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Avis VEFA Bouygues Immobilier

5 Reco 24/04/2017 à 12:44 par michel1234

Achat VEFA chez Bouygues Immobilier : attention vigilance !
J’ai décidé d’acheter un studio en VEFA auprès de la société Bouygues Immobilier en 2014. Le studio proposé était situé près des universités, et lorsque j’ai signé le compromis de vente, le délai de livraison annoncé était septembre 2016 ce qui correspondait à la cible de mes locataires potentiels, à savoir les étudiants.
Les logements proposés par cette société sont en général très chers par rapport au prix du marché local. Ces prix tiennent certainement compte des possibilités de défiscalisation (SCELLIER, PINEL, ...) dont peuvent bénéficier sous certaines conditions les acquéreurs, et d’une certaine image « Solide » de la société. Malgré ce prix j’ai souhaité l’acheter auprès de cette société, dont la qualité de constructeur me semblait être un gage de qualité et de respect des délais de livraison.

Tout au long du processus d’achèvement de mon futur logement, j’ai pu constater la façon dont cette société gérait ses projets et ses clients. En voici le résumé :
- La première difficulté auquel j’ai été confronté s’est jouée en amont de la signature du compromis de vente. Le studio seul était déjà très cher (près de 4000 euros le m2) alors que prix local de cette ville de province ne dépasse pas 2000 euros le m2 dans les meilleurs quartiers. A cela, le commercial m’a annoncé qu’il fallait acheter obligatoirement une place de parking facturée 15000 euros. Or il faut savoir que dans le cadre de la défiscalisation PINEL, la place de parking ne peut pas être prise en compte dans le montant du loyer que l’on peut proposer au locataire. J’ai indiqué au commercial que le studio m’intéressait, mais pas la place de parking, et j’ai pu constater très rapidement que cette soi-disant obligation n’était pas si obligatoire que cela car le lendemain celui-ci m’accordait la possibilité de l’acheter sans la place de parking. J’ai donc signé le compromis de vente, avec pour date de livraison au plus tard le 3ème trimestre 2016.

- Quelques mois plus tard, j’ai reçu de la part du notaire choisit par Bouygues pour cette opération, la proposition d’acte de vente et la notification de la date de signature qui été fixée 1 mois plus tard. C’est alors qu’en relisant cette proposition d’acte de vente, j’ai constaté avec stupéfaction que le délai de livraison inscrit dans l’acte de vente n’était plus le 3ème trimestre 2016, mais le 4ème trimestre 2016. Ce décalage peut vous paraître anodin, mais lorsque la cible de vos locataires se révèle être les locataires étudiants, il s’avère qu’il est beaucoup plus difficile de louer un studio en décembre qu’en septembre. De plus, ce décalage dans le délai de livraison constituait pour moi une perte nette de 3 mois de loyers, car il faut savoir que dans le cadre d’une VEFA, le paiement de l’appartement ne se fait pas à la livraison de l’appartement, mais tout au long de la construction, la plus grande part étant payée au début de la construction. J’ai donc appelé le commercial qui avait traité la vente, et qui étonnement était beaucoup moins cordial que lors de la signature du compromis de vente. Je lui ai fait part de mon étonnement de ne pas avoir été prévenu par Bouygues de ce changement de date de livraison, et que sans une lecture attentive du contrat de vente, je serais passé à côté de ce changement des conditions de vente. Parmi les arguments qu’il m’a avancé assez sèchement j’ai eu droit à :
 La société Bouygues à légalement le droit de changer la date de livraison entre le compromis de vente et la vente effective du bien
 Vous êtes le seul client à avoir pointé ce changement dans les conditions de vente (en l’occurrence, vous chipotez)
 Bouygues n’accordera aucun dédommagement suite à ce changement de date de livraison.
Ayant contacté mon assistance juridique, je savais que le compromis de vente signé avec le commercial était un contrat à part entière dont les conditions ne pouvaient être changées sans accord préalable des 2 partis. Je suis donc resté ferme dans mon souhait que l’acte de vente reste conforme au compromis signé quelques mois plus tôt. Peu de temps après, le responsable du projet m’a contacté pour négocier. Il me proposait de payer 3 mois d’intérêts intercalaire, ce que j’ai refusé car le préjudice était la perte des loyers et non le paiement des intérêts intercalaires que je devrais payer de toute façon. Sur quoi, le responsable du projet a conclu en acceptant de revenir sur la date de livraison, et en m’indiquant qu’il ferait en sorte que mon appartement soit terminé au plus tard fin septembre, donc terminé prioritairement aux autres. Cette décision m’a alors paru étrange car généralement, tous les appartements sont livrés au même moment car les communs doivent être eux aussi terminés. J’ai donc signé le compromis de vente avec la date de livraison initiale.

