteur s'inscrivait pour l'heure en baisse de 5% par rapport à un an plus tôt. Ce n'est "pas une baisse brutale, mais une baisse tendancielle", conclut-elle, rappelant que la tendance avait commencé avant même la crise du virus.

Avec AFP

D. L. - ©2020 BFM Immo

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