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Acheter sa résidence principale

0 Reco 16/06/2008 à 15:15 par eddofr

L'espèce de délire baissier auquel on assiste actuellement me fait bien rire !

Sous prétexte que quelques Cassandres nous prédisent une baisse du marché immobilier, il faudrait attendre pour acheter sa résidence principale ... C'est débile.

Je n'achète ma maison pour faire des bénéfices financiers. Je l'achète pour y vivre, sans doute plus de 10 ans.
Pour acheter cette maison je prends un crédit à taux fixe, dont je sais que, quoi qu'il arrive, je pourrais l'asumer (assurance invalidité, décès, perte d'emploi, ...).

Si demain la valeur de maison est divisée par deux du seul fait du marché (je ne parle pas, évidemment de la construction d'une centrale nucléaire juste sous mes fenêtres, mais d'une tendance générale) ... Et bien, l'argent que je tirerais de la revente de ma maison, suffira à m'en payer une autre de même valeur (si ça baisse pour moi, cela baissera aussi pour celui à qui j'achèterais ma nouvelle maison).
Et si demain la valuer de ma maison double ... le résultat sera le même : j'aurais deux fois plus d'argent, mais il me faudra le double pour racheter.

Dés lors que j'achète ma maison pour y vivre et dés lors que je ne m'embarque pas dans des "crédits" délirants genre subprimes, je ne risque rien à acheter ma résidence principale, que ce soit maintenant ou dans six mois.
J'acquiers un lieu de vie où je vais rester ou que j'échangerais, en cours de route, contre un lieu de vie équivalent.

Où est le risque ?
Où est l'intérêt d'attendre un hypothétique du marché ?
Sachant que chaque mois d'attente me coûte un loyer qui va dans les poches de mon bailleur ...

Qui plus est, en achetant maintenant, vu que tous les autres attendent une hypothétique baisse, j'ai le choix !

Pour mon budget, je peux trouver la bonne maison :pas celle qui sera rentable, en l'occurence parler de rentabilité n'a pas de sens, mais celle dans laquelle je me sentirais bien pour les 10 années à venir !

0 Reco 16/06/2008 à 15:59 par Eilema

Je ne suis âââbsolument pas une spécialiste en la matière, mais ton analyse me semble tout à fait correspondre à ce que je pense...
Tant que ce n'est pas pour vendre/revendre... quel risque ?

0 Reco 16/06/2008 à 16:12 par JackPalmer

Bonjour edo,

effectivment si le marché monte il n'y a aucune perte c'est bien clair (au contraire)

et s'il baisse, quel risque?

Prenons un exemple, quelqu'un achète en 91 à paris un bien à 200 000, le marché pers 40% (je prends l'exemple de Paris)
je pers 40% de 200 000 soit 80 000 euros + les frais de notaire sur ces 80 000 (environ 6000 euros) et le crédit sur ces 80 000...

je pers quoi? 80 + 7 + le crédit... sur une bien à 200 000 on y laisse au bas mot 120 000 euros... ce qui finance une belle location meme sur Paris, meme pendant 7ans et permet de payer mensuellement nettement moins, sans "bouffer" son apport (et donc de racheter dans de biens meilleurs conditions)

Si le marché baisse cela vaut la peine de se poser la question, non?

le sujet a je crois déjà été débattu des tas de fois, le simulateur d'asi 77 (cf post de réference) y répond très bien en permettant de comparer achat et location avec ses propres critère
http://asi77.free.fr/

le plus simple étant de faire sa propre simulation avec ses propres données

jack

0 Reco 16/06/2008 à 16:34 par JackPalmer

a écrit : Je ne suis âââbsolument pas une spécialiste en la matière, mais ton analyse me semble tout à fait correspondre à ce que je pense...
Tant que ce n'est pas pour vendre/revendre... quel risque ?
bonjour,

effectivement, si vous n'etes pas dans une logique de vendre / revendre et que vous y rester très longtemps vous limitez le risque car :
_ On ne sais pas ce qui va se passer à 10 ans, (la baisse sur les 3 à 5prochaines années me semble acquise mais aù delà je n’en sais rien…)
_ Si le marché baisse, si vous êtes rester 20 ans dedans, votre perte sera lissée sur 20 ans
_ Vous en profitez effectivement de suite

