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InsoliteInsolitemardi 10 décembre 2019 à 06h00

Pourquoi dit-on "avoir pignon sur rue"?


Avoir pignon sur rue
Avoir pignon sur rue
Avoir pignon sur rue (©Jensre - Pixabay)

Cette expression qui signifie "avoir une réputation bien assise" trouve ses origines dans un élément architectural.

A l'occasion des fêtes de fin d'année, BFM Immo vous explique chaque jour du 1er au 24 décembre le sens d'une expression liée au logement ou au monde de l'immobilier au sens large. Un peu à la manière d'un calendrier de l'Avent. Aujourd'hui, retour sur l'expression "avoir pignon sur rue".

"Avoir pignon sur rue" est une expression qui a quelque peu évolué au fil du temps. Aujourd'hui, elle signifie "avoir une réputation bien assise", selon le Larousse. Et nous l'entendons surtout concernant des commerces. À l'origine, elle signifiait avoir une maison à soi, des biens importants, ou alors avoir une situation confortable et connu.

Quoiqu'il en soit, le pignon est un terme architectural. Il désigne la partie supérieure, en général triangulaire, d'un mur de bâtiment, portant les versants du toit. Autrefois, toutes les maisons avaient pignon sur rue, mais les plus pauvres ne donnaient que sur de petites ruelles. Celles qui donnaient sur de larges rues étaient pour les gens aisés. De plus, les gens riches décoraient ce pignon.

L'expression désignait donc les gens riches puis les riches commerçants. Aujourd'hui, elle a perdu sa notion de "richesse" pour désigner un commerçant qui jouit d'une notoriété et donc donne une impression d'honnêteté.

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Diane Lacaze

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  • 0 Reco 10/12/2019 à 10:25 par Mossman

    A priori, il ne saurait y avoir d’équivoque puisque le pignon constitue la partie supérieure d’un mur qui supporte le faîtage du toit et se termine en épousant la forme des combles. Je ne vous fais pas un dessin mais si vous ôtez la partie rectangulaire du mur en question et n’en conservez que la partie supérieure, généralement triangulaire, vous obtenez le pignon dudit mur.
    Donc, on ne devrait pas dire « le pignon d’une maison » mais « le mur à pignon ». Un mur généralement latéral aujourd’hui mais sachez qu’il n’en a pas toujours été ainsi car, dans l’architecture gréco-romaine, romane ou gothique, ce mur à pignon était souvent en façade et se voyait doté de la porte d’entrée principale. De la même façon, selon la forme du toit, ledit pignon ne se montrait pas forcément triangulaire mais aussi pentagonal, mansardé, trapézoïdal ou en forme d’escalier (à redents ou à redans, c’est selon).

    De façon traditionnelle, en France, un bâtiment comporte deux murs à pignon et deux murs de façade, qu’on dit « gouttereaux » car ils portent gouttières ou chéneaux. L’une de ces façades donnait donc sur la voie (je n’ose dire « la rue ») tandis que les murs à pignon étaient mitoyens. Bizarrement, dès le milieu du XIIIe siècle, on prit la fâcheuse habitude de présenter sur rue l’un des murs à pignon. Ce qui finit par poser problème lors d’incendies généralisés comme cela survint à Londres en 1666, car contrairement aux murs gouttereaux, ces pignons étaient construits en bois, et propageaient le feu très rapidement, car accolés les uns aux autres tout au long de la rue.
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