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IFB

0 Reco 05/11/2008 à 14:16 par gospel

En tant qu'ancien conseiller IFB, je dis :
-Pour les conseillers : attention aux soit-disants revenus élevés qu'on nous
fait miroiter, et en tant qu'indépendants : charges élevées, presqu'obligation
de vendre certains produits inappropriés
-pour les "démarchés" : ! arnaque !


0 Reco 06/12/2008 à 19:36 par JeanTrenscene

a écrit : En tant qu'ancien conseiller IFB, je dis :
-Pour les conseillers : attention aux soit-disants revenus élevés qu'on nous
fait miroiter, et en tant qu'indépendants : charges élevées, presqu'obligation
de vendre certains produits inappropriés
-pour les "démarchés" : ! arnaque !
Et pour les clients, FUYEZ !

3 Reco 11/12/2008 à 14:26 par copro60

http://www.bakchich.info/article6128.html

Immobilier : ces gloutons de la défiscalisationPIERRE / jeudi 11 décembre par Marc Endeweld


Comment des milliers de particuliers ont pu investir dans des dispositifs de défiscalisation (le « Robien ») au mépris de toute prudence ? Enquête sur des méthodes commerciales bien huilées.

Pour les gouvernements successifs, ça devait être « la » solution miracle pour soutenir l’immobilier : les différentes niches fiscales, notamment les lois Robien en 2003 et Borloo en 2006, instaurant le marché de « l’investissement locatif », ont ainsi permis la construction de 325 000 logements entre 2000 et 2006, soit près de la moitié des chantiers réalisés. Oui mais voilà…

Un nombre important de programmes immobiliers assurés par ces dispositifs ont été construits en dépit du bon sens, dans des secteurs peu porteurs de locations. Résultat, aujourd’hui, des milliers d’appartements restent désespérément vides, et des milliers de particuliers « investisseurs » se retrouvent coincés. Car forcément, s’ils ont acheté des appartements, c’est pour ensuite les louer. Pourquoi ? Tout simplement parce que dans le cadre du « Robien », s’ils ne trouvent pas de locataire au final, ils ne peuvent pas bénéficier de la tant espérée défiscalisation… Malin !

Ces dernières années, la défiscalisation est devenue le premier objectif des investissements dans l’immobilier, sans qu’aucune autre considération ne soit prise en compte par les acquéreurs… Les conseillers en patrimoine, les banquiers n’ont pas hésité à mettre en avant la fiscalité de l’investissement locatif pour vendre des produits formatés, exclusivement à destination de ceux qui recherchent l’économie d’impôt.

« Des réseaux commerciaux très gloutons »
Cet emballement général est aussi la conséquence du développement des promoteurs spécialisés dans les dispositifs de défiscalisation. Dans le métier, ça s’appelle même les « promoteurs défiscalisateurs ». Et des groupes plus importants, intégrés, véritables majors de l’immobilier offrant toute une palette de services financiers aux investisseurs, ont également misé sur ce marché d’une manière agressive. C’est le cas du groupe Akerys, mis en cause en juillet par le magazine UFC-Que Choisir, pour avoir produit d’une manière excessive des logements défiscalisés, et par de plus en plus de particuliers sur Internet.

Car le groupe Akerys a assuré la commercialisation de ce type de programme via sa filiale IFB France. « Les promoteurs spécialisés n’auraient pas pu écouler leur production, avec les méthodes traditionnelles de vente, explique un ancien dirigeant de la promotion défiscalisation. C’est pour ça qu’ils ont fait appel à des réseaux commerciaux très gloutons du type d’IFB qui dispose de plate-formes de télémarketing ». Des « gloutons »… Cet ancien décideur du secteur a même des tremblements dans la voix quand ils les évoquent. Les rendements de ventes étaient au rendez-vous. « Normal on est payé au rendez-vous, un téléconseiller d’Adomos, un groupe concurrent d’Akerys, Notre but c’est de tirer de l’argent où on peut avec le système de commissions ».

Un extrait du « guide de vente » d’IFB. Ici, la page 4.
À IFB, le guide d’entretien de vente 2006 vaut le détour. D’emblée, les objectifs de l’appel sont exprimés par des questions : « Comment créer des revenus supplémentaires ? » ; « Comment préparer un complément de retraite ? ». Et bien sûr, les réponses ne tardaient pas à arriver : « Vous n’avez sûrement pas attendu après moi pour apporter des solutions. Mais chaque fois, vous y êtes parvenu en risquant votre argent. L’originalité de ma démarche consiste à y parvenir en utilisant l’argent de vos impôts. L’idée est de placer l’argent de vos impôts ailleurs que chez le précepteur ! ». Pour l’instant, le dispositif Robien et la possibilité d’investir dans l’immobilier n’est pas encore évoqué clairement au futur client…