Il n’y a qu’un seul « inconvénient » : financier.
_En achetant au tarif le plus haut vous vous endettez forcement plus longtemps et payer nettement plus (cet argent pourrait servir à autre chose…)
_ La durée durant laquelle vous devez rester dans le bien afin de ne pas y laisser d’argent est proportionnelle au prix et à la durée de l’emprunt : plus c’est cher et plus vous devez rester longtemps. Du coup en cas de mobilité forcée, vous êtes coincés : vu l'état du marché de l'emploi, pouvoir déménager facilement pour retrouver du travail ne me semble pas un atout à négliger.

Et si, comme vous l’avez vous même indiquée, il s’agit d’un achat intermédiaire (style j’achète un studio aujourd’hui et le revend dans 5 ans pour acheter un 3 pièces), alors là le bilan est dramatique ; c’est une perte sèche. A moins d’une forte hausse

Le simulateur d’asi 77 fait la comparaison des deux options achat / location en haut de bulle ;

Je fais juste quelques remarques complémentaire :
_ Je ne suis pas du tout anti-achat, loin de là
_ Je déconseille simplement l’achat en haut de bulle « juste avant les soldes » si vous me passez l’expression
_ J’indique clairement dans le post de référence de ne faire confiance à personne (y compris à moi même) et de chercher par soi même et donne des pistes pour surveille rle marché

A vous lire

Cordialement

jack

Message edité 16/06/2008 à 16:37
0 Reco 16/06/2008 à 16:39 par eddofr

Voilà un bel exemple de logique spéculative appliquée à un achat non spéculatif.

Si je suis ta logique :
Je dois parier que le marché va durablement baisser et massivement.
Je dois perdre, à coup sur quelques années de loyer,
Je dois parier que l'investissement alternatif (actions ? obligations ? assurance vie ?) que je vais faire, en attendant, me rapportera au moins autant que l'inflation,
Je ne tiens pas compte des prix et des salaires qui augmentent et finissent inévitablement par baisser le coût relatif du crédit sur mon budget.
Je me prive pendant tout ce temps de la maison de mes rêves dans l'espoir d'une hypothétique plus-value financière.

Et surtout, je suppose que dans quelques années je vais revendre ma maison et vivre sous les ponts pour profiter de mon joli capital !

Dans le cas catastrophique que tu décrit, même si je "perds" 120 000 euros ....

Les 80 000 euros restants, tirés de la revente suffiront certainement à racheter un bien équivalent ... puisque quand le marché baisse, il baisse pour tout le monde et pas seulement pour moi.

Nous ne parlons définitivement pas de la même chose.

Dés lors que j'achète une maison je me constitue un capital "surface" qui restera constant quelle que soit sa traduction en euros.

En gros, il n'y a d'intérêt à attendre que pour le primo accédant, puisqu'avec sa "mise de départ" en euros il peut espérer, en attendant, se constituer un capital surface plus important.

Et encore, il faut que la baisse soit importante et rapide pour compenser les loyer perdus en l'attendant !