Lors de la signature de l’acte de vente chez le notaire désigné par Bouygues, je lui ai indiqué que je trouvais anormal que Bouygues ait changé la date de livraison sur l’acte de vente sans m’avoir prévenu au préalable. Il m’a laissé entendre, à demi-mot que c’était une pratique habituelle de Bouygues, qui tablait sur les méconnaissances juridiques de leurs clients pour faire passer des modifications de ce type quand cela les arrangeait financièrement. Leur objectif était qu’une majorité de client ne se rende compte de rien, et ils traitaient au cas par cas les quelques client ayant remarqué les changements de condition.
1 an plus tard, je suis invité à un premier rendez-vous pour choisir le carrelage et le parquet de l’appartement. J’en profite pour demander si l’appartement me sera livré conformément à l’acte de vente. A cela, la chargée de clientèle me rétorque que mon délai n’est pas septembre 2016, mais décembre 2016, a priori, elle ne connait pas mon dossier, et que le bâtiment et tous les appartements sont prévus pour une livraison globale début 2017.
De retour de cette visite, je lui envoie un mail pour faire part de mon insatisfaction sur le retard de livraison et voici un extrait de sa réponse :
« En effet, l’acte notarié relatif à votre acquisition fait mention d’une livraison au cours du troisième trimestre 2016 sous réserve qu’il n’y ait pas de causes légitimes de suspension de délai définies dans l’article « Condition d’exécution des travaux – Tolérance- Délai – Causes légitimes de suspension de délai de livraison ».

Or, depuis son démarrage, le chantier a enregistré des jours ouvrés d’intempéries (voir notre bulletin d’information du mois de mai dernier où nous vous informions du nombre de jours d’intempéries : 42). Malgré tous leurs efforts, nos entreprises n’ont pu rattraper ce retard.

En conséquence, nous sommes contraints de reporter la mise à disposition de votre logement. »

Ce mail m’éclaire sur le fait que le chantier avait déjà pris du retard avant que je signe chez le notaire, ce qui explique leur tentative de changer la date de livraison sur mon acte de vente.
D’autre part, je perçois une nouvelle tentative de jouer sur les subtilités de la loi en m’opposant les jours d’intempéries depuis le début du chantier, alors que seul les jours depuis la date de signature chez le notaire sont à prendre en compte. Je lui fait remarquer, et elle confirme cela, et me dit que cela nécessite un décompte particulier pour mon cas, décompte qu’elle sera en mesure de me livrer prochainement.

En décembre a lieu lieu la pré-visite de l’appartement. Cette pré-visite est présentée par Bouygues comme non obligatoire mais souhaitée par la société Bouygues pour que ses clients puissent faire part de ses remarques pour que les éventuels problèmes soient réglés le jour de la livraison de l’appartement. En voyant les finitions de l’appartement, je regrette alors d’avoir fait confiance à cette société. La séparation entre le sol du salon et de la cuisine est faite de morceau de baguettes de bois coupées en leur milieu sans souci d’un raccordement esthétique. Les coins des murs n’ont même pas été solidifiés par des coins en acier pour éviter que le plâtre s’effrite. Les plinthes sont posées sans souci d’alignement, et le meuble de la cuisine est constitué de simples planches de contreplaqué blanches, sciées sans souci d’esthétisme. La porte fenêtre ne se ferme pas correctement, le bouton du chauffage de la salle de bain est en plein passage, etc ...
Cerise sur le gâteau, je sens un certain agacement de la personne de chez Bouygues lorsque je signale mes remarques, et même lorsque je pose quelques questions pratiques sur le chauffage entre autre.

Le mois de février est fixé pour la livraison. A la visite de l’appartement je constate qu’aucune de mes remarques de décembre n’a été prise en compte (à quoi bon cette pré-visite ?). Je les réitère donc puisque la personne me faisant visiter l’appartement n’arrive pas à récupérer le détail de ce que j’avais signalé 1 mois plus tôt. Et là, chose étonnante, il me propose d’en régler la majorité dans la journée, avec pour contrepartie de ne pas la faire apparaître comme réclamation officielle. J’accepte cette offre car cela m’évitera un autre déplacement, et il m’indique en apparté que moins il y a de réclamation, mieux ils sont notés par la maison mère.