« Cimenter le rendez-vous »
Le commercial devait également jouer avec la convivialité lors d’un futur rendez-vous en face-à-face : « Sauf si vous être célibataire, notre étude implique obligatoirement une réflexion familiale. Voulez-vous faire venir votre conjoint à votre bureau ou comme la plupart de vos collègues préférez-vous que je vienne chez vous ? C’est plus sympa ! ». Ah la famille, ma brave dame, c’est des soucis : « Doit-on constituer un complément de retraite ? (…) Il faut se protéger et protéger sa famille », pouvaient ainsi rappeler les commerciaux. Au téléphone, l’essentiel pour eux était de « cimenter le rendez-vous », comme le rappelle la méthode de vente IFB. Pour amadouer la cible, le commercial proposait alors « une étude financière gratuite ». Et toujours la pression : « En matière de réduction d’impôt, un écart de quelques jours peut entraîner un décalage d’une année fiscale à un autre, il serait dommage de perdre une année ». Une fois que la cible était ferrée, alléchée par les perspectives de larges « économies » d’impôts, le « conseiller » révèle la solution : « comment est-il possible de concrétiser cette mécanique financière ? (…) Avec IFB nous avons raisonné dans un cadre de loi rattaché à l’acquisition d’un logement neuf à usage locatif ».

Après plusieurs entretiens, le commercial devait alors sortir la grosse artillerie pour inspirer confiance en évoquant l’intervention de « 6 intervenants » : promoteur, banque, notaire, administrateur de bien, compagnie d’assurance. Ne vous inquiétez pas, on s’occupe de tout…

« Dans notre langage, ça s’appelle une RESA »
L’infantilisation est pratiquée sans scrupule : « Au début de notre entretien, j’étais un conseiller parmi d’autres, maintenant j’ai le sentiment d’être devenu VOTRE CONSEILLER. Avez vous le même sentiment ? ». C’est beau, non ? Le moment fatidique arrive enfin : « dans notre langage ça s’appelle une RESA ». Et après tant de « novlangue », le ton se fait martial, presque menaçant : « à la fin de notre prochain entretien si toutes les conditions sont requises, il sera indispensable d’effectuer une réservation ». Forcément, en tant que « conseiller » gratuit, je n’ai pas envie de perdre mon temps…

Les villes saturées par l’investissement locatif
Agen, Albi, Alès, Angoulême, Annonay, Auch, Auxerre, Bergerac, Béziers, Bourges, Brive-la-Gaillarde, Cahors, Carcassonne, Castres, Caussade, Charleville-Mézières, Clermont-Ferrand, Cognac, Colmar, Dax, Dieppe, Épinal, Figeac, Gap, Langon, Laval, Lisieux, Lons-le-Saunier, Marmande, Montauban, Mont-de-Marsan, Mulhouse, Périgueux, Pontivy, Quimper, Roanne, Saint-Étienne, Saint-Gaudens, Saint-Paul-lès-Dax, Saintes, Sedan, Tarbes, Tulle, Valence, Verdun-sur-Garonne, Vesoul, Vierzon, Villefranche-sur-Saône, Villeneuve-sur-Lot, Uzès. À ces villes s’ajoute la zone du Genevoix français.

(sources : Enquête annuelle du Crédit Foncier mars 2008)

Et à la moindre incertitude de la part de la cible, le document propose au vendeur « d’écouter l’objection avec beaucoup d’intérêt » et de « ne jamais répondre directement » et surtout de « transformer l’objection en question ». Et si l’interlocuteur prêt à signer un contrat n’avait pas compris, son « conseiller » pouvait en rajouter une couche, juste pour la route : « Vous avez compris qu’une opération comme celle-ci est sans risque et n’implique aucune dépense personnelle ». Bien voyons… À aucun moment donné, le vendeur d’IFB ne soulignera qu’un logement acheté dans le cadre d’un régime fiscal qui ne trouve pas de locataire aux conditions requises ne peut générer aucune réduction d’impôt. Mais dans le monde merveilleux d’IFB, ça n’existait pas…

0 Reco 27/01/2009 à 20:04 par copro60

Pour ceux qui pensent que les défiscalizators ne sont pas attaquables en justice:

http://forum.quechoisir.org/user/non-frames/list.asp?forumid=436&messageid=60600&threadid=60600&pn=1&ib=Y#60600

" re: question à E. Seznec sur les procédures jud... L'EXPERT
E_Seznec 08/10/2008
Bonjour,

Les premières décisions de justice annulant des ventes en Robien sont parvenues juqu''à nous. Elles émanent de la première chambre du tribunal de grande instance de Toulouse et ont été rendues fin août (le 28, pour être exact), au sujet d''une résidence appelé les Carrés Verts, sur la commune de Caussade. D''autres décisions, favorables ou non aux demandeurs, ont pu nous échappé.
Encore une fois, nous ne pouvons délivrer de conseil personnalisé sur ce forum. D''une manière générale, dans le cas du Robien, les conseils d''un avocat nous semble indispensable. Les dossiers sont complexes et les failles juridiques exploitables sont d''une grande diversité. Il faut un oeil exercé pour repérer la plus prometteuse dans le cadre d''une action en justice. Or, des milliers de particuliers sont potentiellement concernés. Nos services juridiques ne sont évidemment pas assez étoffés pour gérer un tel flux de dossiers, tous différents. Ce qui ne veut pas dire que nous restons les bras croisés...