0 Reco 16/06/2008 à 17:06 par JackPalmer

Re-Salut edo,

"Voilà un bel exemple de logique spéculative appliquée à un achat non spéculatif."
-> Si « spéculer » c’est acheter pas cher afin d’avoir de l’argent pour faire autre chose avec ma famille (meuble, sorties, vacance, éducation…) alors oui je suis un spéculateur. Une remarque, je veux acheter pour y vivre pas pour revendre

"Si je suis ta logique :
Je dois parier que le marché va durablement baisser et massivement."
-> Je ne te conseille pas de parier mais de vérifier par toi même. J’ai vérifié ça baisse, eponyme à vérifier à Limoges ça baisse, Marcoco agent immobilier dans le 13 à vérifier ça baisse, indecise sur Nantes, ça baisse…
-> La revue de presse est bourrée d’articles en baisse, la télé s'y met aussi

"Je dois perdre, à coup sur quelques années de loyer,"
-> Compare 20% du prix d’une maison et 3 ans de loyer ; je l’ai fait et suis très heureux de ce choix ; si en plus ça ne pers pas 20% mais plus alors là...

"Je dois parier que l'investissement alternatif (actions ? obligations ? assurance vie ?) que je vais faire, en attendant, me rapportera au moins autant que l'inflation,"
-> Bonne remarque, une perte de ton apport peut être « bouffée » par l’inflation, mais tu te rattrape largement sur le prix d’achat

"Je ne tiens pas compte des prix et des salaires qui augmentent et finissent inévitablement par baisser le coût relatif du crédit sur mon budget."
-> Ah bon ? les salaires sont basé sur l’inflation ? je croyauis que c'était fini depuis 15 ans, je te le souhaites, le mien hélas non. Et avoir la grogne sur le pouvoir d'achat en ce moment je doute que ce soit le cas de la majorité des français;

"Je me prive pendant tout ce temps de la maison de mes rêves dans l'espoir d'une hypothétique plus-value financière. » "
-> En achetant aujourd’hui est ce que tu achètes la maison de tes rêves ? moi pas elle est trop cher. A lire tous les gens qui partent vers un achat "intermédiaire" je ne suis pas le seul
Dans quelques années je pourrai acheter à un prix décent la maison de "mes reves" (une maison normale, je ne reve pas de 300m² avec piscine et golf).
Dans l’intervalle, il y a de très jolies locations pas cher (tous le monde a voulu acheté à une époque, il n’y a avait pas de candidat à la location). Je loue aujourd’hui une maison que je ne pourrai pas acheter, et si j’avais commis cette erreur mon remboursement serait le double de mon loyer et je verrai en ce moment les prix baissés…

"Et surtout, je suppose que dans quelques années je vais revendre ma maison et vivre sous les ponts pour profiter de mon joli capital !"
-> Hein ?? Ou as tu lu qu je conseille la revente ? Moi je veux acheter pour y vivre

"Dans le cas catastrophique que tu décrit, même si je "perds" 120 000 euros ....

Les 80 000 euros restants, tirés de la revente suffiront certainement à racheter un bien équivalent ... puisque quand le marché baisse, il baisse pour tout le monde et pas seulement pour moi."
Absolument. Et si tu n’es pas à 120 000 euros près ce n’est pas un problème ; très honnêtement ce montant est pour moi franchement élevé et je ne souhaite pas perdre une telle somme

"Dés lors que j'achète une maison je me constitue un capital "surface" qui restera constant quelle que soit sa traduction en euros."
-> Attend : je ne comprend pas le terme « surface », tu peut préciser stp ?

"En gros, il n'y a d'intérêt à attendre que pour le primo accédant, puisqu'avec sa "mise de départ" en euros il peut espérer, en attendant, se constituer un capital surface plus important."
-> je ne suis pas primo accédant et pourtant j'attend... ceux qui n'ont pas envie de surpayer leurs maison et d'y laisser beaucoup d'argent ont intéret à se poser la question.
une question : tu n'as jaamis attendu les soldes pour acheter une TV,n un camescope...? c'est la même chose, sauf que tu n'a pas la date exacte des soldes, ni le montant exact. Tu sais juste que ce sera moins cher

"Et encore, il faut que la baisse soit importante et rapide pour compenser les loyer perdus en l'attendant !"
-> Tu es sur? laissons chacun faire sa simulation et déterminer

