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DiversDiversjeudi 11 janvier 2018 à 14h51

Logements vacants : pourquoi il y en a de plus en plus en France


Selon la Fnaim, le taux de vacance en France a augmenté de 1% entre 1999 et 2014
Selon la Fnaim, le taux de vacance en France a augmenté de 1% entre 1999 et 2014
Selon la Fnaim, le taux de vacance en France a augmenté de 1% entre 1999 et 2014 (©Thomas Samson - AFP)

Selon une étude de la Fnaim, le nombre d'appartements ou de maisons inoccupés en France a grimpé de 700.000 unités en 15 ans. Mais le phénomène ne touche pas toutes les villes de la même manière. Explications.

(LaVieImmo.com) - C’est un phénomène passé presque inaperçu, mais qui n’en est pas moins préoccupant. Le taux de vacance moyen en France est passé de 6,9% à 7,9% entre 1999 et 2014, soit une progression d’un point en 15 ans, montre une étude de la Fédération nationale de l’immobilier (Fnaim) publiée mercredi. La variation peut paraître anodine, mais elle représente tout de même 700.000 logements supplémentaires inoccupés sur la période (46.700 par an en moyenne).

Comme le rappelle l'Insee, la définition du logement vacant est assez large. Ainsi, un bien immobilier en attente de règlement de succession ou d'occupation -le temps de trouver un locataire/acheteur ou de signer un bail/acte de vente- entre dans le champ des statistiques. Reste qu'en 2014, on en comptait au total 2,7 millions dans l'Hexagone. Mais toutes les villes ne sont pas affectées de la même manière par ce phénomène d'augmentation de la vacance, qui touche principalement les centres urbains des petites et moyennes agglomérations.

Alors que le taux moyen ne dépasse pas les 6,5% à Nantes, Bordeaux, Rennes et Paris, il est supérieur à 10% à Tarbes, Béziers, Brive-la-Gaillarde, Roanne, Bourges et Agen, et grimpe presque partout. Et dans certaines communes de moins de 100.000 âmes, le taux de vacance dépasse 15%. Dans cette catégorie des petites villes, seules celles situées dans des zones touristiques (littoral méditerranéen, Atlantique et Alpes) sont épargnées, affichant un faible taux de vacance.

À qui la faute ?

Selon la Fnaim, cette hausse globale de la vacance s’explique en partie par la démographie, mais pas seulement. "Car si de tels reculs démographiques existent, ce n’est pas le cas dans de nombreuses zones", précise le communiqué. Par exemple à Vannes (Bretagne), où la population s’est accrue de 24% entre 1999 et 2014, la vacance résidentielle grimpe de 2,3%.

Le phénomène de vacance s’accroît également à cause de la construction neuve. En effet, certains ménages n’hésitent pas à quitter le parc ancien pour des logements modernes et aux normes, plutôt que de réaliser des travaux de rénovation souvent coûteux.

Dans nombre de villes moyennes, conclut l’étude, "on a constaté avant que l'avantage fiscal Pinel ne soit recentré sur les zones les plus tendues que la concurrence d'une offre nouvelle de logements neufs avait eu des effets dévastateurs sur le marché locatif de l'ancien".

Julien Mouret - ©2018 LaVieImmo

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  • 1 Reco 18/01/2018 à 12:37 par Craon

    C'est un phénomène appelé à s'amplifier, puisque dans le monde rural, avec le renchérissement voulu de l'énergie (notamment par les taxes), l'empilement des normes, le prix du marché de la location et de son coût, beaucoup de logements vont sortir du parc locatif (on renonce déjà à les améliorer depuis une petite dizaine d'année et l'Etat le premier, ne les subventionne plus) et auront vocation à finir en ruines ou, au mieux, à être vendus pour usage personnel. Dans ces zones (y compris villes jusqu'à 30000h), on paye actuellement moins cher les mensualités d'emprunt à 15/20 ans que les loyers à surfaces et confort équivalents.
    Pour le vendeur, il s'agit de se débarrasser d'un bien dont il n'a pas d'usage personnel en le bradant et pour l'acheteur, s'il a une capacité d'endettement et est bricoleur averti, de se donner l'impression d'être chez lui ce dont il se convaincra assez vite par les dépenses de structure que sa pleine propriété va lui engendrer à l'avenir et cela pour un bien qui ne prendra plus aucune valeur.
    S'il faut répartir, à horizon 10 ans, ce parc locatif entre ce qui restera du locatif, ce qui sera vendu pour location, ce qui sera vendu pour occupation et ce qui finira en ruines, je dirais 50/10/20/20.
    En gros, la parc locatif va baisser de 40 %, un mouvement "en marche" et qui s'accélère. Et le parc habitable de 20 %.
    Comme ces zones perdent des habitants (plus de décès que de naissances, les jeunes qui vont travailler ailleurs, déserts médicaux, culturels et économiques, etc...), on pourra mettre plus d'éoliennes et de loups, puisque ça gênera moins d'habitants et avec ça, la boucle sera bouclée !
    C'en est devenu tellement aberrant que pour le prix d'un T2 neuf dans une grande ville (140000€), on peut acheter 3 à 4 maisons T3/T4 existantes en campagne avec terrain et dépendances...!

  • 0 Reco 16/01/2018 à 18:35 par missvanille

    c Eci ne va pas faire plaisir à tous ceux qui n’arrivent pas à trouver un logement ....