Cordialement,

ES "

Message edité 27/01/2009 à 20:05
0 Reco 28/01/2009 à 10:59 par fpampa

pour info: le réseau IFB, qui n'est plus qu'une vaste coquille vide, vient d'etre racheté par la caisse d'épargne...

natixis, nexity, caisse d'epargne, ifb....

je n'en rajoute pas plus

vous m'aurez compris

0 Reco 28/01/2009 à 15:07 par copro60

a écrit : pour info: le réseau IFB, qui n'est plus qu'une vaste coquille vide, vient d'etre racheté par la caisse d'épargne...C'est vrai??? Où avez-vous eu l'info? Je parle du rachat par la caisse d'épargne...
Coquille vide, j'imagine bien que les rats ont quitté le navire!

Message edité 28/01/2009 à 15:07
0 Reco 28/01/2009 à 16:02 par fpampa

j'ai eu l'info par des membres de la caisse d'épargne partenaires de mes activités. source sure, mais je ne peux peut malheureusement joindre aucun document attestant de ma bonne foi...

la caisse d'épargne à acheté deux réseaux en 2008, à la mauvaise réputation et en déclin profond... (je n'ai plus le nom du deuxieme en tête)

ils n'en font aucune publicité et on comprend pourquoi. ils vont restructuré pour être présent lors du prochain cercle vertueux et certainement pourrir le marché, cf loi robien.

0 Reco 29/01/2009 à 10:48 par copro60

a écrit : ils n'en font aucune publicité et on comprend pourquoi. ils vont restructuré pour être présent lors du prochain cercle vertueux et certainement pourrir le marché, cf loi robien.Si c'est pour pourrir le marché, alors il ne se sont pas trompés de cible! :[

0 Reco 16/03/2016 à 13:32 par fabien35

Bonjour,

Je me permets de mettre un post car je constate que les commentaires sont assez vieux, je suis pas là pour faire les éloges d'IFB, mais plutôt pour recadrer un peu les choses étant moi même client IFB depuis 2015.
Comme annoncé effectivement les conseillers sont des indépendants... Donc il faudrait blâmer plutôt les indépendants...
Pour ma part, je suis en relation avec le responsable du Secteur de Rennes, c'est une personne jeune et intègre, il est très présent pour moi et surtout il a un excellent suivi. Et de plus tout se passe très bien pour moi. C'est une personne sérieuse et qui travail avec plusieurs sociétés afin de répondre au mieux à mes demandes.
Et d'ailleurs j'ai acheté un deuxième en LMNP cette fois ci et là encore ça se passe très bien, toujours avec ce conseiller.

Ce que je voudrais vous faire comprendre c'est que c'est pas tellement IFB qu'il faut blâmer (même si là on ne parle plus de Robien mais de Pinel) c'est les conseillers. Et moi je recommande mon conseiller sur Rennes qui fait un point tous les 3 mois avec moi.

Bonne continuation.

0 Reco 16/03/2016 à 14:09 par Danielmmo

fabien35a écrit : Bonjour,

Je me permets de mettre un post car je constate que les commentaires sont assez vieux, je suis pas là pour faire les éloges d'IFB, mais plutôt pour recadrer un peu les choses étant moi même client IFB depuis 2015.
Comme annoncé effectivement les conseillers sont des indépendants... Donc il faudrait blâmer plutôt les indépendants...
L'indépendance elle n'est que dans le nom. Vous croyez qu'un conseiller IFB ou autres est indépendant? A partir du moment qu'on est dans ce type de réseau (investissent, immobilier, courtier) il n'y a pas d'indépendance, on est là pour vous vendre des produits, et contrairement à un salarié, on est obligé de vendre un maximum, car nous sommes payés que sur nos ventes!

0 Reco 16/03/2016 à 14:43 par fabien35

Cher monsieur,

Ce que je crois sur ce sujet n'est pas vraiment le message que je souhaite faire passer, peut importe qu'il soit indépendant ou non. Ce que je dis c'est que mon conseiller IFB est à recommander, voila tout. Il a un très bon suivi sur ses clients malgré qu'il puisse proposer des produits IFB ou autres d'ailleurs.

A bientôt.


0 Reco 16/03/2016 à 15:34 par Danielmmo

fabien35a écrit : Cher monsieur,

Ce que je crois sur ce sujet n'est pas vraiment le message que je souhaite faire passer, peut importe qu'il soit indépendant ou non. Ce que je dis c'est que mon conseiller IFB est à recommander, voila tout. Il a un très bon suivi sur ses clients malgré qu'il puisse proposer des produits IFB ou autres d'ailleurs.

A bientôt.
Nous avons tous compris que vous vouliez faire de la pub pour IFB, en jouant sur le rôle de l'indépendant. Ce n'est pas IFB mais l'indépendant qui était mauvais, pour preuve vous citez votre expérience.

Il suffit de voir le turnover des indépendants. Un indépendant réseau est avant tout là pour vendre sinon il ne peut pas vivre de son métier, comme la franchise prend sa marge, ce pseudo indépendant devra vendre beaucoup plus que le véritable indépendant. Comme les journée font que 24h, c'est bien entendu au dépend du conseil.