Jack

Message edité 16/06/2008 à 17:18
0 Reco 16/06/2008 à 17:13 par indecise

[Si demain la valeur de maison est divisée par deux du seul fait du
marché (je ne parle pas, évidemment de la construction d'une
centrale nucléaire juste sous mes fenêtres, mais d'une tendance
générale) ... Et bien, l'argent que je tirerais de la revente de ma
maison, suffira à m'en payer une autre de même valeur (si ça
baisse pour moi, cela baissera aussi pour celui à qui j'achèterais
ma nouvelle maison).
Et si demain la valuer de ma maison double ... le résultat sera le
même : j'aurais deux fois plus d'argent, mais il me faudra le
double pour racheter.]

Bonjour,

votre raisonnement me paraît logique et j'ai longtemps eu le même, sauf qu'il ne tient que si on paye son achat "cash",

en effet, comme vous l'indiquez, si au bout de 10 ou 15 ans je revens moins cher j'acheterais aussi moins cher, sauf que si vous avez empruntez 200 000 € à la banque, vous leur devez toujours cette somme là ? non ??

exemple, ma maison vaut actuellement 400 000 €, j'emprunte 400 000 €, dans 10 ans je la vends 250 000 € et rachète le même prix, pendant les 10 premières années j'ai payé : les frais de notaires, les frais d'agence, des intérets et un petit bout du capital, je dois encore 300 000 € à la banque, non ?? (ce ne sont pas des calculs exacts, j'ai fait ça au pif c'est juste pour illustrer mon propos) donc les seuls et uniques gagnant dans cette histoire c'est : la banque, le notaire.

Evidemment si dans 10 ans ma maison vaut 500 000 €, là JE suis gagnant, mais à l'heure actuelle je crois qu'il n'y a pas un conseiller ou un analyste capable de répondre à cette question, il vaudrait mieux encore consulter un astrologue (it's a jock :))))

REG de NANTES

0 Reco 16/06/2008 à 17:14 par JackPalmer

a écrit : Bonjour eddofr,
Vous n'avez pas l'air d'être un troll alors je participe au débat...
oui c'est vrai que dans cette histoire on avait prequie oublier le plaisir de discuter avec un intervenant courtois et expimant clairement ces idées (même s'il on est pas d'accord)

Merci beaucoup eddofr pour votre opost et continuez je vous prie

Amicalement

Jack

0 Reco 16/06/2008 à 17:14 par eddofr

La baisse est-elle si certaine que cela ?

Ne sont-ce pas les mêmes qui nous prédisaient des hausses à deux chiffres qui aujourd'hui nous prédisent la baisse ?

Deux points importants concernant le marché français :

1) Il existe toujours un déficit de logement en France. Tôt ou tard, ceux qui retardent leur achat devront se décider. Il y a objectivement pénurie de logement, même si les annonces baissières créés artificiellement un "surstock" temporaire.

2) Les français qui ont acheté à crédit, contrairement à d'autre pays, ont surtout acheté à taux fixe. Le renchérissement du loyer de l'argent ne changera pas leur mensualité. Ils ne seront donc pas contraint de vendre à perte. On ne va pas voir fleurir un "marché massif de la saisie immobilière".

En france, contrairement aux états unis ou à l'angleterre, le nombre de saisies pour cause de crédit impayés n'augmentent ni n'augmenterons significativement.

La baisse consécutive à l'effet d'annonce ne va pas durer longtemps.

0 Reco 16/06/2008 à 17:17 par eddofr

J'aurais même plutôt tendance à dire que c'est le meilleur moment pour acheter ... en négociant une bon rabait de 20% en comptant sur la "peur de la baisse" chez les propriétaires ...

0 Reco 16/06/2008 à 17:22 par JackPalmer

a écrit : J'aurais même plutôt tendance à dire que c'est le meilleur moment pour acheter ... en négociant une bon rabait de 20% en comptant sur la "peur de la baisse" chez les propriétaires ...peut-être...

