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L'assurance emprunteur en cinq points

Au moment de préparer leur projet immobilier, les emprunteurs ne pensent pas toujours à la question de l’assurance liée à leur prêt immobilier. Celle-ci est pourtant primordiale - et obligatoire. Suivez le guide LaVieImmo.com !

L’assurance emprunteur garantit le remboursement du crédit en cas de décès de son titulaire. Selon un récent sondage, près de 80% des Français ont souscrit au contrat proposé par leur banque, et un sur deux envisage cette année de le mettre en concurrence. Depuis le 1er janvier 2018, tous les emprunteurs ont le droit de renégocier chaque année, auprès d’un établissement différent, leur assurance de prêt.

Limitée à la durée de l’emprunt, elle est généralement complétée par des garanties couvrant les risques d'incapacité, d'invalidité voire de perte d'emploi. Voici cinq conseils pour être sûr d’être bien couvert !

Contrat groupe ou contrat individuel ?

Souscrire un contrat emprunteur individuel et non le contrat collectif proposé par la banque peut permettre de réduire le coût de son assurance. La loi sur la réforme du crédit à la consommation (n° 2010-737), également appelée loi Lagarde, facilite cette démarche : elle précise qu’une banque "ne peut pas refuser en garantie d’un prêt [immobilier] un autre contrat d'assurance" que le contrat maison, dès lors qu’il présente des niveaux de garantie équivalant. La banque qui refuse un contrat concurrent doit se justifier.

Une assurance pour combien de temps ?

Si les prêts immobiliers sont accordés pour 15, 20 voire 25 ans, la durée réelle de détention d’un bien immobilier, elle, dépasse rarement 10 ans. Il faut tenir compte de ce décalage au moment de choisir son assurance de prêt. "L’emprunteur a tendance à comparer les contrats sur toute la durée du prêt qu’il contracte, indique Christophe Boiché, directeur du pôle Assurance de Meilleurtaux.com. Or certains contrats peuvent présenter un taux d’assurance assez faible, mais imposer des remboursements de primes plus lourds dans les premières années".

Le conseil s’adresse avant tout aux primo-accédants, qui ont plus de chance de revendre rapidement leur premier bien pour en acquérir un plus grand.

Il n’y a pas que le coût !

Gardez cependant bien en tête que le prix n’est pas le seul élément à prendre en compte au moment de comparer les contrats d’assurance. "Mieux vaut payer un peu plus cher et être mieux couvert", recommande Joël Boumendil, président du courtier en crédit ACE.

Il faut impérativement prendre en compte les exclusions liées au contrat, c'est-à-dire les évènements que l’assurance ne prend pas en compte. Tous les contrats couvrent le décès et la perte complète d’autonomie, mais différents types de garanties contre l’incapacité professionnelle existent…

Tous les contrats ne prennent pas en compte ce qu’on appelle "les maladies non-objectivables" - un terme barbare qui regroupe des pathologies pourtant aussi largement répandues que les maladies de dos ou certains troubles du psychisme.

Maël Bernier, porte-parole du courtier Meilleurtaux, fait valoir que, "à garanties vraiment équivalentes, la différence de taux entre un contrat groupe et un contrat individuel dépasse rarement 0,05 à 0,10 point. Quand on sait ça, on comprend qu’il vaut mieux regarder le contenu du contrat d’assurance avant son coût".

Agir vite… et bien

Il est recommandé de constituer son dossier d’assurance le plus tôt possible, sans attendre d’avoir obtenu une réponse de sa banque sur le niveau du taux ou la durée de son emprunt.

Le conseil vaut d’autant plus pour les emprunteurs qui ont des ennuis de santé – la démarche pouvant traîner en longueur en cas de demandes médicales complémentaires - ou qui empruntent de gros capitaux.

"En règle générale, dès qu’un dossier est un peu complexe, avoir préparé son dossier d’assurance en amont permet d’obtenir un accord plus rapide, et d’éviter de se retrouver bloqué pour une question d’assurance", explique Christophe Boiché.

Gagnez du temps sur les examens de santé

L’emprunteur doit joindre à son dossier de souscription une déclaration d’état de santé ou un questionnaire médical. Au minimum. Car en fonction de son âge et du montant à assurer, il lui faudra également remettre une série de documents médicaux attestant de son état de santé (rapport médical, profil sanguin, électrocardiogramme…).

Bien entendu, il est toujours possible de faire établir ces différents documents par son médecin traitant ou son laboratoire d’analyse. Il est cependant recommandé de passer par centre médical agréé : cette solution permet un gain d’argent (les frais sont intégralement pris en charge par la compagnie d’assurance qui règle elle-même le centre), comme de temps, l’ensemble des tests et examens demandés étant réalisés en un seul et même rendez-vous, par des médecins habitués à ce type de situation et familiarisés avec les demandes des assureurs. Aucun risque donc, que les documents soient incomplets ou mal renseignés.

Dernière mise à jour 19/01/2018 - François Alexandre ©2018 LaVieImmo.com