Marseille
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DiversDiversmercredi 5 décembre 2018 à 09h01

Un immeuble marseillais va être privé d'assurance contre les effondrements


Le drame de la rue d'Aubagne le 5 novembre.
Le drame de la rue d'Aubagne le 5 novembre.
Le drame de la rue d'Aubagne le 5 novembre. (©Loic Aedo - AFP)

Le bâtiment est situé en face de ceux dont l'écroulement a fait huit morts le mois dernier. Groupama a décidé de retirer cette garantie et les autres assureurs réclament un montant de prime "multiplié par 6 ou 7".

(LaVieImmo.com) - Un immeuble marseillais situé en face de ceux dont l'écroulement a fait huit morts il y a un mois, va être privé d'assurance contre les risques d'effondrement. "À la suite des évènements survenus (...) rue d'Aubagne à Marseille", Groupama a décidé "du retrait de la garantie effondrement" de cet immeuble, situé au 66 de cette rue, et évacué comme les bâtiments voisins par précaution depuis le drame, peut-on lire sur le courrier envoyé par l'assureur au syndic.

Groupama explique que ce retrait de garantie se fera au prochain renouvellement de contrat, en février. Contacté par l'AFP, l'assureur n'a pas donné suite. "C'est une claque", raconte à l'AFP Virginie Vallier, l'une des propriétaires habitant l'immeuble. "Les assurances, elles servent à quoi ?", se demande cette Marseillaise, qui raconte se débattre dans les affres de l'administration depuis l'évacuation de son immeuble, qui ne souffrait pas de problème particulier selon elle, le 5 novembre.

Une garantie non obligatoire

Dans un courrier, le syndic lui a précisé que l'assureur avait le droit de retirer sa garantie contre l'effondrement car elle n'est pas obligatoire, et que les autres assureurs, contactés, réclamaient désormais un montant de prime "multiplié par 6 ou 7".

En tout, 199 immeubles ont été évacués à Marseille après le drame de la rue d'Aubagne il y a un mois, soit 1.561 personnes, certains dans des immeubles en état de "péril", d'autres uniquement par précaution car situés près des lieux du drame. Parmi elles, les propriétaires occupants, parfois modestes, se plaignent de ne pas être pris en charge de la même façon que les locataires et redoutent notamment de devoir rembourser les dizaines de nuitées d'hôtel avancées par la ville.

Mardi soir, la municipalité a annoncé que 70 habitants avaient obtenu l'autorisation de regagner leur logement, dans 18 de ces immeubles évacués.

(Avec AFP)

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