Je fais juste une remarque : je doute fort qu'on puisse faire baisser un tarif de maison de -20% juste avec la peur, si vous y arriver, je vous embauche de suite. Si un vendeur baisse de 20% c'est qu'il n'a pas d'acheteur à son tarif et qu'il n'a pas le choix -ou alors il est completement idot-

Pour en revenir à votre suggestion, encore une fois si vous y rester 20 ans c'est peut-être une bonne idée... mais n'oubliez pas que si vous avez réussi à négocier du -20% aujourd'hui, quelqu'un y arrivera peut être avec vous dans 5 ans si vous etes obligé de revendre...

jack

0 Reco 16/06/2008 à 17:23 par JackPalmer

édité (doublon)

Message edité 16/06/2008 à 17:26
0 Reco 16/06/2008 à 17:30 par multiproprio

bonjour eddofr
vous avez dit le mot juste
JE N ACHETE PAS POUR FAIRE UN PROFIT

vous voulez acheter pour installer votre famille, avoir la jouissance totale d'un bien qui vous convient, l'aménager, le transformer à votre convenance, y vivre etc ............

IL NE FAIT PAS ACHETER POUR FAIRE UN PROFIT : IL FAUT ACHETER POUR PROFITER
d'un cadre de vie, d'un jardin même modeste, pour y loger votre famille etc

si votre endettement à taux fixe est accepté par la banque, il n'y a pas de raison de ne pas profiter, sans tout vouloir de suite, vous n'aurez pas forcemment à vous priver , parfois il faudra attendre et reporter un projet.

pour ma part, je suis toujours parti du principe

ok je paye ma maison, mais j'en profite,
les prix stagnent mon endettement diminue
les prix baissent et bien ce n'est pas grave, je ne compte pas revendre.

Voilà si vous partez de ce postulat : vous serez content d'avoir investie, content d'en profiter.

Mon avis rejoint celui de eil?ma et julien 57

CORDIALEMENT

0 Reco 16/06/2008 à 17:35 par JackPalmer

a écrit : La baisse est-elle si certaine que cela ?

Ne sont-ce pas les mêmes qui nous prédisaient des hausses à deux chiffres qui aujourd'hui nous prédisent la baisse ?

Deux points importants concernant le marché français :

1) Il existe toujours un déficit de logement en France. Tôt ou tard, ceux qui retardent leur achat devront se décider. Il y a objectivement pénurie de logement, même si les annonces baissières créés artificiellement un "surstock" temporaire.

2) Les français qui ont acheté à crédit, contrairement à d'autre pays, ont surtout acheté à taux fixe. Le renchérissement du loyer de l'argent ne changera pas leur mensualité. Ils ne seront donc pas contraint de vendre à perte. On ne va pas voir fleurir un "marché massif de la saisie immobilière".

En france, contrairement aux états unis ou à l'angleterre, le nombre de saisies pour cause de crédit impayés n'augmentent ni n'augmenterons significativement.

La baisse consécutive à l'effet d'annonce ne va pas durer longtemps.
"Ne sont-ce pas les mêmes qui nous prédisaient des hausses à deux chiffres qui aujourd'hui nous prédisent la baisse ?"
pas totalement... les AI et notaires de paris detestent le mot baisse... les banques elles ont jeté l'éponge. Ceci dit vous avez raison, les médias ont largement retournés leurs vestes. A chaque fois que je vois aujourd'hui un article "baissier", je me souviens de ce qu'écrivait le même journal il y a 6 mois et je me dis "mais que va t'il nous écrire dans 3 mois?"