Quelques discussions informelles de cette journée vont m’apprendre plusieurs choses intéressantes sur la façon de travailler de cette société. Dans le couloir, en attendant la livraison officielle de mon appartement, j’entends la chargé de clientèle expliquer à un autre client qu’il faut bien distinguer la société Bouygues Promoteur de la société Bouygues Construction et qu’il est très rare que ce soit la société Bouygues Construction qui construise les appartements qu’ils vendent.

Bouygues Promoteur agit comme n’importe quel promoteur du marché en faisant appel à des sociétés externes à la société, eux se contentant de gérer la maitrise d’ouvrage. Même le maitre d’œuvre ne fait pas partie de la société Bouygues.

Je relie cette remarque à la piètre qualité des finitions de mon appartement, ce qui m’est confirmé par un ouvrier avec qui je discute l’après-midi et qui me dit que dit que les sols et carrelage ont été fait par une société choisie par Bouygues qui a fait appel à des travailleurs détachés qui avaient un nombre inconsidérable d’appartement à faire dans un temps très court : ceci explique la qualité médiocre de ces finitions. Et vu le nombre de clients insatisfaits que je croise ce jour là, je ne suis apparemment pas le seul, et mes problèmes ne sont pas les plus importants.

Toujours est-il que je prends livraison de mon appartement, et c’est avec surprise que la chargé de clientèle m’indique que ma demande d’indemnisation pour retard de livraison a été prise en compte par sa société, et qu’un rendez-vous sera convenu début mars pour régler cette affaire à l’amiable.

Depuis ce jour, malgré mes multiples relances pour convenir du rendez-vous de règlement du litige du au retard de livraison, je n’ai plus eu aucune nouvelle de la société, ni réponse à mes mails, ni au téléphone. Je suis d’autant plus étonné que la chargé de clientèle de Bouygues s’était vantée de la qualité du service client de sa société lors de la livraison.

Message edité 24/04/2017 à 12:46

0 Reco 24/01/2018 à 16:20 par 3soleils

J'ai aussi acheter chez bouygues immobilier, visiblement leur technique de vente n'a pas changer, toujours des retard sur les date de livraison.

Avant de signé chez le notaire la date de livraison est décalé d'un trimestre pour les intempérie. Ensuite la livraison est encore décalé pour du retard dans les travaux..

Visiblement il on toujours 2 a 3 trimestre de retard.

Une fois signé chez le notaire, le commercial ne répond plus au téléphone, on ne l’intéresse plus .

Je déconseille fortement au autre client a acheter chez ce promoteur

1 Reco 25/01/2018 à 12:53 par Danielmmo

C'est sensiblement pareil avec les autres gros promoteurs....
Ils pratiquent la règle des 1%.

1% des acquéreurs lit le contrat de réservation.
1% lit le contrat de vente
1% lit sur le retard, et les défauts
1% ira au tribunal.

Moralité le risque pour eux est de 1%x1%x1%x1%, bref il est quasiment nul de devoir 1 centime aux acquéreurs.

Après ils tomberont sur le client pénible, auront un procès mais cela leur coutera moins que si ils avaient du respecter leur contrat.

2 Reco 03/01/2019 à 11:26 par Veronique.Brochant

Je fais le même constat que vous: Bouygues Immobilier est à fuir.

J'ai réservé en Janvier 2016 un appartement dans la résidence Origine, Bouygues Immobilier à La Rochelle. Il devait être livré en Mars 2018. Aujourd'hui, après de multiples problèmes, l'appartement "devrait" être livré 3ème trimestre 2019, soit avec plus d'un an et demi de retard. Ce retard se traduit notamment par de nombreux mois durant lesquels le placo est resté à découvert sous la pluie dû au manque de couverture de l'immeuble.

Un gros déficit de communication de la part de Bouygues rend la gestion de cet achat très compliqué (l'appartement devait de plus être loué à quelqu'un qui doit chercher un autre logement). Aucune indemnité n'est actuellement proposée.

Enfin, nous sommes dans l'attente de savoir si, du fait du retard, le logement sera toujours habilité "Pinel".

0 Reco 03/01/2019 à 12:15 par Danielmmo

Ce n'est pas parce qu'il n'existe pas de clause d'indemnisation pour retard écrite dans l'acte que vous ne vous avez pas le droit à être indemniser.

La base est 1% par mois de retard. Pour un dossier de ce type regroupez vous avez les autres propriétaires, afin de mutualiser les frais d'avocat.