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Paris
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Prix immobilierPrix immobilierlundi 29 juillet 2019 à 15h52

Pratiquement plus aucun ouvrier ou employé n'arrive à acheter son logement à Paris


Les ouvriers et employés exclus de Paris
Les ouvriers et employés exclus de Paris
Les ouvriers et employés exclus de Paris (©Gerard Julien - AFP)

En 2018, les employés et ouvriers n'ont représenté que 5% des acheteurs dans la capitale. C'est trois fois moins qu'il y a 20 ans.

(BFM Immo) - Les ouvriers et employés vont-ils disparaître de Paris? Cette question n'est pas nouvelle mais la tendance se confirme année après année. Face à la hausse des prix des logements – en un an, les prix ont progressé de 6,5% pour atteindre 9.810 euros en mai 2019 - la part des catégories socioprofessionnelles les plus favorisées (les "CSP+") s'est beaucoup renforcée, constatent dans une étude publiée le 25 juillet les notaires du Grand Paris. Tout du moins du côté des acheteurs immobiliers. Ainsi en 2018, 86% des acquéreurs de logements anciens dans la capitale faisaient partie des CSP +, alors qu'ils n'étaient que 69% en 1998.

Le même mouvement s'opère en banlieue. La part des CSP + dans les transactions est passée, en petite couronne, de 57% en 1998 à 75% en 2018. En grande couronne, ce ratio est passé de 56% à 65% au cours de la même période. "Dans le détail au sein des CSP+, c’est la part des cadres qui a le plus évolué en Ile-de-France, passant de 27% en 1998 à 37% en 2018, alors que le poids des acquéreurs issus des professions intermédiaires est resté assez stable autour de 30%", précisent les notaires.

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Des couples de cadres de plus en plus nombreux

Cette augmentation s'est faite au détriment des employés et ouvriers. Ils représentaient 15% des transactions en 1998 contre 5% en 2018. Soit trois fois moins en 20 ans, alors que leur poids dans la population parisienne reste important (16,9% des Parisiens de 15 ans et plus en 2016 sont ouvriers ou employés selon l'Insee). Si le fossé est moins marqué en petite et grande couronne, l'évolution est la même. Ainsi, les ouvriers et employés représentaient 13% des transactions immobilières dans l'ancien en petite couronne en 1998, contre seulement 7% aujourd'hui. En grande couronne, le chiffre est passé de 33% à 27%.

Par ailleurs, la part des couples où les deux acquéreurs font partie des CSP + (des données disponibles seulement depuis 2014) est en augmentation, soulignent également les notaires. Elle passe de 49% en 2014 à 56% en 2018 dans l'ensemble de la région et de 67% en 2014 à 76% en 2018 à Paris. "Dans Paris, la part des couples acquéreurs dont l’un appartient à une CSP+ et l’autre est employé ou ouvrier a reculé, passant de 7% en 2014 à 5% en 2018. La part des couples dont l’un est CSP+ et l’autre n’occupe pas d’emploi est passé de 10% en 2014 à 5% en 2018", précise l'étude.

(N.B. : dans le tableau ci-dessous, à noter que la variation de la part d'acquéreur est exprimée en points de pourcentage et non en pourcent, comme indiqué par erreur par les notaires. Par exemple, en Ile-de-France, la part des acheteurs employés et ouvriers baisse de 8 points et donc de près de 30% en 20 ans)

Diane Lacaze - ©2020 BFM Immo

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  • 0 Reco 01/08/2019 à 11:01 par Craon

    Comment en être surpris ?
    Tous les sièges sociaux d'entreprise à vocation nationale ou internationale sont à Paris et ses banlieues ! Toutes les administrations centrales sont à Paris. Idem pour les médias et l'offre culturelle. Tous les réseaux de communication y convergent. Il y a donc des postes de cadre, voire des métiers qu'on ne peut exercer qu'à Paris. C'est le centralisme "à la française".
    La solution ? Changer de capitale.... La mettre à Châteauroux en 20 ans.
    Le Brésil, le Nigéria, la Birmanie l'ont fait !