"1) Il existe toujours un déficit de logement en France. Tôt ou tard, ceux qui retardent leur achat devront se décider. Il y a objectivement pénurie de logement, même si les annonces baissières créés artificiellement un "surstock" temporaire."
c'est possible, mais cette demande est elle solvable? le noeud du problème est là à mon avis, n'oubliez pas que grace à MR. De Robien il y a un peu partout pleins d'apparts / maison à louer pas cher

"2) Les français qui ont acheté à crédit, contrairement à d'autre pays, ont surtout acheté à taux fixe. Le renchérissement du loyer de l'argent ne changera pas leur mensualité. Ils ne seront donc pas contraint de
vendre à perte. On ne va pas voir fleurir un "marché massif de la saisie immobilière"."
Souhaitons que vous ayez raison, meme si les acheteurs liés aux credit foncier ne seront pas de cet avis;
Par contre pour les banques, le marché du crédit -mondial donc touché par les subprimes- est lui clairement déprimé. Et sans crédit pas d'acheteur... ou acheteur pour pas cher

"La baisse consécutive à l'effet d'annonce ne va pas durer longtemps."
Pas d'accord. la baisse est intervenue alors que tous lemonde criait à la hausse... vous l'avez vous meme souligné au début de votre post, alors imaginer maintenant ce qui va se passer alors que tous lemonde crie à la baisse

Jack

0 Reco 17/06/2008 à 09:30 par eddofr

Je vais revenir sur une expression que j'ai utilisée, le "capital surface".

Si aujourd'hui j'achète une certaine surface habitable (disons 100m² en grande courronne), quelques soient ensuite les variations de la "traduction en euro" de cette surface habitable, je reste propriétaire de cette surface et je suis donc en mesure de l'échanger (par achat et revente), en cas de besoin, contre une surface habitable équivalente.

Si les prix de l'immobilier augmentent, je gagnerais en termes de traduction en euro, mais pas en terme de surface habitable.

Si le prix de l'immobilier baissent, je perdrais en termes de traduction en euro mais pas en terme de surface habitable.

Le seul point noir possible, c'est si, lorsque vous vendez, les prix ont tellement baissé que votre capital, traduit en euro, n'est plus équivalent à votre emprunt, qui lui est purement en euros.

Ce n'est d'ailleurs pas un problème de solvabilité : si j'ai pris un crédit sur 20 ans pour acheter 100m², peut devrait importer que le prix de mes 100m² fluctue, tant que je suis en mesure d'assumer mes mensualités.

C'est un problème de confiance des banques : si je vends à bien 100K€ pour racheter un bien 100K€, je devrait pouvoir simplement transférer le crédit initial de bien vendu sur le bien acheté et continuer à payer mes mensualités sans incident.

Mais les banques, si la traduction en euro (estimée par la banque d'ailleurs) de votre capital surface devient inférieure à leur créance, refusent simplement de continuer à jouer le jeu.

Sur le marché immobilier de la résidence principale, votre seul ennemi est votre banquier.

0 Reco 17/06/2008 à 10:38 par JackPalmer

Bonjou edo,

Merci pour la précision sur la notion de «capital surface », c’est nettement plus clair ainsi.

Nous finissons d'ailleurs pas mal par nous rejoindre :

"Le seul point noir possible, c'est si, lorsque vous vendez, les prix ont tellement baissé que votre capital, traduit en euro, n'est plus équivalent à votre emprunt, qui lui est purement en euros."
oui... c'est tout le problème de la période actuelle, si l'on considère (mais vous n'etes pas obligé d'être d'accord) qu le marché baisse, acheter maintenant n'est peut-être pas le plus intéressant

" Ce n'est d'ailleurs pas un problème de solvabilité : si j'ai pris un crédit sur 20 ans pour acheter 100m², peut devrait importer que le prix de mes 100m² fluctue, tant que je suis en mesure d'assumer mes mensualités."
oui, tant que vous rester dedans ce bien et que vous payer pas de soucis, par contre si vous devez bougé...

...

" Mais les banques, si la traduction en euro (estimée par la banque d'ailleurs) de votre capital surface devient inférieure à leur créance, refusent simplement de continuer à jouer le jeu. "
Encore oui, si le marché baisse et que donc la créance devient supérieure à la valeur du bien, il est possible que la banque ne suive pas le vendeur sur un nouveau crédit. Et qu' il doive rester dans son bien de départ.
Cela me fait penser à tous ces gens qui ont acheté à prix d'or un studio en se disant "je le revend dans 5 ans pour financer un deux pièces"... dans un marché en baisse lors de la revente ils y laisserons de l'argent et donc du "capital surface"

"Sur le marché immobilier de la résidence principale, votre seul ennemi est votre banquier."
Pas le seul, mais c’est un acteur incontournable car il a la main sur le crédit.

Bonne journée

Jack

0 Reco 17/06/2008 à 11:40 par taxidriver

LES PRIX DE L'IMMOBILIER

Prix au m2 des villes :


Paris 6 965 €/m² +11,1%/an
Lyon 2 834 €/m² +5,7%/an
Marseille 2 507 €/m² +2,2%/an
Nice 3 602 €/m² +7,7%/an
Toulouse 2 491 €/m² +5,8%/an
Lille 2 493 €/m² +5,6%/an

ce jour la vie immo!! ca baisse?? ha bon?? j'avais pas vu.:[

0 Reco 17/06/2008 à 11:48 par marcoco

Bonjour taxi,

merci pour cette info.

malheureusement, moi je constate chez nous ( 83) une baisse de faible intensité mais présente qd même.

Je pense, pour finir, que nous devrions ( comme je ne sais plus qui l'a dit ces derniers jours) voire la tendance en fin d'année.

Nous en sommes approximativement à une baisse de 8% pour l'instant.

Par contre, il y à une forte progression des ventes, donc les prix ne devraient pas trop tomber je pense.

a vous lire,

marcoco

0 Reco 17/06/2008 à 11:55 par eddofr

Ce dont je suis certain pour le constater chaque jour :

Les biens affichés à la vente le restent plus longtemps qu'il y a quelques mois.
De nouveaux biens apparaissant sur le marché créant un "stock" de biens en ventes.
Les mises en ventes ne semblent pas s'accélérer par contre.
Les prix affichés stagnent ou baissent légèrement (j'ai constaté une baisse de 2 à 3 % sur les prix annoncés de biens mis en vente depuis plus de 2 mois)
Les refus de crédits par les banques se font plus nombreux.
Les acheteurs potentiels ont tendance à viser des biens affichés 10 à 15% au dessus de leur budget et à tenter de les faire baisser.
Le marchés de enchères (saisies et autres) reste stable. Pas plus de ventes et pas moins cher au final.

Franchement, je ne crains ni une baisse massive ni une baisse durable.

Je plains juste les propriétaires qui n'ont pas la possibilité d'attendre (crédit relais, surendettement, divorce difficile, ...).

D'autant que, tôt ou tard, tous ceux qui "attendent la baisse" vont revenir sur le marché, probablement tous en même temps et "dans l'urgence" et provoquer une hausse passagère, tout aussi artificielle que la baisse actuelle ...

0 Reco 17/06/2008 à 13:34 par JackPalmer

a écrit : D'autant que, tôt ou tard, tous ceux qui "attendent la baisse" vont revenir sur le marché, probablement tous en même temps et "dans l'urgence" et provoquer une hausse passagère, tout aussi artificielle que la baisse actuelle ...salut,

ce scenario n'est effectivment pas impossible , et je crois que d'une certaines maniere il y aura à un moment une reprise "légère" (ce que j'appelle uyne rerise "technique" dans ma file sur reims), due comme tu l'annonces à un retour sur le marché d'acheteurs. On voit fréquement ce type de situation en bourse

Ceci dit vu la façon dont la crise se répand dans les médias et la remontée des taux, je doute que ce soit suffisant pour une reprise franche.

Jack

Message edité 17/06/2008 à 13:48